Bouchehr: l'Iran protège son programme atomique avec des missiles russes

Publié le par Adriana Evangelizt

Comme nous l'avons déjà dit, Poutine fournit l'armement défensif aux pays du Moyen-Orient pour qu'ils puissent riposter en cas d'attaque. Ce n'est pas du matériel offensif qui est livré à l'Iran ou à la Syrie mais défensif. Et en même temps, c'est un signal fort envoyé à Washington comme vous le lirez en bas de l'article. "Nous avons cessé de tenir compte de Washington...", c'est un grand stratège Poutine... ceci dit, la livraison des fameux missiles n'a pas encore été effectuée. Il y a eu un démenti des Russes...

Il est aussi à remarquer que tous ces communiqués qui paraissent sont autant d'avertissement pour les concernés. On penser qu'il y a un peu de manipulation mais on peut aussi penser que tout n'est pas dit. A savoir que livrent vraiment les Russes aux Iraniens...

Bouchehr: l'Iran protège son programme atomique

avec des missiles russes

 (Vremia novosteï)

MOSCOU, 27 décembre - RIA Novosti. Le désir de la Russie d'être un centre indépendant d'influence mondiale semble éclipser les inconvénients liés à la coopération avec des régimes politiques imprévisibles: comme on l'a appris mercredi, la Russie est en principe prête à fournir à l'Iran des systèmes de missiles de DCA S-300, lit-on jeudi dans le quotidien Vremia novosteï.

Avec 29 systèmes de missiles de DCA à courte portée déjà fournis, les Tor-M1 protégeront la centrale nucléaire en voie de construction à Bouchehr. D'après les renseignements dont dispose le journal, un accord à ce sujet a déjà été paraphé, cependant la décision politique définitive n'a pas encore été prise.

La probabilité de livraisons de systèmes de missiles capables de détruire toutes les cibles aériennes modernes à l'Iran sera probablement un nouvel atout pour Moscou dans sa lutte contre le déploiement de la troisième zone de positionnement du système américain de défense antimissile (ABM) en Pologne et en République tchèque et, par la même occasion, un argument supplémentaire pour persuader l'administration américaine de ne pas déclencher de guerre contre ce pays.

Le missile Tor-M1 (d'une portée de 12 à 14 km) est aussi efficace contre les avions et les missiles de croisière que contre les drones. Mais c'est une arme de close combat, soit le dernier bastion de défense capable de détruire les cibles qui ont franchi la batterie des missiles S-300. L'achat de ce système de missiles permettrait à Téhéran de créer un système de DCA échelonné moderne destiné à protéger vigoureusement n'importe quel ouvrage d'importance stratégique.

Les marchands d'armes russes reconnaîssent qu'une lutte pour l'Iran menée ouvertement ou secrètement sur le marché des armements. "Nous avons affaire à une concurrence serrée. Nous ne voulons pas quitter ce marché car il sera très difficile d'y revenir ensuite", a récemment reconnu Mikhaïl Dmitriev, directeur du Service fédéral pour la coopération technico-militaire.

Selon un haut représentant du complexe militaro-industriel russe, l'accord portant sur la livraison de 30 à 40 systèmes de missiles S-300 a été paraphé par le Service fédéral pour la coopération technico-militaire d'une part, et par le ministère iranien de la Défense de l'autre.

L'information préalable sur cet accord a probablement été "lancée" spécialement pour sonder la réaction des parties intéressées. En cas d'aggravation de la situation ou de menace de sanctions, tout se bornera à l'accord paraphé.

Selon Rouslan Poukhov, directeur du Centre d'analyse des stratégies et des technologies, l'accord sur les livraisons de missiles S-300 à l'Iran signifie pour la Russie que le célèbre "aide-mémoire Gore-Tchernomyrdine" a été jeté à la poubelle. Ce document avait été signé en 1966, lorsque Boris Eltsine, qui briguait le deuxième mandat présidentiel et avait alors besoin du soutien des Etats-Unis, avait promis de ne livrer aucune arme à Téhéran. L'accord actuel signifie que nous avons cessé de tenir compte de Washington, estime Rouslan Poukhov.

Sources Ria Novosti

Posté par Adriana Evangelizt

 

Publié dans IRAN ISRAEL

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