Ebranlée, Hillary se rabat sur le 4 février

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

Ebranlée, Hillary se rabat sur le 5 février

par Richard Hétu

Avant même de ravaler un sanglot devant les caméras, Hillary Clinton avait quasiment concédé la victoire à Barack Obama au New Hampshire, dont les primaires ont lieu aujourd'hui.

«J'ai toujours dit que je mènerais une campagne nationale. Nous allons donc poursuivre la lutte jusqu'au 5 février», a déclaré la sénatrice de New York à une intervieweuse de la National Public Radio qui lui demandait si elle pouvait se permettre de perdre au New Hampshire.

Le 5 février, une vingtaine d'États tiendront des primaires et des caucus, dont la Californie, New York et l'Illinois. De toute évidence, Hillary Clinton espère que les démocrates de ces États viendront à sa rescousse.

En attendant, la sénatrice de New York vit une expérience éprouvante. Il y a peu, les sondages la donnaient gagnante au New Hampshire et dans le reste des États-Unis. Après sa défaite en Iowa, tout est remis en question, y compris son rêve de devenir la première femme présidente aux États-Unis.

Et pour une rare fois hier, elle a laissé paraître ses émotions, après qu'une femme lui eut demandé comment elle tenait le coup.

«Ce n'est pas facile, ce n'est pas facile, et je ne pourrais pas le faire si je ne croyais pas passionnément à ce je fais», a-t-elle dit la voix nouée par l'émotion. «Ce pays m'a donné tant de chances que je ne veux pas que nous revenions en arrière», a-t-elle ajouté en ravalant un sanglot.



Ce moment, calculé ou spontané (les avis étaient partagés sur les blogues et dans les autres médias), aura dominé la dernière journée de Hillary Clinton avant les primaires du New Hampshire.

Si Hillary Clinton avait versé une larme, elle n'aurait pas été le premier candidat présidentiel à le faire au New Hampshire. Lors des primaires de 1972, selon plusieurs journalistes, le candidat démocrate Ed Muskie avait pleuré de rage en dénonçant le Union Dealer, le journal conservateur de Manchester qui le malmenait.

Il neigeait abondamment ce jour-là. Or comme le sénateur du Maine avait prononcé son discours à l'extérieur, des journalistes avaient peut-être pris des flocons de neige fondante pour des larmes sur les joues du politicien.

Vraies ou fausses, ces larmes avaient sonné le glas de la campagne d'Ed Muskie.

Sources Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

 

Publié dans Elections

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