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Jeudi 26 juin 2008

La base de l'OTAN en Sicile... là aussi c'est normal. Ils sont en train de préparer une guerre mondiale et essaiment des bases partout. Comme ça, pour se défendre ce sera très difficile. En Sicile, autant dire chez nous, en France.


Base de Sigonella (Sicile) : l'Otan double la mise


par Manlio Dinucci


Le ministre de la Défense Ignazio La Russa a demandé  au secrétaire de La Défense Robert Gates (Usa) le soutien étasunien pour la candidature de Sigonella comme base du nouveau système Otan de surveillance Ags (Alliance Ground Surveillance), qui devrait devenir opératif sous peu. [i] « La candidature de l’Italie représente un fait très grave » a dénoncé  Silvana Pisa, membre de la Commission défense au Sénat pendant le gouvernement Prodi, oubliant ainsi que la base de Sigonella  avait été mise à disposition par ce même gouvernement. L’accord  pour la création de ce système a été signé par le gouvernement Berlusconi en novembre 2002, en même temps que Usa,  France, Allemagne, Hollande et Espagne. On a ainsi constitué « un consortium transatlantique » d’industries militaires, comprenant Notrhrop Grumman, General Dynamics, Eads, Thalès et Galileo  Avionica : ce consortium  a reçu en 2005 un premier contrat d’un montant de 23 millions d’euros. Petit acompte seulement : l’OTAN  elle même le définit comme « un des programmes d’acquisition les plus coûteux qui ait été entrepris par l’Alliance », qui totalise une dépense d’au moins 4 milliards d’euros. Des engagements ultérieurs  ont ensuite été pris au nom de l’Italie par le gouvernement Prodi, pendant la réunion  des directeurs des armements des pays de l’Otan, en octobre 2006.

 

Qu’est-ce que l’Ags ? Selon les agences de presse ce serait « un système intégré pour la surveillance du territoire des 26 états membres de l’OTAN ». Banale coquille de traduction mais tout à fait erronée. Le système servira à surveiller non pas le territoire des pays de l’OTAN mais, comme l'explique un communiqué officiel, le « terrain », en fournissant aux « planificateurs militaires » d’importantes informations « avant et pendant les opérations Otan » dans d’autres pays.  Il s’agit donc d’un système finalisé non pas pour la défense  du territoire de l’Alliance, mais pour la potentialisation de sa capacité offensive « hors zone » (des pays de l’OTAN, NdT). Il sera un « instrument clé pour  rendre plus incisive la Force de riposte de l’Otan (Nrf) ». La Nrf, constituée en 2003 (pendant le gouvernement Berlusconi)  est devenue opérative en juin 2006 (pendant le gouvernement Prodi), est en mesure d’être projetée en 5 jours « pour n’importe quelle mission dans n’importe quelle partie du monde ».  L’Italie y participe avec le Commandement de Solbiate Olona (province de Varese), « toujours disponible pour des interventions internationales dans des zones  de crise », avec plusieurs unités terrestres, navales et aériennes. Le système Ags premettra à la force de riposte de l’OTAN d’avoir un cadre détaillé du déploiement des troupes ennemies, de manière à pouvoir atteindre, et aussi « individualiser et viser des véhicules  en mouvement ». Cela sera rendu possible  par divers types de plates-formes aériennes et stations de contrôle terrestres. Les premières  seront constituées en avion-radars (Airbus A 321 modifiés) et avions sans pilotes Block 40 Global Hawks de l’entreprise étasunienne Northrop Grumann (en France par contre, ce sont deux  groupes israéliens qui sont en concurrence pour le système de drones  annoncé dans le Livre Blanc, par le président Sarkozy, le lundi 16 juin 2008, NdT) : ces drones, conduits à distance, sont en mesure de voler pendant 35 heures à plus de 18 milles mètres d’altitude, en transmettant au poste de commandement les données relevées par leurs appareils de détection. Les stations terrestres seront fixes ou mobiles, de façon à pouvoir être transférées sur de lointains champs de bataille.

 

En demandant à Gates que le système Ags soit installé à Sigonella (Sicile) le ministre La Russa a dit que cette base est la plus adéquate « en efficience comme pour tout autre point de vue ». Pas de doute : confirmé par le fait que le Pentagone, une fois la guerre froide finie, l’a ultérieurement potentialisée. Comme le souligne le haut commandement, l’importance d’une telle base, « stratégiquement située au milieu de la Méditerranée », a augmenté en même temps que « les changements politiques dans la région méditerranéenne et moyen-orientale ». C'est dans ce cadre, qu'a été installé à Sigonella en 2005 le Fleet and Industrial Supply Center (Fisc), le centre logistique des forces navales du Commandement européen des Etats-Unis, dont la mission  est de « promouvoir les intérêts étasuniens en Europe, Afrique et Moyen-Orient » (au moins c’est clair, NdT). C’est là aussi qu’est installé  le système de transmission Gbs, l’un des plus importants des forces armées étasuniennes, à quoi viendra s’ajouter le Muos, le nouveau système global de communications des forces armées de la marine étasunienne. Et en 2007, l’aéronautique Usa a annoncé  qu’elle entend déployer  à Sigonella au moins 5 Global Hawks (drones). A quoi s’ajouteront les « faucons globaux » du système Ags, qui permettront à l’OTAN de projeter ses propres forces armées « pour n’importe quelle mission dans n’importe quelle partie du monde ».

 

Edition de mercredi 18 juin de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-Archivio/18-Giugno-2008/art31.html


Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



[i] http://www.csotan.org/textes/texte.php?art_id=340&type=articles

 

 Articles de Manlio Dinucci publiés par Mondialisation.ca

SourcesGlobal Research

Posté par Adriana Evangelizt
par JC publié dans : LA BASE US EN SARDAIGNE
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Mercredi 17 janvier 2007

Le pauvre Romano Prodi se repentira dans quelques temps d'avoir cédé aux pressions atlantistes. Imaginez un peu qu'il y a 7 bases américaines en Italie ? Pourquoi faire ? Ils sont en train de tisser leurs toiles sur toute l'Europe... et ce n'est pas pour des prunes. Ils seront plus proche ainsi pour envoyer leurs bombes sur les futurs récalcitrants européens... les politiques n'y voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Italie: feu vert de Prodi à l'élargissement controversé

d'une base américaine

Malgré l'opposition d'une partie de son camp, le chef du gouvernement Romano Prodi a dit oui à l'élargissement d'une base américaine sur le sol italien, soucieux de ne pas envenimer des relations avec Washington plus tendues qu'à l'époque de Silvio Berlusconi.

Alors que la décision sur l'élargissement de la base militaire de Vicenza (nord) était attendue vendredi, Romano Prodi a annoncé sa décision plus tôt que prévu, mardi soir à Bucarest où il se trouvait en visite, afin de couper court à une polémique grandissante en Italie.

"Retarder encore l'annonce de la décision risquait de tendre les rapports avec l'administration Bush", soulignait mercredi le quotidien Repubblica.

Le gouvernement "ne s'oppose pas à la décision prise par le gouvernement précédent (de Silvio Berlusconi, ndlr) et la municipalité de Vicenza pour que la base soit élargie", s'est borné à déclaré Romano Prodi, déclenchant la fureur de ses alliés radicaux au sein de l'Union de la gauche et l'occupation de la gare de Vicenza mardi soir par un millier de manifestants.

Les communistes comme les Verts ont fait campagne contre l'élargissement de la base US, l'une des sept américaines que compte l'Italie. Elle accueille actuellement 2.750 soldats de la 173e Brigade aéroportée, déployée entre Vicenza et l'Allemagne.

Son agrandissement, un projet de 500 millions de dollars, permettrait d'y stationner les quelques 1.800 militaires basés en Allemagne.

Alors que le quotidien communiste "Il manifesto" dénonçait "un acte humiliant de lâcheté" de la part de Prodi, les communistes font planer la menace de s'opposer au refinancement de la mission militaire italienne en Afghanistan qui doit être votée à la fin du mois.

"J'avais espéré que l'on arriverait à discuter de l'Afghanistan dans un climat plus serein mais maintenant tout est plus compliqué", a averti le secrétaire général du Parti des communistes italiens (PDCI) Oliviero Diliberto.

S'il a irrité ses alliés minoritaires au sein de la coalition au pouvoir, Prodi a surtout fait "un geste d'apaisement" à l'égard de Washington, a déclaré à l'AFP le président de l'Institut des affaires internationales (IAI), Stefano Silvestri.

"Les relations entre l'Italie et les Etats-Unis, qui sont constructives depuis plus de 60 ans, ont fait un pas en avant", s'est félicité mardi soir l'ambassadeur américain à Rome, Ronald P. Spogli.

Outre que les Américains auraient mal pris une volte-face des Italiens - ils ont déjà dépensé 10 millions de dollars en études de faisabilité - l'accord de Prodi met du baume sur des relations nettement moins idylliques qu'à l'époque du gouvernement Berlusconi (2001-2006).

Outre les divergences sur l'Irak, d'où l'Italie a retiré ses troupes début décembre, le gouvernement Prodi a été parmi les premiers à dénoncer les raids américains en Somalie et les exécutions de Saddam Hussein et de deux de ses proches. Cela lui a valu d'être taxé d'"anti-américain" par le chef de l'opposition, Silvio Berlusconi.

L'attente d'une invitation à se rendre à Washington, toujours pas parvenue huit mois après l'arrivée au pouvoir de Prodi, et un contrat de plusieurs milliards de dollars pour des avions cargo destinés à l'armée américaine pour lequel est en course l'Italien Finmeccanica associé à l'Américain Lockheed, ne seraient pas non plus étrangers à la décision de Rome, selon la presse.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana Evangelizt publié dans : LA BASE US EN SARDAIGNE
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Dimanche 17 septembre 2006

Non contents d'être encore en Sardaigne alors que cette base devait être démantelée, ils pourrissent aussi notre eau de mer en y déversant leurs déchets radioactifs. Cette base de l'OTAN n'est pas là non plus par hasard... l'Europe est complètement cernée...

"La US-Navy a déversé de l'eau radioactive

dans le Parc marin international des Bouches de Bonifacio".

Un sous-officier de la Marine militaire italienne témoigne

 

Par Enrico Porsia

En novembre 2005, nous avions rencontré un officier de la US-Navy qui était en poste à la base nucléaire américaine de La Maddalena en Sardaigne (voir notre édition du 15.11.2005). Au cours de notre long entretien, le militaire nous avait annoncé, bien avant que cela devienne officiel, le retrait des sous-marins d'attaque de l'Oncle Sam de l'archipel sarde. Un retrait que devrait être effectif courant 2007 (voir nos éditions du 25.11.2005 et du 29.05.2006).

L'officier de la Navy nous avait aussi confié une information bien alarmante. Il nous avait en effet affirmé que les militaires US effectuaient la vidange de l'eau radioactive contenue dans les réacteurs des sous-marins. Cette opération très dangereuse, soumise à des protocoles très stricts, s'accomplissait avec une nonchalance surréaliste, par la US-Navy au beau milieu du Parc international des Bouches de Bonifacio. A la suite de la publication de nos informations, le député italien (aujourd'hui sénateur) Mauro Bulgarelli interrogeait publiquement le ministre de la Défense italien: "Quelles dispositions sont prises pendant cette opération très délicate?"

L'officier de la US-Navy, qui avait accepté de nous parler sous couvert de l'anonymat, nous avait également affirmé que l'eau radioactive était stockée sur le bateau d'appui, le Emory Land, en attendant que des bâtiments militaires US, équipés pour ce type de transport, se chargent ensuite de ramener l'eau irradiée aux Etats-Unis.

Aujourd'hui, un sous-officier de la Marine militaire italienne, qui a été en poste pendant deux ans sur l'archipel sarde dément catégoriquement ces propos.

"C'est de la foutaise", nous dit-il, "les Américains n'ont jamais ramené l'eau radioactive de leurs réacteurs chez eux. Ils l'ont toujours déversée directement en mer: au milieu du Parc marin international!"

"J'ai servi à La Maddalena pendant deux ans" - nous raconte le militaire italien, qui tout comme son collègue US, a accepté de nous parler sous couvert de l'anonymat - "J'ai été en poste sur la base italienne de Santo Stefano, qui est dans le périmètre immédiat du quai où se trouvent les sous-marins US et le navire d'appui logistique Emory Land. Certains matins, très tôt, le Emory Land, en compagnie d'un sous-marin nucléaire, quittait l'île. Ils ne se déplaçaient pas très loin. Le soir, ils étaient de retour. Tout le monde était au courant. Les Américains allaient vidanger l'eau du réacteur... mais, contrairement à ce que vous a affirmé l'officier de la Navy, l'eau radioactive n'était ni stockée quelque part, ni ramenée aux Etats-Unis. En deux ans de service dans l'archipel, je n'ai d'ailleurs jamais ni vu, ni entendu parler d'un navire qui serait arrivé expressément, avec pour mission de rapatrier l'eau radioactive des réacteurs aux Etats-Unis. La vérité est beaucoup plus simple: l'eau radioactive était tout bonnement déversée en mer".

Pendant notre entretien, le sous-officier italien était en compagnie d'un collègue. Un sous-officier, comme lui, qui acquiesçait silencieux, à chaque affirmation.

"En tant que militaire, je devrais me taire. Mais mon uniforme ne peut pas m'empêcher de faire abstraction du fait que je suis aussi un citoyen. Et, le citoyen vous dit que c'est dégueulasse de balancer de l'eau radioactive en pleine Méditerranée. Et de plus, dans les eaux territoriales d'un pays ami, alors que la US-Navy était notre hôte. C'est une honte. C'est d'autant plus honteux que tout le monde à l'intérieur de la Marine italienne était au courant de telles pratiques. Le déversement de l'eau radioactive des sous-marins US dans le Parc marin international était un secret de Polichinelle! Et pourtant, tout le monde s'est toujours tu. C'est honteux".

En décembre 2003, le député italien Mauro Bulgarelli nous affirmait, sans détours:

"Savez-vous ce que nous a répondu, le commandement du corps militaire italien, quand on s'est inquiété de la façon dont sont stockées les armes atomiques de la US-Navy à La Maddalena? Et quand on s'est inquiété des procédures relatives à l'écoulement des déchets radioactifs? Ils nous ont rétorqué: 'No comment'. C'est une insulte à notre souveraineté nationale!"

En janvier 2004, le laboratoire indépendant français de la CRIIRAD, avait décelé un taux anormalement élevé de thorium 234 dans des algues prélevées à proximité de la base US de la Maddalena (voir notre édition du 14.01.2004). D'où provenait donc ce dérivé de l'uranium 238? A ce jour, la question demeure sans réponse.

Sources : Amnistia net

Posté par Adriana Evangelizt

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Jeudi 9 février 2006

Alors comme par hasard, l'affaire des caricatures plane sur la réunion de l'Otan en Sicile où Rumsfeld est venu tater le terrain. Car s'il s'est déplacé, ce n'est certainement pas pour rien. Les bases de l'Otan leur servent de dépot nucléaire, ne l'oublions pas. La base de la Magdalena suscite d'ailleurs d'énormes controverses   dans le sens où 1 million de mètres cubes de rocher ont été creusé par les américains mais le plus grand mystère réside sur le pourquoi de la chose. N'oublions pas que cette base est située à 12 km de la Corse et que lorsqu'ils vont attaquer, la France ne sera pas très loin. Ca c'est une réalité qui n'a pas du échapper à nos gouvernants. Donc que Rumsfeld soit venu en Sardaigne n'est pas un bon signe. Ils sont en train de nous préparer quelque chose de pas piqué des vers, c'est certain.

L'affaire des caricatures n'est qu'une provocation pour mettre le monde musulman en colère avec quelques agitateurs téléguidés dans ce sens et la suite n'est pas difficile à comprendre, déjà Bush commence à seriner que les fauteurs de troubles sont en Syrie et en Iran. On a tout compris.

L'affaire des caricatures plane sur la réunion de l'Otan en Sicile

Les ministres de la Défense de l'Otan entamaient jeudi à Taormina, en Sicile (Italie), une réunion consacrée notamment aux opérations militaires de l'Alliance en Afghanistan, dans le contexte troublé par la colère dans le monde musulman.

Alors que les violences ne cessent de s'aggraver pour protester contre la publication dans la presse européenne de caricatures du prophète Mahomet, les ministres de la puissante alliance militaire occidentale devaient tenter de voir comment contribuer à la désescalade, ont indiqué des responsables.

"Nous devons aussi parler de cela. Nous devons discuter ensemble de la manière dont nous pouvons contribuer à la désescalade", a affirmé jeudi le ministre allemand de la Défense, Franz Josef Jung, à la radio-télévision allemande WDR 2. L'Otan a été directement impliquée, des troupes norvégiennes opérant dans le cadre de sa mission en Afghanistan ayant elles-mêmes été visées mardi par des manifestants à Maïmana (nord).

Par ailleurs, un important chef taliban, le mollah Dadullah, a offert une récompense de cinq kg d'or à quiconque tuerait un soldat danois, norvégien ou allemand, selon l'agence privée Afghan Islamic Press (AIP).

Arrivé jeudi matin à Taormina, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld n'a pas souhaité s'étendre sur les ramifications possibles de cette crise pour l'Otan. Interrogé par des journalistes à bord de l'avion l'amenant en Italie, M. Rumsfeld s'est contenté de répondre : "je ne sais pas".

Mais la crise, qui a pris une ampleur mondiale, a éclaté au moment où l'Otan prévoit d'étendre sa Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) dans les provinces du sud de l'Afghanistan l'été prochain et sur fond d'une sérieuse dégradation des conditions de sécurité dans ce pays.

Un complément de 6.000 soldats (sur environ 9.000) doit être déployé dans ces provinces, où les attaques-suicide se sont multipliées depuis fin 2005. Les violentes manifestations contre les caricatures interviennent aussi alors que l'Otan cherche à renforcer ses liens avec le monde arabo-musulman et à améliorer son image dans ces pays. La rencontre informelle de deux jours à Taormina, ville côtière de la Sicile située au pied du Mont Etna, devait démarrer à 15H00 GMT par une première discussion sur les opérations de l'Alliance, a indiqué le porte-parole de l'organisation James Appathurai.

Vendredi, les ministres doivent retrouver leur homologue russe Sergueï Ivanov, ainsi que pour la première fois les ministres ou représentants des sept pays participant au "Dialogue méditerranéen" de l'Otan (Maroc, Algérie, Jordanie, Tunisie, Mauritanie, Egypte et Israël). "Je suis convaincu que l'Otan doit évoluer dans une organisation de sécurité qui est ouverte au plus grand nombre possible de pays qui partagent les mêmes valeurs de démocratie et de liberté", a déclaré le ministre italien de la Défense, Antonio Martino, dans un texte diffusé aux journalistes.

Vendredi matin, les ministres devaient aussi discuter des efforts de modernisation de l'Otan et la mise sur pied de sa nouvelle Force de réaction rapide (NRF), en vue du sommet des dirigeants de l'Alliance à Riga en novembre. Les 26 pays de l'Otan ont engagé un vaste débat sur le rôle futur de l'alliance militaire occidentale, créée au début de la Guerre froide pour contrer l'Union soviétique, face au terrorisme et aux nouvelles menaces de sécurité, et les limites de son rayon d'action.

Pour les Etats-Unis, l'Alliance doit avoir des responsabilités élargies à l'échelle planétaire. Des ambitions qui suscitent les réserves de la France en particulier, prompte à défendre "la vocation militaire de l'Alliance".

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Vendredi 28 octobre 2005

Une base atomique US contre l'Europe: les mystères de La Maddalena

 

Par Enrico Porsia

 

La CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) prend très au sérieux l'accident du sous-marin à propulsion nucléaire USS Hartford, survenu le 25 octobre dernier dans les Bouches de Bonifacio, entre la Sardaigne et la Corse. Le laboratoire indépendant vient ainsi de demander de nouveaux prélèvements. " Nous disposons des premiers éléments sur les prélèvements effectués les 17 et 18 novembre, mais nous souhaitons effectuer des analyses complémentaires afin de pouvoir établir une interprétation précise ", nous déclare, mercredi 10 décembre, Corinne Castanier, la directrice de la CRIIRAD

Le député italien, Mauro Bulgarelli (Verts) qui a effectué le 24 novembre dernier une inspection sur la base US de La Maddalena ne nous cache pas son sentiment: "Nous nous trouvons devant un fait incontestable, car si la marine américaine a démis de ses fonctions le commandant de la base ainsi que huit membres de l'équipage du sous-marin, dont deux officiers, cela signifie qu'on a frôlé une catastrophe de dimensions inimaginables ".

"Nous attendons avec impatience la publication des résultats de la part de la CRIIRAD, car ici, à Bonifacio, l'inquiétude demeure", affirme de son côté Geneviève Méjean, de l'association de défense de l'environnement bonifacienne ABCDE. Elle poursuit en posant des questions qui en disent long sur la circonspection avec laquelle les militants associatifs ont accueilli les communiqués officiels: "Comment pouvons-nous faire confiance à des analyses effectuées par l'Institut de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN), alors que cet institut officiel est placé sous la tutelle conjointe des ministres chargés de la Défense, de l'Environnement, de l'Industrie, de la Recherche et de la Santé ?"

A La Maddalena, les habitants doutent. "J'ai rencontré des personnes qui m'ont juré que dans la nuit, tout de suite après avoir entendu un fort bruit, 5 hommes se sont précipités à la base. Qui étaient-ils et que cherchaient-ils?" s'interroge Giorgio Pisano, journaliste au quotidien L'Unione Sarda. Et, encore, que s'est-il produit le 19 novembre ? Il était environ 20h15, quand les habitants de La Maddalena ont soudainement entendu deux déflagrations. Ensuite, ils ont vu s'éteindre toutes les lumières de l'îlot de Santo Stefano, là où est située la base US. Après, ils ont entendu le bruit de moteurs de vedettes rapides et ils ont vu des lumières de projecteurs s'agiter tout autour de la petite île qui était plongée dans le noir. "Rien d'alarmant", expliquent les militaires américains. "Je ne peux pas croire un seul instant à la version qui nous a été fournie", nous dit Salvatore Sanna, fonctionnaire du ministère de la Justice italien qui a siégé comme expert vingt ans durant à la commission paritaire de sites militaires en Sardaigne.

"Selon les informations que j'ai pu recueillir et selon mon expérience dans ce domaine, je suis sûr que le 19 novembre il y a eu une tentative d'infiltration dans le périmètre marin de la base américaine. D'où l'alarme qui a été immédiatement déclenchée". Une tentative d'infiltration? Mais par qui?

"On parle beaucoup d'hommes-grenouilles des services secrets français. Ça ne serait d'ailleurs pas étonnant si, après le mystérieux accident du sous-marin Hartford, la France essayait de voir d'un peu plus près ce qui se passe à quelques kilomètres de ses côtes", nous déclare un élu municipal de La Maddalena (...)

Suite AMNISTIA NET

Le 19 novembre, la CRIIRAD avait écrit à l'ambassadeur américain à Paris, en posant des questions précises sur les circonstances exactes de l'accident du sous-marin Hartford. Pour toute réponse, le laboratoire indépendant reçut un courrier de 10 lignes et signé, non pas par l'ambassadeur, mais par le colonel Ralph R. Steinke, l'attaché de défense et militaire à l'ambassade US à Paris. Il y est écrit: "Monsieur Leach (l'ambassadeur) nous a chargé de vous faire parvenir le communiqué de presse officiel, transmis par le commandement de la Sixième Flotte US"... Un communiqué de presse, qui avait été déjà rendu public le 18 novembre, et qui explique, que l'incident n'aurait entraîné aucun dommage significatif ni au sous-marin ni à l'environnement.

 

 

par Adriana Evangelizt publié dans : LA BASE US EN SARDAIGNE
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