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Affaire Litvinenko

Alexandre Litvinenko a travaillé

 pour les services secrets britanniques

 (Daily Mail)

MOSCOU, 27 octobre - RIA Novosti. Alexandre Litvinenko, ancien employé du FSB (Service fédéral de sécurité), décédé à Londres a travaillé pour les services secrets britanniques, écrit samedi le Daily Mail.

Comme l'a appris le journal auprès de sources dignes de foi proches du renseignement et des milieux diplomatiques, Alexandre Litvinenko était agent du MI16 (services secrets britanniques) qui lui versaient un honoraire de deux mille livres par mois. Selon les données du journal, Alexandre Litvinenko a été recruté par Sir John Scarlett, chef actuel du MI6, ancien agent secret britannique à Moscou.

Le fait qu'Alexandre Litvinenko ait travaillé pour les services secrets britanniques peut être un facteur clef dans l'enquête sur son assassinat, indique le journal.

Le Daily Mail rappelle qu'Andreï Lougovoï, principal suspect dans l'affaire de meurtre d'Alexandre Litvinenko, a déclaré que Litvinenko avait tenté de le recruter pour qu'il travaille aussi pour les services secrets britanniques.

L'ancien employé du FSB Alexandre Litvinenko s'était enfui en Grande-Bretagne en 2000 et est décédé à Londres le 23 novembre 2006. Les experts de l'Agence britannique de protection de la santé affirment qu'ils ont décelé des traces de polonium-210, substance radioactive, dans son corps.

La conclusion officielle sur les causes de la mort d'Alexandre Litvinenko n'a toujours pas été publiée. Le parquet royal a accusé l'entrepreneur Andreï Lougovoï d'implication dans la mort d'Alexandre Litvinenko et exigé son extradition qui lui a été refusée, car la Constitution russe n'admet pas l'extradition de citoyens russes. Andreï Lougovoï rejette catégoriquement ces accusations.



Sources
Ria Novosti

Posté par Adriana Evangelizt

Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 11:52

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Quand les Britanniques se nuisent à eux-mêmes

Par Vladimir Simonov

RIA Novosti

 

 



Lorsque David Miliband, le nouveau ministre britannique des Affaires étrangères, a annoncé l'expulsion de quatre diplomates russes et la suspension des négociations sur l'allégement du régime des visas avec la Russie, l'audience de la Chambre des communes réfléchissait déjà à la réponse de Moscou.

Cette réponse est simple comme bonjour. Les sanctions traduisant l'indignation des Britanniques face au refus de la Russie d'extrader Andreï Lougovoï, premier suspect dans l'affaire du meurtre à Londres de l'ex-officier des services secrets russes Alexandre Litvinenko, sont
condamnées à une réponse symétrique et adéquate. En cherchant à punir les Russes, les Britanniques se punissent donc eux-mêmes.

Et ils risquent peut-être même de se causer
un préjudice nettement plus grand qu'il ne paraît au premier abord. Le danger réside dans le fait qu'il est toujours difficile d'éviter les conséquences négatives pour les échanges économiques, commerciaux et humanitaires entre deux pays que pourrait causer une sanction politique tirée par les cheveux.

Il est peu probable, par exemple, que David Miliband ait convaincu du bien-fondé de sa démarche
les dirigeants de Kingfisher, le numéro un britannique des matériaux de construction, qui envisage de doubler en un an, jusqu'à 400, le nombre de ses magasins en Russie. Le gel du régime des visas n'a pas non plus de quoi réjouir la toujours croissante communauté russe de Londres qui achète activement des biens immobiliers et investit généreusement dans l'économie britannique. Au cours des cinq dernières années, le chiffre d'affaires des échanges entre les deux pays a triplé, et rien qu'en 2006 la Grande-Bretagne a totalisé pour 6 milliards de dollars d'investissements russes.

Bref, l'impressionnant ensemble des liens mutuellement avantageux et la proximité culturelle entre la Russie et la Grande-Bretagne se trouvent
sérieusement menacés par les tentatives de Londres de politiser l'affaire strictement criminelle d'Alexandre Litvinenko.

Que veut au juste David Miliband de la Russie? Il veut soit que Moscou viole l'article 61 de la Constitution qui
interdit l'extradition de citoyens russes pour être jugés à l'étranger, soit, ni plus ni moins, qu'il modifie la Loi fondamentale russe.

En ce qui concerne la première exigence, les Britanniques qui adorent les précédents jurisprudentiels seront intéressés d'apprendre que la Russie possède sa propre expérience en matière d'extradition. En 2002, la Russie avait livré au Turkménistan un certain Mourad Garabaïev en le prenant par erreur pour un ressortissant turkmène. Dès que sa nationalité russe eut été confirmée, Moscou avait dû entreprendre des efforts sérieux pour obtenir son retour. Plus tard,
M. Garabaïev avait saisi la Cour européenne des droits de l'homme qui avait condamné l'Etat russe à lui verser 20.000 euros pour "violation de la Constitution".

"Après avoir vécu cette amère expérience avec le Turkménistan, nous n'extradons plus nos ressortissants, explique Mikhaïl Marguelov, président du comité aux affaires étrangères du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). On a prescrit ce comportement."

Quant à la proposition inouïe du patron du Foreign Office
conseillant à la Russie d'amender en urgence sa Loi fondamentale pour faciliter l'extradition de ses propres citoyens vers des pays étrangers, l'expérience même du Royaume-Uni contredit cette pratique. La Grande-Bretagne n'a adopté une loi appropriée qu'en 2003, et cela, dit-on, sous la forte pression des Etats-Unis. Mais la nouvelle base légale n'empêche pas Londres de s'opposer activement et avec conséquence à l'extradition de personnes accusées des crimes les plus graves qui se trouvent sur le sol britannique.

Les refus britanniques se comptent par dizaines. Au début des années 1990, les Etats-Unis ont demandé à la Grande-Bretagne d'extrader le fameux cheikh Abou Hamza qui avait passé des années à entraîner des terroristes et à collecter des dons de musulmans britanniques pour financer le terrorisme. Tout cela se passait en plein jour dans une mosquée londonienne sous l'oeil indifférent de la police. Londres a alors refusé de coopérer avec son allié le plus proche, et Abou Hamza purge actuellement une peine assez libérale dans une prison britannique.

Plus tard, la Grande-Bretagne a plus d'une fois
ignoré les demandes d'extradition formulées par le parquet russe concernant l'homme d'affaires Boris Berezovski et l'ex-terroriste tchétchène Akhmed Zakaïev, demandes d'ailleurs fondées sur la Convention européenne d'extradition de 1957. Le premier fait l'objet de cinq chefs d'accusation, dont l'escroquerie à grande échelle et les appels au renversement du pouvoir par la force; le second est accusé de participation aux formations terroristes, d'enlèvements et de tortures. Mais les preuves irréfutables ont chaque fois été rejetées par le parquet britannique qui les jugeait insuffisantes.

Selon le porte-parole de la diplomatie russe, la déclaration de Londres annonçant les sanctions à l'encontre de la Russie est tout d'abor
d une tentative de justifier son refus de coopérer en matière d'extradition de MM. Berezovski et Zakaïev. Dans ce contexte, du point de vue de la diplomatie russe, le comportement des Britanniques apparaît "amoral".

Mais beaucoup d'analystes russes cherchent et trouvent d'autres raisons pour lesquelles le nouveau gouvernement britannique a été amené à faire ses premiers pas diplomatiques aux forts relents de russophobie.

Les circonstances de la mort mystérieuse d'Alexandre Litvinenko se compliquent et s'embrouillent jour après jour. Un barman de 67 ans de l'hôtel Millennium a
récemment avoué qu'un homme avait tenté de lui barrer la route au moment où il apportait du thé à Alexandre Litvinenko, Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun le 1er novembre dernier (date de l'empoisonnement présumé au polonium-210). Scotland Yard doit encore étudier ce nouveau précieux témoignage.

Ce petit détail laisse
découvrir des lacunes sérieuses dans l'enquête menée par les autorités britanniques sur le cas d'Alexandre Litvinenko. Personne en Russie n'a eu connaissance des résultats de l'autopsie, et aucune pièce à conviction sérieuse n'a été communiquée. Tout cela amène beaucoup d'analystes et de responsables politiques russes à supposer qu'après tout la Grande-Bretagne a des choses à cacher sur la mort mystérieuse de l'ex-officier du Service fédéral de sécurité (FSB).

"Le premier objectif des autorités britanniques est de faire sortir Andreï Lougovoï à tout prix des frontières russes et
de l'empêcher de raconter ce qu'il savait des services secrets britanniques", dit Konstantin Kossatchev, président du comité aux affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe). Ils espèrent peut-être qu'ils pourront éclipser ses témoignages les plus sincères, une fois qu'ils l'emmèneront en Grande-Bretagne. Mais il n'y aura certainement pas d'extradition."

Somme toute, face au souci de la Russie de respecter sa propre Constitution et d'empêcher la politique de l'emporter sur la justice, la réaction de Londres apparaît on ne peut plus archaïque. Finalement, l'expulsion des diplomates est une arme symbolique de la guerre froide incapable de résoudre les problèmes contemporains. Moscou préfère penser qu'il s'agit d'une démarche malheureuse qui s'expliquerait largement par le manque d'expérience et le zèle du nouveau Foreign Office en passe de s'affirmer.

Mais il y a une chose que David Miliband a eu raison de souligner: la Russie reste l'un des partenaires clés du Royaume-Uni sur l'échiquier international, et ce quelle que soit la conjoncture du moment. Aujourd'hui, nombreux sont les Britanniques et les Russes qui attendent que les politiques des deux pays fassent un effort et montrent une retenue raisonnable pour préserver ce patrimoine commun.

Sources
Ria Novosti

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 11:17

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Les affaires se corsent. Londres a belle mine d'expulser quatre diplomates russes devant le refus de Moscou d'extrader Andreï Lougovoï alors que Berezovski -et d'autres- se planquent là-bas et qu'ils refusent de les livrer à la Russie. Ca c'est une cabale diligentée par Washington.

Affaire Litvinenko :

 Londres annonce l'expulsion de quatre diplomates russes

La Grande-Bretagne va expulser quatre diplomates de l'ambassade de Russie à Londres, en réponse au refus de Moscou d'extrader le principal suspect du meurtre d'Alexandre Litvinenko, a annoncé lundi le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband.

C'est la première fois que la Grande-Bretagne annonce des expulsions de diplomates russes depuis mai 1996.

La Grande-Bretagne va par ailleurs revoir sa coopération avec la Russie dans plusieurs domaines, notamment dans l'attribution des visas, a ajouté M. Miliband lors d'une déclaration à la chambre des Communes.

Andreï Lougovoï, ex-membre du KGB reconverti dans les affaires, est considéré par Scotland Yard comme le principal suspect de l'empoisonnement au polonium - une substance radioactive rarissime - d'Alexandre Litvinenko, ex-agent russe devenu opposant au Kremlin qui est décédé à Londres en novembre.

En mai 1996, Londres avait ordonné l'expulsion de quatre Russes travaillant à l'ambassade de Russie à Londres, en riposte à l'expulsion de Russie de quatre diplomates britanniques qui, selon Moscou, étaient en contact avec un ressortissant russe travaillant pour les renseignements britanniques.

Le nouveau chef de la diplomatie britannique a également déclaré aux députés que la Grande-Bretagne allait faire pression sur ses partenaires européens pour qu'ils prennent en compte le refus russe de répondre à la justice britannique, lors de leurs prochaines discussions avec Moscou.

Ces mesures de rétorsion, a-t-il expliqué, sont une "réponse appropriée" à la décision "extrêmement décevante" de Moscou de ne pas extrader M. Lougovoï.

Le ton était monté entre Londres et Moscou la semaine dernière, après le refus officiel russe reçu par le parquet britannique au sujet de sa demande d'extradition d'Andreï Lougovoï. Moscou s'était engagé à poursuivre en justice ce dernier, si des preuves étaient fournies, proposition rejetée par la justice britannique.

M. Lougovoï a été mis en accusation le 22 mai par le parquet britannique pour le meurtre de M. Litvinenko.

Le parquet général russe avait déjà annoncé le 5 juillet avoir rejeté la demande d'extradition britannique, en raison de l'article 61 de la Constitution russe, "qui exclut la possibilité de remettre un citoyen russe à un Etat tiers".

La Grande-Bretagne est le premier investisseur étranger direct en Russie avec plus de huit milliards d'euros investis en 2006. Les compagnies britanniques du secteur pétrolier BP et Shell, ou le géant minier Peter Hambro, y sont particulièrement impliquées. De nombreux groupes russes, dont le géant gazier Gazprom, sont cotés à Londres et sont en affaire avec des banques britanniques.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 19:29

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Affaire Litvinenko :

 le FSB ouvre une enquête pour espionnage en Russie

Les services spéciaux russes ont ouvert une enquête pour espionnage sur la base des déclarations du principal suspect dans l'enquête menée en Grande-Bretagne sur le meurtre de l'ex-agent Alexandre Litvinenko, le Russe Andreï Lougovoï, qui accuse les services britanniques.

Le FSB, successeur du KGB a "ouvert une enquête criminelle pour espionnage sur la base des vérifications des déclarations de l'homme d'affaires russe Andreï Lougovoï", a déclaré vendredi à l'AFP son service de presse.

Les services russes ne citent pas de noms et ne disent pas clairement si ces déclarations sont relatives à l'affaire Litvinenko mais disent avoir reçu de Lougovoï "des informations supplémentaires sur les activités d'espionnage des services britanniques sur le territoire de la Russie".

M. Lougovoï, un ancien membre du KGB devenu homme d'affaires, a été mis en accusation le 22 mai par le Parquet britannique, qui réclame son extradition pour le meurtre de Litvinenko.

Il se dit innocent et a accusé les services secrets de Sa Majesté d'être impliqués dans ce meurtre et d'avoir cherché à le recruter pour compromettre le président Vladimir Poutine. Il a aussi accusé Litvinenko et le milliardaire russe exilé Boris Berezovski de contacts avec les services britanniques du MI6.

Cette enquête russe ouvre un nouvel épisode dans le bras de fer et les accusations acrimonieuses entre Londres et Moscou sur la question du meurtre en novembre à Londres de l'ancien agent russe Alexandre Litvinenko empoisonné au polonium 210, une substance hautement radioactive.

Londres réclame l'extradition du principal suspect Andreï Lougovoï, un ancien membre du KGB, ce que rejette Moscou qui argue que la Constitution de la Fédération de Russie interdit l'extradition de citoyens russes.

De son côté la Russie exige que lui soit remis M. Berezovski, virulent critique du Kremlin et ancien proche de Litvinenko, exilé à Londres et qui a appelé à une "action directe" contre le régime de Vladimir Poutine.

Vendredi, un porte-parole de l'ambassade du Royaume-Uni à Moscou a réaffirmé que Londres ne voyait aucun lien entre les services secrets et l'affaire Litvinenko.

"Nous avons demandé l'extradition de M. Lougovoï pour qu'il soit jugé par un tribunal du Royaume-Uni pour un crime très grave. Nous attendons la réponse officielle de la Russie", a déclaré le porte-parole à l'AFP.

"Le meurtre de Litvinenko est une affaire criminelle et non une question d'espionnage: un citoyen britannique a été tué à Londres et des citoyens britanniques ainsi que des personnes visitant le pays ont été mis en danger", a-t-il déclaré dans une allusion à la substance radioactive utilisée.

M. Lougovoï a déclaré vendredi qu'il n'avait "pas l'intention" de s'exprimer au sujet des déclarations du FSB, a rapporté Itar-Tass.

"En tant que citoyen respectueux de la loi, j'ai coopéré activement et je continue de coopérer avec l'enquête russe, en particulier, en ce qui concerne la sécurité de notre Etat", a-t-il dit.

Mais dans un entretien publié le même jour dans le tabloïd russe Komsomolskaïa Pravda, il accuse M. Berezovski de vouloir faire tuer, après Litvinenko, d'autres critiques du Kremlin afin de discréditer les autorités russes.

Selon lui, les prochaines personnes qui seront ainsi "données en sacrifice" pourraient être le chef du Parti national-bolchevique Edouard Limonov ou l'ex-Premier ministre Mikhaïl Kassianov.

Alexandre Litvinenko, ex-agent et opposant russe, est décédé le 23 novembre à Londres, à l'âge de 43 ans, trois semaines après son empoisonnement.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


Samedi 16 juin 2007 6 16 /06 /Juin /2007 10:55

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Où l'on voit que les matières nucléaires se balladent librement dans le monde. On peut vraiment dormir tranquille...

Cette peste radionucléidique qui erre de par le monde




Par Tatiana Sinitsyna

RIA Novosti



L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déjà recensé dans le monde plus d'un million de sources radioactives dangereuses. Comme si celles-ci voulaient rivaliser avec les naturelles que sont les fleuves, les ruisseaux et les fontaines. Elles sont déjà parvenues à ce que dans la conscience des gens le terme "source" soit perçu non pas comme une félicité de tous les instants, mais comme un principe funeste. Il est opportun ici de reprendre les paroles sacramentelles du politique américain Donald Hodel qui avait dit à propos des réalisations atomiques mondiales: "Nous allons tous, lunatiques que nous sommes, vers la catastrophe". Il semble bien qu'il en soit ainsi, mais le coupable c'est non pas l'atome, mais les gens. C'est nous qui l'avons fissionné, "domestiqué", contraint à nous servir. Aussi est-ce à nous, morale oblige, d'assumer la responsabilité qui en découle. Mais les événements montrent que ce n'est pas encore ce que nous faisons et que pour cette raison, de temps à autre, des incidents comme l'"affaire du polonium" en Grande-Bretagne viendront nous frapper de stupéfaction.

Monsieur Litvinenko est mort, mais son nom et son "affaire" continuent de défrayer la chronique. Par exemple, l'AIEA, mandatée par l'ONU pour observer à la loupe "la vie nucléaire" des Etats, a annoncé qu'elle n'était pas en mesure de contrôler la circulation des radio-isotopes, ce domaine n'étant pas de son ressort. Comment donc une lacune aussi grave a-t-elle pu se produire? Parmi les tâches affectées il y en a une qui consiste à empêcher que des matériaux radioactifs ne se baladent de par le monde. L'homme de la rue a été surpris en apprenant que cette organisation ne contrôlait que les matériaux nucléaires, c'est-à-dire ceux qui sont utilisés pour fabriquer une bombe atomique classique. La bombe "sale", celle à laquelle rêvent les terroristes, elle est hors contrôle.

L'AIEA ne fait qu'enregistrer les cas de trafic de radionucléides que les pays lui communiquent de bon gré. Or, personne ne voudrait se faire attribuer des mauvais points. En attendant, les radio-isotopes et autres nucléides sont tellement répandus dans le monde que maintenant il ne sera pas aisé de les soumettre à un contrôle rigoureux. Les sources radioactives largement utilisées dans les différents domaines de l'activité humaine - médecine, métallurgie, agriculture, industries minière et constructions mécaniques - tendent à devenir des foyers plus dangereux que les sites nucléaires soumis à une surveillance beaucoup plus stricte.

Toujours selon l'AIEA, on fabrique dans le monde plus de 10.000 instruments et appareils médicaux pour la radiothérapie, 12.000 sources radiographiques industrielles nouvelles. Contre tout entendement, ces choses circulent librement, elles ne sont soumises à aucun contrôle international strict. Le professeur Alexandre Borovoï, du centre de recherche russe "Institut Kourtchatov", ancien consultant de l'AIEA pour la radiation, a raconté combien le monde avait été préoccupé par l'incident tragique qui s'était produit en 1987 dans la ville brésilienne de Goiania. Dans un quartier très pauvre des habitants avaient découvert dans une décharge un récipient contenant un médicament à base de césium 137. Après l'avoir brisé, ils avaient vu une poussière bleuâtre scintillante. Jugeant que le contenu avait beaucoup de valeur et même un pouvoir surnaturel, ces gens avaient appelé voisins et parents pour leur montrer la trouvaille. Finalement, 244 personnes avaient été gravement irradiées et plusieurs centaines d'autres avaient plus ou moins souffert.

D'innombrables problèmes sont suscités dans le monde par les "sources abandonnées" consécutivement à des pertes, des vols ou encore à l'inconscience de propriétaires les ayant jetées après utilisation. Dans le rapport intitulé "La sécurité des sources radioactives" présenté à la Conférence internationale tenue à Vienne en mars 2003, l'AIEA reconnaît que 100 pays n'exercent aucun contrôle sérieux sur ces sources en raison de l'absence d'une structure appropriée. La base d'informations de l'AIEA fait état de 300 cas de trafic illicite de sources radioactives, officiellement enregistrés depuis 1993. Tout ceci recèle un péril potentiel pour la société humaine.

Les faits montrent qu'environ 30% des sources radioactives ne sont pas utilisées à bon escient même dans les pays les plus évolués. Par exemple, aux Etats-Unis on en recense 500.000 sur deux millions. La situation ne se présente pas sous un meilleur jour dans les pays de l'Union européenne. Depuis quinze ans on y a produit 500.000 sources radioactives, dont 110.000 sont utilisées au moment présent. Cependant, un quart d'entre elles ne sont pas exploitées correctement et leur stockage ne fait l'objet d'aucune surveillance fiable.

Dans l'ancienne Union soviétique les matériaux radioactifs étaient tous soumis à un contrôle rigoureux. "A l'Institut Kourtchatov, où j'ai travaillé toute ma vie, afin d'obtenir des radionucléides pour une expérience il fallait posséder une autorisation spéciale et remplir une foule de formulaires, raconte le professeur Borovoï. De multiples vérifications étaient effectuées, nous devions rendre des comptes pour chaque microgramme".

Le système de contrôle actuel n'est plus le même, évidemment, cependant la rigoureuse tradition soviétique du contrôle strict des matériaux radioactifs est toujours présente. "Dans tous les sites les matériaux nucléaires font l'objet d'un contrôle strict, a déclaré à RIA Novosti le directeur général de Rostekhnadzor ( Service fédéral pour la supervision écologique, technologique et atomique), Konstantin Poulikovski. Aucune infraction aux règlements concernant le stockage et le déplacement des matériaux nucléaires, dont le polonium, n'a été enregistrée dans les structures que nous contrôlons".

Cependant, si tout est en ordre en ce qui concerne les matériaux nucléaires, il y a quand même des problèmes avec les radionucléides et les isotopes. Ils sont notamment révélés par l'entreprise "Radon" chargée de contrôler la situation radiologique à Moscou. Selon son directeur général adjoint, Oleg Polski, tous les ans on détecte dans la capitale de 20 à 60 nouvelles sources de pollution radiologique. Le service non stop "Radon" est attentif et strict et c'est grâce à lui que sur le plan radiologique Moscou passe pour être l'une des capitales du monde les plus sécuritaires.

Les choses sont bien plus compliquées dans les anciennes républiques soviétiques qui aujourd'hui sont des Etats souverains. Les révolutions locales et la valse des gouvernements se sont soldées par une disparition du contrôle des sources radioactives instauré à l'époque soviétique. Dans un article signé Tom Parfitt paru dans le Times londonien du 3 mars 2004 on pouvait lire: "Avec les stocks d'armes datant de l'époque soviétique, des services de sécurité déficients et des rapports tendus entre le centre et les régions enclines au séparatisme, la Géorgie est devenue une véritable manne pour les chasseurs de substances radioactives". Le quotidien britannique affirmait qu'au moins trois courriers transportant chacun au minimum un kilogramme d'uranium faiblement enrichi y avaient été interceptés. L'un d'eux, qui tentait de franchir la frontière avec l'Arménie, avait même dissimulé une pastille d'uranium dans un sachet de thé.

Intervenant devant la conférence à Vienne, le docteur Abel Gonzales, de l'AIEA, avait raconté qu'en 1995, dans le village estonien de Tammiku toute une famille avait été irradiée à mort après qu'un de ses membres eut placé dans le tiroir de la table de la cuisine un débris de métal radioactif d'origine inconnue découvert dans un champ.

A l'autre bout du monde, en Thaïlande, des ferrailleurs avaient découpé une bombe au cobalt volée, destinée à traiter des maladies cancéreuses, et en avaient extrait le cobalt-60 qui s'y trouvait. Trois d'entre eux sont morts, onze autres ont été fortement irradiés. Les enquêteurs ont mis la main sur deux autres générateurs de rayons gamma, que les ferrailleurs conservaient sur un parking.

Le 12 janvier 2005, dans le port commercial de Mourmansk (nord-ouest de la Russie), le système de détection radiologique s'est déclenché pendant le contrôle douanier subi par un marin du bateau chinois "Yong Tai" (Hong Kong): ses vêtements avaient été contaminés par l'isotope du césium 137. Les autres objets personnels du marin étaient eux aussi irradiés.

Ceux qui rêvent d'une "bombe sale" auraient été heureux de tomber sur les conteneurs de césium 137 et d'américium 241 égarés par la société portoricaine "GeoExport" à la suite d'une violation de la réglementation concernant le transport. Les terroristes auraient également été ravis d'apprendre en temps opportun que la compagnie américaine Bayou Inspection Services (Louisiane) stockait des conteneurs de radionucléides dans des locaux non verrouillés. Selon la Commission des Etats-Unis pour la réglementation nucléaire, au cours des dix dernières années plus de 1.500 sources radioactives ont été perdues dans le pays, la moitié définitivement. Les exemples ne se comptent plus.

D'après les dernières données communiquées par l'AIEA, 103 cas de trafic illicite de matériaux nucléaires et radioactifs ont été enregistrés en 2005. On se demande combien de cas de ce genre devront encore se produire pour que l'on décide enfin de prendre des mesures internationales appropriées? Ou bien, lunatiques que nous sommes, irions-nous tous vers la catastrophe? L'"affaire du polonium" à Londres est un nouveau stigmate de cette "peste radionucléidique" qui erre de par le monde.

Sources Ria Novosti

Posté par Adriana Evangelizt

Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 15:55

Ecrire un commentaire - Par Adriana Evangelizt - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Affaire Litvinenko

La mort de Litvinenko : fuites, versions, élucubrations...


par Vladimir Simonov

Analyste politique pour RIA-Novosti




La mort à Londres d’Alexandre Litvinenko, contaminé au polonium 210, est l’occasion d’une nouvelle campagne de dénonciation de la Russie dans la presse atlantiste : puisque c’était un opposant au Kremlin, Vladimir Poutine a forcément commandité le crime. Cependant, en quelques jours, d’anciens agents de renseignement, quittant soudainement l’ombre pour la lumière des plateaux de télévision, ont livré leurs versions des faits, toutes plus romanesques les unes que les autres. Vladimir Simonov fait le point des accusations et de leur crédibilité.

Sir Arthur Conan Doyle, Georges Simenon et John le Carré s’y seraient attelés ensemble, ils n’auraient pas réussi à ficeler un sujet aussi emberlificoté que ne l’a produit la mort d’Alexandre Litvinenko.

Lundi, des visas russes ont été délivrés à neuf magistrats enquêteurs britanniques pour qu’ils viennent à Moscou afin d’entendre les dernières personnes ayant vu l’ancien officier du FSB vivant et apparemment en bonne santé. Il est quasi-certain qu’à l’aéroport les limousines noires du Parquet général de Russie attendront les enquêteurs. Des représentants du parquet ont récemment signé avec leurs collègues britanniques un mémorandum de coopération et l’affaire Litvinenko est l’une des premières occasions de conjuguer les expériences, les intelligences et les efforts.

Scotland Yard s’intéresse à trois témoins : les hommes d’affaires Andreï Lougovoï, Dmitri Kovtoun et Viatcheslav Sokolov. Le 1er novembre, jour fatidique où la santé de Litvinenko s’est brusquement dégradée, ils ont passé une heure ou deux avec lui à Londres, à l’hôtel Millenium. Il semblerait que les enquêteurs britanniques s’intéressent plus particulièrement à Lougovoï. Lui aussi est un ancien agent du FSB et, au cours du dernier mois, il s’est rendu à quatre reprises dans la capitale britannique où il a rencontré chaque fois la future victime du polonium 210. Qui plus est, Lougovoï a la mémoire qui flanche : tantôt il déclare au quotidien Kommersant qu’il est « totalement propre » de radiations, tantôt il confie au Sunday Times que des traces de polonium ont quand même été décelées sur lui.

Par contre, aux quatre coins du globe, la mémoire de certains s’est littéralement mise à faire des miracles.

À Washington, un certain Youri Chvets, ancien agent du KGB, prétend avoir élucidé le mystère de la mort de Litvinenko et livré la solution aux enquêteurs britanniques. « Il me semble que je connais le nom de la personne qui a organisé l’assassinat de mon ami ainsi que ses motivations », a déclaré Chvets au correspondant ébahi de l’agence AP. Mario Scaramella, un Italien expert en services secrets, et une certaine madame Svetlana, domiciliée à Londres, sauraient eux aussi certaines choses. Litvinenko aurait déclaré à cette dernière non pas sa flamme, mais son intention de se faire quelques dizaines de milliers de livres sterling en faisant chanter des pontes du FSB. Il aurait mieux fait de ne rien dire : dans ces cas-là, quand on partage l’information il faut ensuite partager aussi le pactole.

Les enquêteurs britanniques se heurtent au phénomène dit de la boule de neige. Les gens qui pour des raisons diverses sont assoiffés de publicité dansent sur la tombe de Litvinenko sans même attendre que l’infortuné soit inhumé.

À Moscou les limiers de Scotland Yard risquent de s’engluer dans la toile des versions tissées par la presse à la façon d’un ver à soie pris de démence. Il est vrai que quatre d’entre elles au moins méritent d’être étudiées attentivement.

Version n°1 : Litvinenko avait obtenu du polonium en contrebande et il aurait voulu par habitude le convertir en dollars. Le fait que, le 1er novembre, il ait laissé des traces de polonium dans tous les lieux qu’il a fréquentés, en commençant par le bureau de Boris Bérézovski, plaide en faveur de cette version quoique aucun de ses interlocuteurs n’a été contaminé. Qui plus est, Mario Scaramella confirme que son ami Litvinenko se livrait à la contrebande d’isotopes. La future victime du polonium vivait à Londres grâce à de parcimonieuses aumônes de Bérézovski, et avait par conséquent besoin coûte que coûte de revenus complémentaires.

On voudrait ici ajouter les résultats de l’autopsie, non encore non confirmés mais publiés dans la presse à la suite de fuites. On dit que la dose superpuissante de radiation reçue par Litvinenko ne pouvait provenir que d’une quantité de polonium 210 d’un coût équivalent à 30 millions d’euros au moins. C’est cher pour un assassinat.

Version n°2 : Litvinenko aurait voulu rompre avec Bérézovski, il aurait envisagé de se retirer et serait de ce fait devenu une menace pour l’oligarque en exil. Cette version est exposée dans un récent numéro du quotidien Izvestia. En effet, les nuages s’accumulent ces derniers temps au-dessus de Bérézovski. Le mémorandum de coopération, que le substitut du procureur général russe, Alexandre Zviaguintsev, vient de signer avec ses collègues britanniques, ne promet rien de bon à l’oligarque. De son côté, Litvinenko savait beaucoup trop de choses. Il aurait pu se laisser aller à évoquer certaines choses au hasard d’une conversation. C’est triste à dire, mais mieux vaut une connaissance morte que trop bavarde.

Version n°3 : Litvinenko aurait été lié à un laboratoire clandestin confectionnant, à Londres, une bombe atomique « sale » pour des terroristes tchétchènes. Cette supposition a été émise par des atomistes russes au cours d’une émission diffusée par la chaîne de télévision NTV.

Effectivement, rappelons deux faits. Parmi les proches de Litvinenko il y avait Akhmed Zakaev, ancien chef d’une bande de combattants séparatistes tchétchènes, que le Parquet général de Russie voudrait beaucoup voir à Moscou dans le cadre d’affaires d’assassinats et de tortures en Tchétchénie. Voilà pour le premier. Quant au second, il y a environ deux ans Bérézovski avait annoncé au monde entier que des séparatistes tchétchènes s’étaient déjà procuré une mallette nucléaire et qu’il leur manquait juste un rien pour qu’elle soit opérationnelle. Ce « rien » aurait pu être le polonium 210. D’après les spécialistes, cette substance pourrait servir à la confection d’un détonateur pour une bombe nucléaire « sale ».

Se pourrait-il que Litvinenko ait fait office d’intermédiaire entre les vendeurs et le laboratoire londonien secret ? Et qu’il ait payé de sa vie ce courrier de la mort ?

Version n°4 : Litvinenko aurait été la cible d’une vengeance d’une de ses anciennes connaissances du FSB qu’il aurait livré aux services secrets britanniques. C’est le genre de sujets que l’on trouve à foison dans les romans et les films policiers.

Cependant, un argument blindé blackboule cette version : Litvinenko était trop microscopique pour constituer une cible. Il avait la taille d’une mouche aux côtés de ces éléphants de la trahison que sont Gordievski et Rezoun, alias Souvorov, eux aussi résidant à Londres. Le premier était, dit-on, l’adjoint du chef de réseau et aurait dénoncé des dizaines d’agents ; dans son livre Aquarium, le deuxième a déversé des tonnes d’ordures sur des dizaines d’agents du GRU, le renseignement militaire. Pourquoi commencer par Litvinenko ? Qui plus est en recourant à un procédé excluant tout prolongement à cette entreprise considérée comme noble par certains.

En essayant de démêler l’écheveau, les limiers britanniques feront preuve de sagesse s’ils s’en tiennent au jugement de leur patron, le ministre de l’Intérieur John Reid. Interrogé au sujet de la Version n°5 envisageant l’implication du Kremlin dans la mort de Litvinenko, le ministre a répondu : « Les suppositions, c’est le pire. Il ne faudrait pas que par la suite nous ayons à rougir ».

Sources Réseau Voltaire

Posté par Adriana Evangelizt

Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 16:00

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Meurtre Litvinenko: un contact russe prêt

 à parler à la police




Le Russe Evgueni Limarev, contact de l'Italien Mario Scaramella, affirmant avoir des informations sur le meurtre de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko, a déclaré jeudi être "prêt à parler aux enquêteurs britanniques et italiens" et craindre pour sa vie.

"Je tiens à dire que je n'ai rien à cacher et que je suis prêt à parler aux enquêteurs britanniques et italiens concernant les informations que j'ai pu fournir (à Scaramella) sur l'affaire", a déclaré M. Limarev, qui vit en France, contacté sur son téléphone portable.

"Mon nom est évoqué dans l'affaire après Litvinenko et Scaramella, j'ai très peur qu'il m'arrive quelque chose", a ajouté M. Limarev, affirmant s'être adressé à la gendarmerie française pour faire part de ses craintes dans une "déposition". Evgueni Limarev est apparu dans l'affaire de l'empoisonnement au polonium de Litvinenko lorsque la presse britannique a fait état d'un memo émanant de lui et remis par M. Scaramella à Litvinenko, accusant d'anciens des services spéciaux russes de chercher à éliminer des personnalités russes à l'étranger.

"Compte tenu de mes informations et de mon expérience, je ne pense pas que Scaramella ait cherché à tuer Litvinenko", dit-il, alors que cette hypothèse avait été un temps évoquée dans l'entourage de Litvinenko. "De même, je pense qu'il est très peu probable que Andreï Lougovoï ait cherché à faire cela, je pense qu'il a pu être utilisé à son insu", estime-t-il en référence à l'ancien agent du KGB qui avait rencontré Litvinenko le 1er novembre à Londres le jour où ses premiers symptômes d'empoisonnement sont apparus.

"Je n'ai plus de nouvelles de Scaramella depuis que mon nom est apparu dans la presse. J'étais furieux qu'il le dévoile et depuis je ne lui ai pas parlé", assure M. Limarev. M. Scaramella a été hospitalisé le 2 décembre avec des symptômes identiques à ceux constatés chez Litvinenko après son empoisonnement apparent au polonium 210. C'est au soir d'une rencontre avec M. Scaramella, le 1er novembre dans un restaurant japonais de Londres, que l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko avait ressenti les premiers symptômes de l'empoisonnement qui causé sa mort.

Moscou a à son tour ouvert une enquête sur le "meurtre" d'Alexandre Litvinenko, ex-agent russe empoisonné au polonium et enterré jeudi à Londres, et pour "tentative d'assassinat" d'un témoin russe également empoisonné par un élément "radioactif". "Lors de vérifications, il a été établi que Litvinenko est mort des suites de l'empoisonnement par un radionucléide et que chez Dmitri Kovtoun, une maladie également liée à l'empoisonnement au radionucléide a été découverte", a annoncé le parquet russe.

A Londres, sept employés de l'hôtel Millennium, où M. Litvinenko s'était rendu le 1er novembre, ont été faiblement contaminés au polonium 210, ont par ailleurs révélé jeudi les autorités sanitaires britanniques. C'est là que Dmitri Kovtoun et son partenaire Andreï Lougovoï, un ancien agent des services spéciaux, avaient rencontré Litvinenko juste avant que ce dernier ne commence à ressentir les symptômes de son empoisonnement au polonium 210, une substance hautement radioactive. M. Kovtoun, qui a été entendu à Moscou mardi et mercredi par Scotland Yard, semble donc aussi avoir été contaminé au polonium.

Le parquet russe a ajouté qu'il envisageait d'envoyer des inspecteurs à Londres "en cas de nécessité, afin d'étudier plus en détails les circonstances de l'affaire". Il n'a fait aucune mention de M. Lougovoï, présenté comme un témoin clé. Ce dernier devait être interrogé jeudi par les enquêteurs russes et britanniques mais l'interrogatoire a été reporté sine die, selon son avocat Andreï Romachov.

L'avocat a insisté sur le fait que son client ne pouvait être qualifié de "suspect" comme l'affirment certains médias occidentaux, même si Scotland Yard a requalifié en "meurtre" l'empoisonnement de Litvinenko, décédé le 23 novembre après trois semaines d'agonie.

Le Russe Evgueni Limarev, qui dit avoir travaillé en "free-lance" dans le passé pour les services russes et affirme avoir des informations sur le meurtre de Litvinenko, a déclaré de son côté être "prêt à parler aux enquêteurs britanniques et italiens" et craindre pour sa vie.


L'ex-agent secret russe a été enterré jeudi au cimetière londonien de Highgate, en présence de sa famille et de ses amis, dont l'homme d'affaires russe controversé et opposant au Kremlin en exil à Londres Boris Berezovski, également visé selon ce memo. Une centaine de ses amis avaient participé auparavant à une prière à la mosquée de Regent's park à Londres, en présence de nombreux Tchétchènes exilés et notamment de l'émissaire indépendantiste tchétchène en exil Akhmed Zakaïev.

Avant de mourir, Litvinenko s'était converti à l'islam, selon son père. "C'est Poutine qui a tué mon fils", a lancé le père, Valter Litvinenko à l'occasion de cette cérémonie, reprenant l'accusation lancée par son fils dans une lettre posthume.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré pour sa part que la "campagne" anti-russe autour du meurtre de Litvinenko était en train de "tomber à l'eau" et que l'affaire n'avait "aucun impact" sur les relations entre Moscou et Londres, contrairement à ce qu'il avait déclaré précédemment .

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 09:05

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Litvinenko: Moscou ouvre une enquête pour "meurtre",

 plusieurs contaminés




Moscou a à son tour ouvert une enquête sur le "meurtre" d'Alexandre Litvinenko, ex-agent russe empoisonné au polonium et enterré jeudi à Londres, et pour "tentative d'assassinat" d'un témoin russe également empoisonné par un élément "radioactif".

"Lors de vérifications, il a été établi que Litvinenko est mort des suites de l'empoisonnement par un radionucléide et que chez Dmitri Kovtoun (entendu comme témoin, ndlr), une maladie également liée à l'empoisonnement au radionucléide a été découverte", a annoncé le parquet russe.

A Londres, sept employés de l'hôtel Millennium, où M. Litvinenko s'était rendu le 1er novembre, ont été faiblement contaminés au polonium 210, ont par ailleurs révélé jeudi les autorités sanitaires britanniques.

C'est là que Dmitri Kovtoun et son partenaire Andreï Lougovoï, un ancien agent des services spéciaux, avaient rencontré Litvinenko juste avant que ce dernier ne commence à ressentir les symptômes de son empoisonnement au polonium 210, une substance hautement radioactive.

M. Kovtoun, qui a été entendu à Moscou mardi et mercredi par Scotland Yard, semble donc aussi avoir été contaminé au polonium.

Le parquet russe a ajouté qu'il envisageait d'envoyer des inspecteurs à Londres "en cas de nécessité, afin d'étudier plus en détails les circonstances de l'affaire".

Il n'a fait aucune mention de M. Lougovoï, présenté comme un témoin clé. Ce dernier devait être interrogé jeudi par les enquêteurs russes et britanniques mais l'interrogatoire a été reporté sine die, selon son avocat Andreï Romachov.

L'avocat a insisté sur le fait que son client ne pouvait être qualifié de "suspect" comme l'affirment certains médias occidentaux, même si Scotland Yard a requalifié en "meurtre" l'empoisonnement de Litvinenko, décédé le 23 novembre après trois semaines d'agonie.

Le Russe Evgueni Limarev, qui dit avoir travaillé en "free-lance" dans le passé pour les services russes et affirme avoir des informations sur le meurtre de Litvinenko, a déclaré de son côté être "prêt à parler aux enquêteurs britanniques et italiens" et craindre pour sa vie.

"Je tiens à dire que je n'ai rien à cacher et que je suis prêt à parler aux enquêteurs britanniques et italiens concernant les informations que j'ai pu fournir sur l'affaire (...) J'ai très peur qu'il m'arrive quelque chose", a déclaré à l'AFP M. Limarev, qui vit en France.

Son nom est apparu dans l'affaire lorsque la presse britannique a fait état d'un memo émanant de lui et remis par l'italien Mario Scaramella à Litvinenko, accusant d'anciens des services spéciaux russes de chercher à éliminer des Russes réfugiés à l'étranger, dont Litvinenko.

L'ex-agent secret russe a été enterré jeudi au cimetière londonien de Highgate, en présence de sa famille et de ses amis, dont l'homme d'affaires russe controversé et opposant au Kremlin en exil à Londres Boris Berezovski, également visé selon ce memo.

Une centaine de ses amis avaient participé auparavant à une prière à la mosquée de Regent's park à Londres, en présence de nombreux Tchétchènes exilés et notamment de l'émissaire indépendantiste tchétchène en exil Akhmed Zakaïev.

Avant de mourir, Litvinenko s'était converti à l'islam, selon son père.

"C'est Poutine qui a tué mon fils", a lancé le père, Valter Litvinenko à l'occasion de cette cérémonie, reprenant l'accusation lancée par son fils dans une lettre posthume.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré pour sa part que la "campagne" anti-russe autour du meurtre de Litvinenko était en train de "tomber à l'eau" et que l'affaire n'avait "aucun impact" sur les relations entre Moscou et Londres, contrairement à ce qu'il avait déclaré précédemment.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /Déc /2006 08:58

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Et si c'était un complot contre Poutine ?


par Boris Toumanov

Correspondant à Moscou



Les empoisonnements d'un ex-espion et d'un ex-Premier ministre pourraient être l'oeuvre d'un clan du Kremlin. Avec pour but de pousser Poutine à un 3e mandat. 

Vladimir Poutine serait-il à son tour victime d'un complot ? Egor Gaïdar, père de la réforme libérale en Russie dans les années 90, a été bel et bien empoisonné lors de son récent séjour à Dublin. Tel est le verdict des médecins russes qui hésitent encore à se prononcer sur la nature de la substance qui a provoqué cet empoisonnement.

Aucun danger politique

Leur diagnostic n'en confirme pas moins que M. Gaïdar est bien victime d'un complot criminel qui s'inscrit de manière alarmante dans la série d'attentats qui a coûté la vie à la journaliste Anna Politkovskaïa et à l'ex-espion russe Alexandre Litvinenko.

Mais ces trois figures ont cela de commun que tout en restant dans l'opposition au pouvoir russe, elles ne représentaient pour lui aucun danger politique étant plus connues en Occident qu'en Russie. C'est à plus forte raison qu'on est en droit de se poser la question sur les motivations des commanditaires de ces attentats dont deux - ceux de Mme Politkovskaïa et de M. Litvinenko - ont coïncidé de façon désormais très suspecte avec les visites de Vladimir Poutine à l'étranger en le mettant dans une situation plus qu'embarrassante auprès de ses interlocuteurs allemands et européens.

L'analyse de Tchoubaïs

Or, le caractère démonstratif de ces méfaits, le cas de M. Gaïdar y compris, poursuit visiblement le but de compromettre M. Poutine aux yeux de ses collègues et de l'opinion occidentale en créant l'impression que son régime procède cyniquement à une sorte de "nettoyage des tranchées" préélectoral. Cette hypothèse est soutenue par Anatoliï Tchoubaïs, compagnon d'idées de M. Gaïdar et chef du holding "Systèmes énergétiques de Russie", qui estime que "la construction mortelle Politkovskaïa-Litvinenko-Gaïdar" fait le lit de partisans des variantes anticonstitutionnelles ou même violentes de changement de pouvoir en Russie.

En termes plus explicites, il s'agirait du clan des ex-KGBbistes qui infestent les structures administratives et économiques mais qui sont condamnés à perdre leur toute-puissance actuelle après la fin du second mandat de M. Poutine. Ils font tout pour le convaincre, sinon le contraindre, à contourner ou à violer la Constitution afin de pouvoir rester à l'abri de son troisième mandat présidentiel.

On sait cependant que la résistance (ou l'hésitation) de M. Poutine dans cette situation est dictée en très grande partie par son désir de sauvegarder, aux yeux de ses collèges occidentaux, une réputation d'homme d'Etat "fréquentable" afin de pouvoir être admis au sein de l'élite politique mondiale après sa démission.

Plus rien à perdre ?

Mais en désespoir de cause, il pourrait tout aussi facilement être séduit par la perspective d'éterniser son pouvoir en une Russie mégalomane et isolationniste au cas où sa responsabilité continuait d'être évoquée dans des situations semblables à celles de ces dernières semaines, et au cas où il n'aurait par conséquent plus rien à perdre aux yeux de l'Occident.

Il semblerait que c'est précisément ce but que poursuivent les commanditaires anonymes des attentats contre Anna Politkovskaïa, Alexandre Litvinenko et Egor Gaïdar.

Sources La Libre be

Posté par Adriana Evangelizt

Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 12:23

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Empoisonnements: une multitude de moyens




La mort de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko a engendré une vague de discussions d'abord sur le thallium et puis sur le polonium 210, leurs procédés de production et d'utilisation. Cependant, note le quotidien Rossiïskaïa gazeta, ces deux éléments ne sont pas les poisons de prédilection des empoisonneurs.

L'arsenic peut être sans aucun doute classé parmi les poisons connus les plus anciens. On empoisonnait à l'arsenic les pharaons égyptiens, il y a des milliers d'années, et cette substance a été ensuite utilisée avec succès dans le courant de l'histoire.

L'assassinat de Grigori Raspoutine par le prince Félix Ioussoupov, en 1916, est certainement une des histoires d'empoisonnement les plus connues de la Russie tsariste. Le "mauvais génie" de la famille impériale a mangé des gâteaux farcis au cyanure de potassium, mais le poison n'a produit aucun effet sur lui, et Ioussoupov a dû utiliser une hache et des pistolets pour finalement le noyer dans un canal de la Neva.

La Russie soviétique avait de nombreux ennemis, ce qui a poussé les nouveaux organes de répression de la république ouvrière et paysanne à s'armer de poisons des services secrets étrangers. Le général Piotr Wrangel, un des leaders du mouvement anti-bolchevik pendant la guerre civile en Russie, est mort empoisonné en Belgique, le 25 avril 1928.

En 1959, un agent secret soviétique a tiré une balle empoisonnée dans le corps de Stepan Bandera, chef de l'organisation des nationalistes ukrainiens. Sa mort aurait pu rester une énigme si l'agent ne s'était pas rendu lui-même à la police allemande.

L'assassinat du dissident bulgare Gueorgui Markov à l'aide d'un parapluie empoisonné au ricin, à Londres en 1978, est une des opérations les plus célèbres des services secrets.

La mort du banquier russe Ivan Kivelidi, décédé dans des circonstances mystérieuses en 1995, après que le combiné téléphonique du banquier eut été recouvert d'une substance toxique, a ouvert une nouvelle série d'empoisonnements dans l'histoire récente. Le poison, dont la nature n'a jamais été établie, était toxique au point qu'un seul coup de téléphone a tué non seulement le banquier, mais également sa secrétaire.

En septembre dernier, un influent entrepreneur pétersbourgeois, Roman Tsepov, est mort dans des circonstances mystérieuses. L'affaire n'a jamais été élucidée. Les médecins n'ont fait qu'émettre des hypothèses prudentes concernant l'empoisonnement au moyen d'une quelconque substance radioactive. La dose de radiation détectée dans son organisme dépassait la norme tolérée d'un million de fois.

Cependant, les empoisonneurs préfèrent d'habitude des moyens beaucoup plus primitifs. Le cas le plus médiatisé (bien que pas le plus évident) est sans doute la maladie du président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, qui prétend avoir mangé un plat empoisonné. Les médecins ukrainiens supposent qu'il s'agit de la dioxine. M.Iouchtchenko est resté défiguré après cette maladie.

Un empoisonnement retentissant, organisé par les services secrets russes, a eu lieu il y a deux ans en Tchétchénie. Le terroriste influent Khattab a été éliminé à l'aide d'un poison inconnu enduisant une lettre prétendument adressée à Khattab par un cheikh arabe. Le mercenaire est mort deux jours après, le toxique à agi en se mêlant à la sueur de ses mains.

Le premier ministre géorgien Zourab Jvania a été retrouvé mort dans un appartement de Tbilissi, en 2005. Selon toute apparence, il s'agissait d'un accident, le chef du gouvernement ayant été intoxiqué au monoxyde de carbone à la suite d'une erreur de maniement d'un appareil de chauffage. Cependant, une enquête menée par les services secrets américains a donné un résultat différent: Zourab Jvania aurait été empoisonné au pentacarbonyle de fer mêlé à son vin. Il s'agit d'un produit chimique particulièrement dangereux qui se diffuse et se décompose très vite dans l'organisme en formant du monoxyde de carbone.

Sources Ria Novosti

Posté par Adriana Evangelizt

Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 15:01

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