CHENEY, L'HOMME DE L'OMBRE

Publié le par Adriana Evangelizt

Voilà un excellent portrait du machiavélique Cheney... le bras droit de Satan sur terre... c'est ainsi que nous le voyons mais lui-même ne nous contredit pas, puisqu'il se plaît à se nommer "le génie du mal"... voilà qui nous gouverne à Washington.

 

Dick Cheney, un homme de l'ombre au rôle décisif 

Très conservateur, le vice-président a poussé cette année George W. Bush à mener une campagne très à droite, reposant sur la mobilisation de l'électorat républicain traditionnel. Une stratégie gagnante
La campagne électorale l'a montré : Dick Cheney n'est ni un orateur ni un leader. Le vice-président américain ne goûte guère les bains de foule et les tribunes. Ce petit homme rond de soixante-trois ans, à la santé fragile, se plaît dans les arcanes du pouvoir à Washington, loin des caméras et des estrades. Autrefois au Congrès, aujourd'hui à la Maison Blanche, Dick Cheney passe le plus clair de son temps à pousser des projets de lois, en travaillant au corps les dirigeants politiques qui comptent. Quand il ne monte pas des coups tordus, dénoncent ses nombreux adversaires. " Suis-je le génie du mal dans l'ombre que personne ne voit jamais sortir de son trou ? Ce n'est en fin de compte pas une mauvaise manière de procéder ", a-t-il admis en janvier. Pas si mécontent finalement de se voir décrit comme un nouveau Raspoutine.

Familier des réseaux d'influence
 
Dick Cheney connaît tout le monde à Washington. Les réseaux d'influence n'ont pas de secret pour lui. Et c'est bien pour cela que George W. Bush l'a choisi comme colistier il y a quatre ans. Elu du Wyoming, un Etat conservateur du nord-ouest du pays, à la chambre des représentants de 1977 à 1989, il maîtrise parfaitement tous les mécanismes de la vie parlementaire américaine. Et, ancien secrétaire général de la présidence sous Gerald Ford, il est comme un poisson dans l'eau à la Maison Blanche.

Depuis le 11 septembre, Dick Cheney présente aussi l'avantage d'être très familier de la carte du Moyen-Orient et des questions militaires. Il a conduit la première guerre du Golfe pour George Bush père, dont il a été le secrétaire à la Défense. C'est, d'ailleurs, l'ex-président qui l'avait chaudement recommandé à son fils avant l'élection présidentielle de l'an 2000.

Dick Cheney passe ainsi, aux yeux de nombreux politologues, pour le principal cerveau de la Maison Blanche, avec le conseiller politique du président, Karl Rove, et apparaît comme l'homme qui tire les ficelles en coulisses. C'est lui qui aurait suggéré à George W. Bush de mener cette année une campagne très à droite, en mobilisant la base de l'électorat républicain, plutôt que de courtiser les indécis, comme l'a fait John Kerry. Une stratégie qui s'est révélée gagnante.

Dick Cheney n'a pas eu à se forcer. Il est depuis toujours très conservateur. Et il ne s'en cache pas. Peu apprécié par une majorité d'Américains, il est le héros des militants républicains. Le vice-président est aussi très nationaliste, pour ne pas dire va-t-en guerre. Il est l'un des principaux artisans de l'invasion de l'Irak. Contre le secrétaire d'Etat, Colin Powell, il a convaincu George W. Bush de se lancer dans cette aventure risquée.
Et il ne regrette rien. Dick Cheney n'est pas du genre à reconnaître ses erreurs ou à se déjuger. Il soutient encore que des armes de destruction massive se trouvent en Irak et que le régime de Saddam Hussein était lié à Al-Qaïda, malgré les enquêtes du Congrès démontrant le contraire…

Accusé de favoritisme
Froid, calculateur, rigide, pour ne pas dire sectaire, le vice-président a, toutefois, ses faiblesses. Il lui est reproché d'avoir favorisé l'attribu tion de juteux contrats avec l'armée en Irak à Halliburton, la firme d'ingénierie pétrolière qu'il a dirigée entre 1993 et 2000. Une enquête est en cours. Il a aussi été accusé d'avoir préparé avec ses amis d'Enron et du lobby pétrolier le projet de loi sur l'énergie présenté au Congrès en 2001. Un texte qui est, depuis lors, en stand-by. Et il s'est trouvé en porte-à-faux avec George W. Bush et la droite religieuse sur la question très controversée du mariage homosexuel. L'une de ses deux filles, Mary, est lesbienne. Le président se dit favorable à un amendement constitutionnel pour interdire les mariages entre gens du même sexe. Le vice-président estime, lui, que la question relève des Etats et non du pouvoir fédéral. L'une des rares divergences entre les deux hommes, plus complémentaires et unis que jamais.
 
Sources : LES ECHOS
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Publié dans CHENEY-RUMSFELD

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