PRISONS SECRETES : WASHINGTON REFUSE DE S'EXPLIQUER

Publié le par Adriana Evangelizt

Les choses sont désormais bien claires, il faudra en passer par là ou par la porte en ce qui concerne le transport des suppliciés et leur passage sur le territoire européen. Condi arrive aujourd'hui la bouche en coeur et toutes les répliques sont prêtes à nous être servies bien chaudes avec quand même un plus, c'est nous les coupables et le département d'Etat tient même à signaler que tous les Etats concernés étaient au courant, il n'y a donc pas eu ingérence.

Les peuples du monde ne sont que des marchandises que l'on trimballe au gré du bon vouloir des instances qui sont sensées veiller sur nos destinées. Une vie ne compte pas plus qu'un foetus de paille. On embastille. On torture. On assassine en toute légalité. On envahit des pays pour piller leurs richesses pétrolifères et l'Humanité n'a juste qu'à la boucler. On ne lui demande pas son avis et elle n'a pas à le donner d'ailleurs... voila la tristé réalité du contexte dans lequel nous vivons. Et en plus, il faut entendre le porte-parole de la Maison Blanche déclamer le plus sérieusement du monde :«Sur les droits de l'homme, il n'y a pas de plus grand modèle que les Etats-Unis». Alors là, que voulez-vous, les bras nous en tombent ! Ils nous prennent vraiment pour les derniers des demeurés mais depuis que Bush est au pouvoir, Cheney et sa clique de malfrats ont plutôt tendance aussi à vouloir nous faire prendre les vessies pour des lanternes.

On ne peut s'empêcher de penser qu'ils ont de la chance... mais qu'ils n'oublient pas quand même que rien ne dure. La révolte couve et gronde des peuples bafoués et ils auront un jour à rendre des comptes. Que les criminels de guerre qui sont à la tête de notre planète profitent bien de leur immunité pour perpétrer leurs méfaits. Et qu'ils se regardent bien dans leur miroir aux alouettes le soir avant de s'endormir. Et qu'ils ricanent même du bon tour qu'ils nous jouent... il faut bien savoir, à la longue, que les 6 milliards et quelques de personnes ne feront qu'une bouchée des quelques crapules établies sans nous demander notre avis... et ça ils le savent les hauts perchés. Ils le savent. C'est pour cela qu'ils répriment et suppriment. Mais le temps travaille pour la Justice et la Vérité. Et ils ne pourront pas nous tenir indéfiniment asservis à leurs lois criminelles...

Prisons secrètes : Washington refuse de s'expliquer

par Philippe GELIE

La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, qui entame aujourd'hui une tournée en Europe, n'a pas l'intention de jouer la transparence sur l'affaire des prisons secrètes de la CIA.

CONDOLEEZZA RICE part en campagne aujourd'hui pour relever l'un des défis les plus difficiles de son mandat de secrétaire d'Etat. Face aux pressions, d'ailleurs plutôt molles, des Européens, elle n'a aucune intention de lever le voile sur le rôle de la CIA dans les transferts et les lieux de détentions secrets des prisonniers de la «guerre antiterroriste». Elle compte au contraire mettre les gouvernements devant leurs responsabilités et les sommer de choisir leur camp.


Depuis les révélations du Washington Post il y a un mois, le département d'Etat promet de répondre aux demandes formelles d'explications qui s'accumulent, à la fois sur l'existence de prisons secrètes dans huit pays, dont plusieurs démocraties de l'ex-bloc de l'Est, et sur des centaines d'escales en Europe d'avions de la CIA transférant des terroristes présumés vers ces «sites noirs».

Au nom de l'Union européenne (UE), le chef de la diplomatie britannique Jack Straw a demandé la semaine dernière à Condi Rice des «clarifications» sur de possibles «violations du droit international.» L'organisation de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch, a publié une liste de vingt-six «détenus fantômes» qu'elle croit aux mains de la Centrale de renseignements américaine.

Riposte politique


La tournée qui va conduire la secrétaire d'Etat en Allemagne, en Roumanie, en Ukraine et, à Bruxelles, au siège de l'Otan, devrait être l'occasion d'une franche explication entre alliés. A Washington, des responsables de la Maison-Blanche, du Conseil national de sécurité, du département de la Défense, de la CIA, du département d'Etat et du département de la Justice ont planché pendant des jours pour répondre aux accusations. Ils ont décidé d'une riposte exclusivement politique : en substance, dira Condi Rice à ses interlocuteurs, «la guerre antiterroriste vous concerne autant que nous et vous devriez en souligner les bénéfices auprès de vos opinions publiques au lieu de nous montrer du doigt».


Aucun responsable américain n'a officiellement admis l'existence des prisons secrètes. George W. Bush répète à chaque occasion : «Nous ne torturons pas.» Washington se retranche derrière l'argument de la légalité pour couper court aux questions : «La première responsabilité du président est de protéger le peuple américain, et il le fait conformément à nos lois, à nos valeurs et à nos obligations internationales», insiste son porte-parole, Scott McClellan. Quant aux vols de la CIA, difficiles à nier quand les numéros des avions peuvent être suivis à la trace, le département d'Etat laisse entendre que les gouvernements concernés étaient au courant : «Les Etats-Unis respectent la souveraineté de leurs alliés», martèlera Condoleezza Rice.


Bref, ce qui n'est pas prouvé n'a pas à être justifié et ce qui est avéré relèverait d'une responsabilité partagée. «Ce sera une réponse diplomatique, mais vigoureuse», promet un haut responsable. Avec cette double ligne d'attaque, la chef de la diplomatie américaine espère même obtenir un gain politique, en amenant ses partenaires à assumer leur participation à la lutte antiterroriste. «C'est la responsabilité des gouvernements d'expliquer aussi clairement que possible à leurs opinions publiques ce qu'ils font dans la guerre contre le terrorisme», estime le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

Malentendu transatlantique


C'est peut-être là que Condoleezza Rice va mesurer la profondeur du malentendu transatlantique. Dans une interview à USA Today, elle a répété qu'«on ne peut permettre à quelqu'un de commettre son crime avant de l'arrêter (lorsque) des milliers d'innocents risquent de mourir». Avec cet argument, l'Administration Bush justifie depuis quatre ans le statut de non-droit des «combattants illégaux» détenus à Guantanamo et tourne autour de la question de la torture sans vraiment la trancher. Les méthodes policières et juridictionnelles favorisées en Europe ne lui semblent pas offrir une autre possibilité. «Sur les droits de l'homme, il n'y a pas de plus grand modèle que les Etats-Unis», a proclamé vendredi le porte-parole de la Maison-Blanche.


En l'absence de transparence ou de remise en question, les prisons secrètes, les détenus fantômes et les avions furtifs de la CIA pourraient à nouveau creuser le fossé transatlantique, qui avait tendance à se réduire sous le second mandat de Bush. Au risque d'affaiblir la coopération euro-américaine sur l'Iran, l'Afghanistan ou la Syrie.

Sources : LE FIGARO

Posté par Adriana Evangelizt

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