L'EUROPE COMPLICE DES TORTIONNAIRES
Alors que dire sur les avions de la CIA ? Nous en avons déjà parlé sur un de nos blogs ICI... comme l'a si bien dit Condoleeza Rice rien ne s'est fait sans que les gouvernements européens ne soient au courant. On ne peut être plus clair. Et s'il n'y avait pas eu une fuite, personne n'aurait jamais rien su. Il n'y aura donc aucune sanction contre Washington, l'affaire sera étouffée pour la simple raison que la CIA est solidement implantée sur notre sol, d'ailleurs nous sommes bien répertoriés, dans le moindre détail, sur leur site et ils savent même la drogue qui est consommée sur notre territoire. Depuis le départ Blair fait l'innocent... la Pologne nie carrément avoir eu sur son sol un Guantanamo, l'Allemagne dément avec véhémence l'enlèvement d'un de ses citoyens par la CIA qui s'est retrouvé en Afghanistan par l'opération du Saint-Esprit... 17 pays ont servi d'escale aux tortionnaires mais nul n'a rien vu, rien entendu... ce ne sont que des rumeurs. Comme vous pourrez le constater sur la carte ci-dessous...

En ce mois de décembre, il est bon de croire au Père Noël... on voudrait y croire. Mais voilà... nos chers dirigeants ne se sont pas encore rendus compte que l'on n'avait plus l'âge de poser nos godasses au pied de leur sapin clignotant de mensonges. Nous noterons quand même que tous les pays de l'Est que nous avons été forcés d'adouber à l'Union Européenne par le gouvernement Bush sont tous des tortionnaires en puissance et que -cerise sur le gâteau- la Lettonie a même réhabilité le nazisme. Nous sommes complètement infiltrés par les régimes d'extrême-droite dont Cheney, Rumsfeld et Bush ne sont que les parangons. Voilà la triste réalité qui plane sur notre monde.
Lire les deux pages du Monde : Sur la piste des activités cachées de la CIA en Europe où l'on apprend aussi que la Syrie sert de dépotoir à torture malgré qu'Assad soit dans le collimateur. Ils n'ont pas honte !

Dessin de MARIALI
La CIA divise l'Europe
par Philippe PAQUET
La controverse sur prisons et vols clandestins oppose Vieille et Nouvelle Europe. Elle ravive aussi le clivage entre partisans et adversaires de la guerre en Irak. La volonté est pourtant de préserver les relations transatlantiques.
Alors qu'elles se remettaient à peine de la dure épreuve de la guerre en Irak, les relations transatlantiques traversent une nouvelle zone de fortes turbulences, malgré la volonté affichée des Européens d'éviter autant que possible l'affrontement.
Les assurances données mercredi par la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice sur le refus américain de recourir à la torture et la promesse de corriger les erreurs éventuellement commises dans la lutte contre le terrorisme devaient les y encourager mais d'aucuns, comme le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bernard Bot, n'en trouvaient pas moins ses explications «insatisfaisantes».
Les révélations sur l'existence de prisons secrètes et l'utilisation clandestine d'aéroports européens pour transférer des détenus accusés d'activités terroristes jettent, il est vrai, une lumière crue non seulement sur les méthodes de la CIA mais sur la conception qu'on se fait toujours à Washington de la concertation avec les «alliés» européens.
Elles jettent par ailleurs une lumière tout aussi crue sur les différences de valeurs éthiques et de standards démocratiques dans ce qu'il est convenu d'appeler, à la suite de Donald Rumsfeld, la «Nouvelle Europe». Les dénégations de Varsovie et de Bucarest quant à l'existence de prisons secrètes sur leur territoire semblent de plus en plus difficiles à prendre au sérieux.
Cacher une évidence
«Combien de temps encore le gouvernement polonais veut-il cacher ce qui est devenu aujourd'hui une évidence?», demandait mercredi Tom Malinowski de l'organisation Human Rights Watch. Après que la chaîne de télévision américaine ABC eut assuré la veille, en donnant leurs noms, qu'onze prisonniers avaient été rapidement transférés de Pologne vers un centre de détention de la CIA au Sahara suite aux révélations du «Washington Post» le 2 novembre, le président polonais Aleksander Kwasniewski réaffirmait mercredi qu' «il n'y a jamais eu dans ce pays de prisons secrètes».
Même son de cloche à Bucarest où le président roumain Traian Basescu n'en a pas moins reconnu que «des avions (de la CIA) ont atterri» dans le pays. Et d'ajouter: «Ils vont continuer à atterrir. La Roumanie collabore avec les Etats-Unis non seulement dans les domaines politique et militaire mais aussi dans celui des services secrets.» A l'heure où Bucarest accueille des bases américaines et où la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice salue, dans la Roumanie, le «meilleur allié» des Etats-Unis dans la région, les doutes sont à tout le moins permis sur l'étendue de l'assistance prêtée à Washington dans la guerre contre le terrorisme.
Sans surprise, ce sont les pays qui ont épaulé l'administration Bush dans la guerre en Irak qui ont par ailleurs le plus volontiers accordé des facilités de transit aux avions de la CIA. Il est, certes, difficile de distinguer ici entre complicité délibérée des gouvernements et opérations clandestines des services secrets américains dans la mesure où les opérateurs de vols privés ne sont pas tenus de soumettre des listes de passagers en transit lors d'escales purement techniques.
C'est pourquoi le groupe des Verts au Parlement européen réclame une commission d'enquête parlementaire. «Les activités de la CIA remettent en question les droits fondamentaux de l'UE», note-t-il. «Des prisons secrètes, des transferts illégaux de prisonniers, la torture et les enlèvements ne doivent en aucun cas être tolérés sur le territoire européen.»
Sources : LIBRE BELGIQUE
Posté par Adriana Evangelizt