CRIMES DE GUERRE US
Armes interdites US, Médecine pour le Tiers Monde savait depuis 2 ans !
par Bert De Belder
Lors des bombardements américano-britanniques sur Bagdad en mars-avril 2003, une équipe médicale de Médecine pour le Tiers monde (M3M), composée de l'urgentiste Geert Van Moorter et de la pédiatre Colette Moulaert, se trouvait sur place. Geert nous a transmis le contenu de son journal par téléphone satellite. Le 3 avril, il parlait des "Atrocités de la guerre à 100km de Bagdad". Nous avons raconté son témoignage à l'expert britannique en armemement, Dai Williams, qui donna des conseils sur les armes, qui d'après la description de Geert, pouvaient avoir été utilisées pour des actions militaires. A la lumière de l'agitation sur l'emploi de bombes au phosphore par les USA contre Fallujah en novembre 2004, nous reprenons ici l'extrait du journal de Geert, avec cette fois le commentaire de Dai Williams.
Ces extraits sont issus du journal écrit à Bagdad, le 3 avril à 20h. Le Docteur Geert Van Moorter par téléphone satellite :
Premier incident :
Le docteur Van Moorter : " Aujourd'hui, nous avons roulé jusqu'à Hilal, la petite ville à côté de Babylone, qui a été fortement bombardée hier. Dans de pauvres quartiers populaires, on a lancé entre 20 et 25 bombes. L'hôpital de Hilal a dû accueillir 150 blessés graves. Le docteur Mahmoud Al-Mukhtar nous a dit que les victimes avaient été blessées par des bombes à fragmentation. Ce sont des bombes qui éclatent en de très nombreux petits projectiles, qui explosent ensuite à leur tour et causent de terribles dégâts. Les bombes à fragmentation sont interdites par le droit international des conflits armés, mais de ça Bush n'en a que faire ! J'ai vu de nombreuses situations poignantes dans cet hôpital. Une famille de onze personnes dont six sont décédées…Un père qui n'avait plus qu'un enfant vivant : sa femme et ses deux fils sont morts…De petits enfants amputés… "
Dai Williams : C'est la description d'une bombe à fragmentation ; celles-ci sont déjà reconnues comme des armes criminelles par les médias.
Deuxième incident :
Le docteur Van Moorter : " Mon deuxième témoignage est encore plus horrible. C'est l'histoire d'un bus de civils qui a été abattu. Pas celui de Najaf, dont on a parlé partout dans la presse, mais c'est une affaire qui, selon moi, est encore ignorée des médias occidentaux.. Il y a trois jours, un bus transportant des passagers a été abattu à un poste de contrôle américain, près de Hilal à Al Sqifal, avec des conséquences affreuses. Selon des témoins, le bus s'était temporairement arrêté et avait fait demi-tour, sur ordre des soldats américains. Ce qui s'est passé exactement n'est pas clair, mais ce doit être un énorme projectile destructeur qui est tombé sur le bus. Le docteur Saad El-Fadoui, un chirurgien de 52 ans qui a étudié en Ecosse, venant de l'hôpital de Hilal, s'est rapidement rendu sur place. Lorsqu'il m'a raconté ce qu'il avait vu là-bas, il en était encore tout retourné trois jours après. " Les cadavres étaient carbonisés (noircis), terriblement défigurés, démembrés ", soupirait-il. " Autour et à l'intérieur du bus, j'ai vu des têtes arrachées, des cervelles, des entrailles,… ". On peut essayer de deviner quelle arme criminelle de destruction massive a pû provoquer une horreur pareille. Personne n'avait entendu de détonation, il n'y avait aucune trace de shrapnel sur les corps. Un journaliste m'a parlé d'une arme thermique au cuivre liquide ou quelque chose du genre…Les Américains peuvent-ils être si cruels ? Le docteur Saad El-Fadoui nous a demandé avec insistance de tout essayer pour faire cesser cette horrible guerre d'agression. "
Dai Williams : La référence à une arme thermique au cuivre liquide semble être les propos déformés d'une personne décrivant une arme avec une ogive sous forme de charge. (HEAT (thermique, chaleur) signifie aussi High Explosive AntiTank weapons (=des armes antichar hautement explosives)). Les ogives sous forme de charges sont composées d'un souffle explosif polarisé avec un noyau en cuivre (ou composé d'uranium) qui fond lors de l'explosion et qui se déplace à une vitesse très importante, de manière à pénétrer le blindage. Le mot " thermique " (heat en anglais) dans ce contexte peut aussi être la description des effets évidents d'une arme incendiaire. Si l'arme a été activée à partir d'un point de contrôle (sol- sol) cela devait être un missile antichar, comme par exemple le JAVELIN qui possède une charge tandem. Ces armes ont été recemment achetées par les forces britanniques et je me demande si les ogives du JAVELIN se composent d'un noyau réduit d'uranium comme le prototype que le DERA et le MOD ont fabriqué et testé en 1999. Le JAVELIN produirait une explosion d'une température bien plus haute (5000 degrés) que celle du cuivre et pourrait expliquer les brûlures sévères des victimes. La " carbonisation " était typique des victimes de l'uranium sur les autoroutes de la mort en 1991. Les armes ne laissent pas d'éclats d'obus et fonctionnent en projetant sur la cible, une pointe de métal en fusion, qui est quasiment du plasma.
Troisième incident :
Le docteur Van Moorter : " Ici, nous n'avons pas d'électricité pour l'instant. De grands quartiers de Bagdad sont sans courant ; ils ont été fortement bombardés cette nuit. Colette (la collègue médecin de Geert, le docteur Colette Moulaert, ndr) a vu descendre deux boules de feu juste derrière la mosquée, par la fenêtre de sa chambre d'hôtel. Je pense que ce sont ces bombes en container de 7 à 8 tonnes, qui émettent d'énormes vibrations. " Je grelotte de froid ", dit Colette, mais c'était les vibrations du bombardement. "
Dai Williams : Les seules armes qui corresponsent à cette description sont les BLU-82, les bombes Daisy Cutter. Elles ont été conçues au Vietnam pour dégager la jungle et former des chemins. Elles produisaient une pression immense (1000 Ibs/sq pouce) sur une vaste région-mortelle de 300 à 900 mètres. Elles écrasent et brûlent littéralement tous les êtres humains se trouvant dans la zone de la déflagration, provoquant des blessures internes considérables, des brûlures sévères mais pas de blessures de shrapnels provenant de l'explosion à haute température. Des blessures plutôt comme celles provoquées par le napalm, hautement explosif, en effet, mais les bombes sont 10 à 20 fois plus grandes.
Pour plus d'infos concernant le JAVELIN voir le lien Internet : http://www.online-checkpoint.ch/Checkpoint/Materiel/Mat0017-MissileAnticharJavelin.html (N.d.T.)
Traduit du néerlandais par Valérie Thiria, bénévole chez INTAL
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Sources : STOP USA
Posté par Adriana Evangelizt