UNE BIOGRAPHIE DE GEORGE W BUSH

Publié le par Adriana Evangelizt

Quand on lit la biographie de George W. Bush, ci-dessous, on ne peut s'empêcher de se demander comment a-t-il pu devenir président des Etats-Unis ? Bien sûr, il y avait papa et les amis de papa. Cheney pour ne pas le nommer, entre autre. Mais l'autre question importante à se poser est : Pourquoi l'est-il devenu ? Car il y a une raison bien précise. Bush junior n'est ni un intellectuel ni un poltique. C'était plutôt un golden boy, joyeux lurron porté sur l'alcool et les paradis artificiels jusqu'à l'âge de quarante ans. Âge fatidique où il a rencontré Dieu... par l'intermédiaire de Billy Graham le pape évangélique qui a longtemps navigué dans les coulisses du pouvoir et dans la vie privée de nombreux présidents. "Tu peux arrêter de boire Georgie, si tu crois en Dieu... et peut-être même que tu pourrais devenir président des Etats-Unis par la grâce de ce même Dieu..." on peut imaginer la scène... ou le bourrage de crâne. Il est bien évident que, sur terre, Dieu ne préside pas à la destinée des hommes... c'est plutôt le diable qui s'en charge pour quelques uns. Et Cheney créa Bush et les catastrophes...

George W. président pour tuer le père

 

par Pascal Riche

 

Alcool, faillite économique, échecs politiques... Le destin de Bush Jr n'était pas tout tracé.

Qui se souvient encore de George Bush? Non, pas George W.: l'autre, l'ancien président, le numéro 41. Il a été gommé. Pendant la campagne, c'est à peine si on l'a vu. Il est parfois passé, furtivement, souriant dans un coin de l'image, par exemple dans les gradins de la convention républicaine de New York, fin août. Sur le podium, Bush-le-fils a présenté Dick Cheney comme «le meilleur vice-président» de l'histoire, oubliant que son père avait été celui de Reagan.

En allant dans la même université (Yale), en se lançant dans le même business (le pétrole), en entrant en politique, en devenant président, puis en déclarant la guerre contre Saddam Hussein, George W. Bush semblait suivre les traces de son père. Erreur : il les recouvrait. Hier, le fils a sans doute vengé le père (qui avait, lui, été chassé au bout d'un mandat, par Bill Clinton), mais il l'a surtout effacé. Dans les livres d'histoire, s'il reste un «George Bush», ce sera lui : celui du 11 septembre, celui des deux mandats.

Le gai luron de l'université. La vie de George W. Bush, 58 ans, est étrange. Il est devenu président à la fois par accident et par fatalité. Il est né dans le Connecticut le 6 juillet 1946, aîné d'une famille de six enfants. Il grandit au Texas, dans la région de Midland. Son grand-père est sénateur, son père est un homme d'affaires capable. George Walker est un garçon charmant, proche de sa mère Barbara, femme au franc-parler et dotée d'un solide bon sens. Il lui voue encore aujourd'hui une adoration sans bornes. Lorsqu'il a 7 ans, sa petite soeur Robin, âgée de 3 ans, meurt d'une leucémie. C'est pour lui un choc : ses parents ne l'avaient pas informé de la maladie. «Il posait plein de questions et ne pouvait pas comprendre pourquoi nous savions, depuis longtemps», a raconté Barbara Bush dans ses mémoires. Cet épisode, assurent ses panégyristes, explique la fermeté de son caractère. Il peut aussi éclairer d'autres traits. A l'époque, c'est sur George que retombe la responsabilité de consoler sa mère. Son père est absent. Il voyage sans cesse. L'enfant divertit Barbara par ses mimiques...

Grâce aux relations familiales, George W. Bush entre dans la prestigieuse université de Yale, déjà fréquentée par son père et son grand-père. Comme eux, il est admis dans la société secrète estudiantine Skull and Bones, la plus prestigieuse du campus. Ce n'est pourtant pas un étudiant brillant. Son frère Jeb, dans l'idée de ses parents, est bien plus prometteur. George est un gai luron aux notes moyennes. Il aime faire le pitre et la fête (surtout bien arrosée), encourager l'équipe de foot, rigoler. Certains biographes racontent qu'il prend aussi goût à la cocaïne. Bush n'a jamais commenté le sujet, parlant seulement «d'erreurs de jeunesse». C'est sa période «Prince Hal». Le parallélisme avec le personnage shakespearien (qui deviendra le roi guerrier Henri V) est frappant : deux jeunes gens, promis un jour à régner, s'adonnant à de multiples frasques sans réussir à conjurer leur destin.

Laura ou Jack. Grâce aux appuis de son père, encore, Bush échappe à la guerre du Vietnam en s'enrôlant dans la Garde nationale texane. Il est déchargé prématurément de ses obligations militaires et termine ses études par un MBA à Harvard, en 1973. Plus son père prend de l'importance sur la scène publique (élu du Congrès, ambassadeur, directeur de la CIA...), plus la boisson en prend dans la vie de «W». Plus tard, il accrochera dans son bureau, un portrait du héros texan du XIXe Sam Houston couvert d'une serviette, en cure de désintoxication : «C'est la preuve qu'on peut avoir bu et être un grand homme», expliquera-t-il à ses conseillers. Sa vie professionnelle alors est chaotique : il s'est lancé dans le business du pétrole, comme papa, mais enchaîne les ratés. Ce sont les amis de son père qui, plus tard, sauveront son entreprise de la faillite.

Une femme, Laura Welch, change le cours de sa vie. Son père n'y est, cette fois, pour rien. C'est une bibliothécaire âgée comme lui de 30 ans. Des amis, cherchant à les marier, organisent un barbecue pour les rapprocher. Elle est son image inversée : sage, solide, tout en retenue. «Il a mis de l'excitation dans ma vie», confiera-t-elle un jour. Ils se marient trois mois plus tard. Toujours sur les traces paternelles, Bush cherche à se faire élire au Congrès en 1978, mais il échoue.

En 1981, le couple donne naissance à deux jumelles. Il appelle l'une d'entre elles Barbara, comme sa mère. Mais l'alcool est toujours là, minant sa vie. En 1986, Laura exige qu'il cesse : plus une goutte. «Elle m'a dit : "C'est moi ou Jack Daniel's"», a raconté un jour Bush.

Sa vie se stabilise alors, avec le soutien d'un groupe de chrétiens évangélistes. Il avait délaissé la religion, il la retrouve, violemment, comme le font la plupart des born again. Sa carrière politique devient «courte et joyeuse», pour reprendre le sous-titre d'un livre qui lui est consacré. Président d'une équipe de base-ball, les Texas Rangers, il se fait élire gouverneur du Texas en 1994. Son frère, candidat au même poste, mais en Floride, a été battu. Lorsque l'ex-président Bush appelle George pour le féliciter, ce dernier est mal à l'aise : «J'ai l'impression que Papa n'a retenu que la défaite de Jeb. Pas ma victoire», lâche-t-il.

Il se lance dans la campagne présidentielle en 2000. Avec l'aide de son fidèle stratège Karl Rove, il écrase le favori John McCain en s'appuyant sur la base chrétienne du parti. Le politicien conservateur qui se présente aux Américains est alors très différent du modéré qu'était son père. Il remporte l'élection, avec moins de voix que son opposant Al Gore, et au terme d'une vaste bataille juridique interrompue par la Cour suprême.

La présence de Dieu. C'est le 11 septembre qui marque la rupture la plus profonde de sa vie, donnant un sens à son mandat. Bush racontera par la suite que, ce jour-là, il a «senti» la présence de Dieu à ses côtés. Il se sent investi d'une mission. Il aurait pu alors profiter de cette tragédie pour se poser en rassembleur, se repositionner au centre, dans la tradition de son père. Mais non : il choisit la voie inverse, se posant en héros des valeurs chrétiennes à l'intérieur du pays, en «président de guerre» à l'extérieur. Il décide d'entrer en guerre contre Saddam Hussein. Lorsque celui-ci est arrêté dans son trou, il se fait remettre le pistolet du dictateur déchu, qu'il montre, parfois, à des invités de marque. «Il a essayé de tuer mon papa», laisse-t-il échapper un jour.

Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans BUSH

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