SCOOP : LE LIVRE QUI REVELE LA VERITE SUR LES ECOUTES

Publié le par Adriana Evangelizt

Pas un jour ne se passe sans qu'éclate un nouveau scandale dans l'administration Bush et croyez bien que Rumsfeld et l'infâme Cheney doivent être dans leurs petits souliers. Car le livre que vient de sortir aujourd'hui James Risen, le journaliste qui a révélé l'existence des écoutes est un véritable pavé dans la mare de ces deux machiavéliques. Nous avions donc bien raison, ils prennent les décisions sans en informer le Président et gouvernent carrément à sa place. Quand on sait pour quel lobbies ils bossent, rien d'étonnant à ce que le Proche-Orient soit à feu et à sang. Il faut destituer ces crapules et vite.

Les secrets de James Risen

par Richard Hétu

Après le scoop, voici le livre. Si un film en était tiré, il mettrait en vedette trois personnages pas mal inquiétants: George W. Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld.

Le scoop en question secoue Washington depuis sa publication, le 16 décembre, dans les pages du New York Times. Cosigné par James Risen, journaliste de l'heure, il concerne le programme très controversé des écoutes secrètes, autorisé aux États-Unis par le président.

L'exclusivité de Risen ébranle également le Times, qui a mis un an avant de la publier. Pourquoi le journal a-t-il retardé l'éclatement de cette bombe? Byron Calame, le propre médiateur (public editor) du quotidien, a posé la question à la direction, qui a refusé de lui répondre.

Quant au livre de Risen, il est sorti dans la journée d'hier, soit deux semaines plus tôt que prévu. Son arrivée dans les librairies a peut-être forcé le Times à ignorer les pressions de la Maison-Blanche et à publier enfin le scoop de son journaliste, spécialiste du renseignement.

Intitulé État de guerre : l'histoire secrète de la CIA et de l'administration Bush, l'ouvrage de 240 pages contient une version plus étoffée de l'histoire sur l'espionnage sans mandat. Il renferme au moins une autre information explosive: avant le mois d'avril 2003, la CIA a recruté environ 30 personnes d'origine irakienne pour les envoyer en Irak poser des questions à des membres de leur famille sur les programmes d'armement du régime de Saddam Hussein.

Elles sont toutes revenues aux États-Unis avec la même information: l'Irak ne possède plus d'armes de destruction massive. Mais rien de cela n'a été communiqué à la Maison-Blanche. Absolument rien. Pourquoi? Selon Risen, George Tenet, ex-directeur de la CIA, est l'un des principaux responsables de ce manquement spectaculaire, suivi de très près par Rumsfeld, actuel secrétaire à la Défense.

Tenet, le lèche-botte

Dans État de guerre, Tenet est le lèche-botte par excellence. Pour rester dans les bonnes grâces de ses supérieurs, il cache les vérités les plus embarrassantes et avale des couleuvres énormes, dont celles servies par l'ancien exilé irakien Ahmed Chalabi, protégé de Rumsfeld.

Sous la plume de Risen, ce Rumsfeld est un homme intimidant qui a réussi à prendre les rênes de la politique étrangère des États-Unis avec un autre de ses protégés, Dick Cheney. Au cours du premier mandat du président Bush, les deux hommes auraient agi
comme si Tenet, Condoleezza Rice et Colin Powell n'avaient pas existé.

Parfois, ils auraient même choisi de ne pas informer le président de décisions cruciales, comme celle de démobiliser l'armée irakienne après la chute de Saddam Hussein.

Cette décision, qui a contribué au chaos et à la violence de l'après-Saddam, était contraire aux recommandations formulées par le Conseil de sécurité nationale, que présidait Condi Rice. «Rice a subi plusieurs affronts professionnels, particulièrement face à Donald Rumsfeld, écrit Risen dans son livre. Quelques-uns de ses conseillers croient que d'autres auraient démissionné à sa place. Sa loyauté, cependant, a été récompensée lorsque Bush l'a nommée secrétaire d'État au début de son deuxième mandat.»

Toutes les sources de Risen sont anonymes, ce qui peut se comprendre. Après la publication de son scoop en décembre, le département de la Justice a ouvert une enquête sur les fuites médiatiques ayant révélé l'existence du programme d'espionnage.

Selon le président Bush, le Times a aidé la cause des terroristes en révélant qu'il avait lui-même autorisé l'Agence de la sécurité nationale (NSA) à espionner sans mandat judiciaire des conversations téléphoniques et électroniques entre les États-Unis et l'étranger.

«C'est un programme limité destiné à prévenir les attentats aux États-Unis d'Amérique, et, je le répète, limité», a dit le chef de la Maison-Blanche lundi.

Au Sénat, le président de la Commission des affaires judiciaires, le républicain Arlen Specter, a promis de tenir des auditions ce mois-ci sur la légalité du programme d'espionnage.

Sources : CYBERPRESSE

Posté par Adriana Evangelizt

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