L'Otan au Darfour

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors l'Otan, si vous lisez le PNAC en français vous pourrez constater à quoi servent exactement les bases de l'Otan éparpillées dans le monde. Ils ont complètement infiltré l'Europe avec leurs bases, ils encerclent la Russie avec les pays de l'Est qu'ils ont "démocratisé" et où ils ont aussi installé des bases. Le déploiement de l'Otan se fait sur une stratégie bien précise dans le seul but de frapper un grand coup simultanément et depuis plusieurs endroits et dans un avenir très proche. Même l'Afrique se voit adoubé en la circonstance. L'heure est vraiment grave... et tout le monde dort !!! Vous ne pourrez pas dire que l'on ne vous a pas prévenu.

L'implication de l'OTAN au Darfour en question

L'internationalisation de la mission de paix au Darfour, à l'ouest du Soudan, est inéluctable, mais une éventuelle implication de l'OTAN fait débat, selon les analystes.

Alors que des dizaines de personnes périssent chaque mois au Darfour, et que s'aggrave le risque d'un conflit entre le Soudan et le Tchad voisin, la communauté internationale se prépare à un changement de stratégie. "Quand j'ai visité le Darfour en mai dernier, j'avais de l'espoir. Aujourd'hui, je suis pessimiste", a affirmé la semaine dernière le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan dans le Washington Post.

La guerre du Darfour a éclaté il y a trois ans, en février 2003, par une rebellion d'ethnies noires de cette province aussi vaste que la France ou le Texas, réclamant un meilleur partage du pouvoir et des richesses. Le régime du président Omar el-Béchir et ses milices arabes alliées "djanjawids" l'ont impitoyablement réprimée, causant de 180.000 à 300.000 morts et provoquant le déplacement de 2 millions de personnes.

M. Annan a affirmé que le déploiement d'une force de l'ONU prenant le relais de la mission de paix de l'Union Africaine (UA) au Darfour s'achEvant le 31 mars "est désormais inévitable". Sans démériter, cette mission AMIS n'a pu depuis 2004 faire respecter un théorique cessez-le feu, avec des effectifs aujourd'hui de 7000 hommes. "Nos fonds sont quasi épuisés", admet le président de la commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré, alors que le financement, sans cesse croissant, de l'AMIS est surtout assuré par l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis.

Pour le président Béchir, à qui ses pairs viennent de refuser au sommet de Khartoum la présidence des 53 pays africains en 2006, "seul un effort africain va nous mener vers une solution définitive au Darfour". Les négociations entre le gouvernement et les rebelles ont repris la semaine dernière "à plein régime" à Abuja (Nigeria), selon l'UA qui les supervise. Un projet de résolution autorisant la force de l'ONU, à laquelle la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice s'est dite favorable, pourrait être initié lors de la présidence américaine du Conseil de sécurité en février.

Compte tenu du court délai, en plus d'obstacles politiques, le déploiement d'une telle force n'interviendrait pas avant fin 2006-début 2007, estime Jan Pronk, le représentant spécial de Kofi Annan au Soudan. Pour l'UA, et son nouveau président, le congolais Denis Sassou Nguesso l'a dit au sommet de Khartoum, les troupes resteront essentiellement africaines. "On peut parler d'un consensus sur ce point", a estimé un diplomate européen.

Il ne s'agirait pas d'un simple changement de "chapeau", pour reprendre l'expression de M. Annan, mais d'une force "plus étoffée, plus mobile et nettement mieux équipée", prête à faire usage de ses armes. Elle comporterait jusqu'à 20.000 casques bleus. Mais a averti M. Annan "les pays qui ont les moyens militaires nécessaires doivent être prêts à les déployer", désignant implicitement les pays occidentaux ou l'OTAN.

M. Pronk s'est rendu à la mi-janvier au siège de l'organisation atlantique à Bruxelles, après avoir présenté un rapport alarmant au conseil de sécurité. L'AMIS s'était déjà adressée à l'OTAN pour une aide logistique. "L'implication de l'OTAN poserait problème, et le Soudan fera certainement tout pour s'y opposer", affirme un diplomate européen, qui l'estime assez improbable, à cause d'un éventuel veto de la Chine au conseil de Sécurité.

S'il convient que le régime Béchir "verra d'un très mauvais oeil" l'arrivée de l'OTAN au Soudan, Suliman Baldo, directeur Afrique d'International Crisis Group, considère cette option très vraisemblable. Joint par téléphone à New-York, M. Baldo estime qu'il n'y pas d'alternative pour faire le "pont entre les forces de l'UA et de l'ONU". Selon lui, le Soudan va "mobiliser des alliés comme l'Egypte ou la Libye pour la contrer", escomptant l'appui du sommet de la Ligue arabe en mars à Khartoum, et celui de la Chine, son grand partenaire dans le domaine stratégique du pétrole.

Sources : JEUNE AFRIQUE

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans OTAN

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