Bombes à sous-munitions: les USA font part de "désaccords tactiques"
Bombes à sous-munitions: les USA font part de "désaccords tactiques"
La Maison Blanche a réagi jeudi à l'accord sur un traité international interdisant les bombes à sous-munition (BASM), dont les Etats-Unis ne sont pas partie prenante, en expliquant avoir des "désaccords tactiques" sur la manière de procéder.
"Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par l'impact humanitaire, non seulement des armes à sous-munitions, mais de tous les types de munitions utilisés en temps de guerre", a déclaré dans un communiqué un porte-parole de la Maison Blanche, Scott Stanzel, décrivant la nécessité d'éviter les victimes civiles comme "une obligation morale".
Le communiqué rappelle aussi que les Etats-Unis "ont dépensé plus de 1,2 milliard de dollars pour nettoyer les zones de guerres et les anciennes zones de conflits et les rendre sûres pour les civils" depuis 1993.
"Nous sommes très fortement engagés à répondre à ce problème, mais nous avons quelques désaccords sur la meilleure occasion et la meilleure tactique à suivre pour tenter de résoudre ce problème", conclut le communiqué, sans plus de détails sur la nature de ces désaccords.
Pour sa part, un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey, a affirmé que l'accord conclu mercredi à Dublin par 111 pays "ne changeait rien" pour les Etats-Unis.
"Rien de ce qui s'est passé ces derniers jours n'a changé notre position", a déclaré le porte-parole.
Interrogé sur l'impact qu'une telle position risque d'avoir sur l'image des Etats-Unis, premier producteur mondial de sous-munitions, M. Casey a simplement répondu: "les gens tireront leurs propres conclusions".
M. Casey a précisé que les experts du gouvernement américain allaient maintenant examiner le texte de l'accord de Dublin, "pour voir comment il pourrait affecter notre capacité de coordination (avec d'autres armées) ou d'autres intérêts américains".
L'accord de Dublin devra encore être formellement signée lors d'une cérémonie à Oslo les 2 et 3 décembre avant sa ratification par l'ensemble des pays signataires.
Outre les Etats-Unis, d'autres grands pays producteurs, comme la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan et Israël étaient absents de la conférence de Dublin.
Sources Le Monde
Posté par Adriana Evangelizt