Beaucoup d'hypothèses et aucune certitude sur le nucléaire iranien
Alors beaucoup d'hypothèses et de suppositions sur le nucléaire iranien mais aucune certitude et encore moins de preuves formelles. Qu'à cela ne tienne, la dernière mauvaise nouvelle est que les USA en ont une. "les Etats-Unis ont l'intention de présenter au Conseil de sécurité des éléments de preuve, provenant d'un ordinateur portable volé ayant appartenu à un ingénieur iranien, sur un projet de bombe nucléaire iranienne", en lisant ces quelques lignes on a comme une impression de déjà vu. Souvenez vous des fausses preuves d'armes de destruction massive de Saddam Hussein. Là, c'est reparti pour un tour de supercherie. "Des éléments de preuves", le terme en lui-même prouve bien que ce ne sont pas des preuves confirmées ni entière. Quant à l'ordinateur portable volé ayant appartenu à un ingénieur iranien, là encore, les preuves de l'authenticité du personnage manquent. Qui est-il ? Comment se nomme-t-il ? Sûrement un personnage de fiction comme savent si bien les fabriquer les manoeuvriers qui entourent Bush. Et sur ces documents volés il serait question d'un "projet de bombe nucléaire iranienne"... un projet... ce qui signifie que la bombe est loin d'être conçue alrs que le Pakistan ou la Corée, par exemple, la possèdent avec certitude. Tout le monde s'accorde d'ailleurs à dire que l'Iran n'aurait pas la bombe avant 2009. Ce qui prouve le danger. Mais qu'à cela ne tienne. Le seul vrai tort de l'Iran, c'est de vouer "l'entité sioniste" aux gémonies, comme le malheureux Saddam Hussein qui croupit en gêole alors que ceux qui l'ont fait embastiller ont tué cent fois plus que lui, si on fait le calcul tant des victimes afghanes qu'irakiennes que palestiniennes... voyez un peu le vice !
L'AIEA évoque un possible volet nucléaire du nucléaire iranien
Le délai d'un mois que la communauté internationale avait accordé à l'Iran, le 4 février, dans une résolution du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a expiré sans que Téhéran ne se conforme aux demandes qui lui avaient été faites en matière de suspension de ses activités d'enrichissement d'uranium. Celles-ci se sont au contraire accélérées.
Ce double constat est contenu dans le rapport que le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, doit présenter à l'organe exécutif de cette agence de l'ONU, lundi 6 mars, à Vienne. Il ouvre la voie à une action du Conseil de sécurité des Nations unies contre l'Iran - action que la Russie, suivie par la Chine sur ce point, avait cherché à repousser en insistant, fin janvier, auprès des Occidentaux, pour que Téhéran puisse bénéficier d'un délai supplémentaire pour se soumettre aux injonctions de l'AIEA. Mais les négociations entre le pouvoir iranien et Moscou sur un projet de compromis, lequel prévoyait que les activités d'enrichissement nécessaires aux installations nucléaires iraniennes soient confiées à la Russie, n'ont pas abouti.
De même, une ultime tentative de négociations entre officiels iraniens et représentants européens (Allemagne, France et Grande-Bretagne), tenue vendredi à Vienne, n'a débouché sur aucun résultat. La pierre d'achoppement a été le refus du régime de Téhéran de renoncer à des activités de "recherche et développement" en matière d'enrichissement.
"DISQUES DE PLUTONIUM"
Le rapport de M. ElBaradei, que Le Monde s'est procuré, ne conclut pas formellement à l'existence, en Iran, d'un programme nucléaire militaire, et il n'apporte aucune information nouvelle sur ce point. Un rapport de l'AIEA du 31 janvier avait déjà fait état d'éléments douteux laissant penser que Téhéran pouvait chercher à se doter de la bombe atomique. Il s'agit notamment d'un document de 15 pages, montré à l'AIEA par les responsables iraniens, portant sur une technique de réduction d'uranium métal en formes hémisphériques pouvant être utilisées sur une arme nucléaire.
M. ElBaradei évoque ce document dans les conclusions de son rapport, et souligne que Téhéran n'a pas été en mesure de fournir "des éclaircissements suffisants quant au rôle des militaires dans (son) programme nucléaire". Le rapport mentionne en outre la découverte en Iran de "disques de plutonium" dont le degré d'irradiation correspondrait à des activités nucléaires militaires, et non civiles.
Enfin, il fait état d'un programme de fabrication d'explosifs et d'éléments de missile appelé Green Salt Project et comportant un potentiel aspect militaire. Le rapport de M. ElBaradei constate par ailleurs que les activités d'enrichissement à Natanz se sont intensifiées, notamment avec l'introduction, le 15 février, de gaz (hexafluorure d'uranium) dans une dizaine de centrifugeuses.
Bien que l'AIEA, qui enquête depuis trois ans, "n'ait pas vu de détournement de matériel nucléaire vers des armes nucléaires ou d'autres explosifs nucléaires, l'Agence n'est pas en mesure, à ce stade, de conclure qu'il n'existe pas de matériel nucléaire ni d'activités nucléaires non déclarées en Iran", écrit M. ElBaradei.
Cette formulation laisse une grande marge de manoeuvre aux discussions qui auront lieu au Conseil de sécurité de l'ONU, où la Russie et la Chine, qui disposent d'un droit de veto, ont déjà manifesté leurs réticences concernant d'éventuelles sanctions contre l'Iran. Selon l'hebdomadaire américain Time, les Etats-Unis ont l'intention de présenter au Conseil de sécurité des éléments de preuve, provenant d'un ordinateur portable volé ayant appartenu à un ingénieur iranien, sur un projet de bombe nucléaire iranienne.
Sources : LE MONDE
Posté par Adriana Evangelizt