Le retard de l'Iran dans la technologie
Voilà un article qui nous éclaire encore mieux sur l'impossibilité qu'à l'Iran de fabriquer l'arme nucléaire à court terme... technologiquement, ils en sont encore à l'âge de pierre pour donner une image. Peut-être qu'en frottant deux cailloux, ils arriveront à faire des étincelles mais pas de quoi fouetter un chat.
L'Iran a encore un sérieux retard technologique
Alors que le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) se réunit lundi 6 mars pour décider d'une éventuelle saisine du Conseil de sécurité de l'ONU sur le dossier iranien, le New York Times s'interroge sur la capacité de la république islamique à maîtriser l'énergie nucléaire civile et éventuellement l'arme atomique. "L'Iran doit encore résoudre de nombreux problèmes", estime le quotidien américain. "Les plus grandes difficultés techniques que connaît l'Iran concernent deux phases cruciales du développement de l'énergie nucléaire : la conversion du minerai d'uranium en gaz, et la conversion de ce gaz en combustible nucléaire enrichi, relate le journal. Avant d'enrichir de l'uranium, même en modeste quantité, les Iraniens doivent réparer et rénover leurs installations nucléaires. Ils auraient besoin de construire 100 centrifugeuses par semaine pour réussir à fournir l'usine d'enrichissement de Natanz. De plus, le gaz censé alimenter ces machines est contaminé par des impuretés."
"Le ralentissement du développement de la technologie nucléaire en Iran est due en partie au départ en exil de nombreux scientifiques après la révolution islamique de 1979. De plus, les mollahs ont été plus intéressés jusqu'à maintenant par la mise en place de leur théocratie que par les secrets de l'atome", explique le New York Times. "Les Etats-Unis ont créé d'autres obstacles. Dans les années 1990, ils ont poussé des pays comme la Russie ou la Chine à dénoncer certains accords, qui auraient permis au programme iranien de progresser plus vite", rappelle le journal. "L'Iran a beaucoup de difficultés à transformer le minerai d'uranium concentré, dit yellow cake, en hexafluoride d'uranium gazeux. Ce gaz est ensuite introduit dans les centrifugeuses, qui le transforment en uranium enrichi. L'Iran a entamé la conversion au début des années 1990, aidé par la Chine. Mais, en 1997, l'administration Clinton a persuadé Pékin de dénoncer leur accord avec l'Iran. Les Iraniens ont pu obtenir les plans de l'usine de conversion, mais rien de plus."
Reste que, comme le rappelle un scientifique iranien expatrié aux Etats-Unis, cité par le journal, "le monde commet une erreur en sous-estimant l'avancement de la science en Iran et l'ingéniosité que les Iraniens peuvent mettre à développer leur programme, même avec peu de moyens".
Sources : COURRIER INTERNATIONAL
Posté par Adriana Evangelizt