L'Iran ne craint pas les frappes nucléaires

Publié le par Adriana Evangelizt

Le ton monte et l'inéluctable va avoir lieu. Il y a quelque chose de marrant... si vous allez sur le site du gouvernement américain en Français, vous verrez que l'Iran n'est pas à l'ordre du jour, ce qui est quand même étonnant... le dernier article qui parle de l'Iran est daté du 3 mars. On peut y lire les commentaires de Bolton sur le rapport que Al Baradei devait remettre au Conseil de Sécurité de l'ONU. Il dit « Sauf le respect qu'on doit à l'AIEA, la Charte de l'ONU dit bien que les menaces à la paix et à la sécurité internationales sont du ressort du Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité n'a pas besoin d'un rapport de l'AIEA » Les mots sont on ne peu plus clair. Ils feront comme d'habitude, ils attaqueront sans demander l'avis de personne.

L’Iran ne reculera pas sur le nucléaire, même avec des frappes américaines

Les dirigeants de l’Iran ne reculeront pas sur le programme nucléaire de leur pays, même si cela doit déboucher à terme sur des sanctions ou des frappes américaines, ont estimé un responsable et des analystes iraniens. Comptant sur un soutien populaire, stimulé par les prix élevés du pétrole et estimant l’Amérique affaiblie par son enlisement en Irak, le régime se juge en position de force. « Nous aimerions que la diplomatie l’emporte, mais les Américains veulent nous humilier, ils veulent que nous renoncions à nos droits légitimes, sinon ils nous attaqueront », a déclaré à l’AFP un responsable du régime, sous le couvert de l’anonymat.

L’Iran n’entendant pas céder aux pressions pour revenir sur ses ambitions nucléaires, « nous nous attendons à ce que toute l’histoire se termine par une attaque américaine contre l’Iran, et nous y sommes préparés », a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir bientôt pour envisager les suites à donner au refus de l’Iran de suspendre ses activités nucléaires sensibles et de coopérer plus largement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Au-delà d’un simple avertissement, se profilent d’éventuelles sanctions, comme en ont averti mercredi les autorités américaines. Mais Téhéran défend fermement son droit à l’enrichissement d’uranium sur une petite échelle, dans un but de recherche. Les Occidentaux le lui refusent. « L’Iran résistera aux Etats-Unis », affirme Mohammad Sadeq Al-Husseini, un analyste du Proche-Orient considéré comme modéré politiquement. « Ils ont pensé à la possibilité d’une guerre, mais (...) les Etats-Unis sont plus faibles aujourd’hui qu’ils ne l’étaient avant d’aller en Irak ».

Pour Gholamreza Ghalandarian, directeur du quotidien conservateur Qods, même si l’Iran « veut continuer à négocier (...) nous ne permettrons pas à nos droits d’être ignorés ». « La question nucléaire est en fait un sujet entre l’Iran et les Etats-Unis. Le dernier plan en date des Américains pour le Proche-Orient est en fait un moyen pour eux d’établir leur domination sur la région », assure-t-il. « Si la situation change et que nous sommes confrontés à plus de restrictions, nous n’aurions pas de raison de ne pas utiliser nos moyens de pression », explique-t-il.

Outre son statut de deuxième producteur de pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’Iran entretient des liens avec des groupes islamistes dans les pays de la région, qu’il s’agisse de l’organisation Badr en Irak, du Hezbollah au Liban ou du Hamas dans les territoires palestiniens. « Si cela arrive, ce ne sera pas au bénéfice des Etats-Unis et de la région », dit M. Ghalandarian. Jeudi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei a présenté le conflit autour du nucléaire iranien comme le dernier épisode de la confrontation opposant, selon lui, l’Iran aux Etats-Unis depuis la révolution de 1979. « Les autorités américaines utilisent la question nucléaire comme un prétexte (...) pour affronter le régime islamique », a déclaré la plus haute autorité de l’Etat. Selon le responsable anonyme du régime, l’Iran s’est préparé à ce combat ultime : « si nous l’avions voulu nous aurions pu créer beaucoup de problèmes aux Etats-Unis dans la région, dans tous les pays où ils se trouvent, comme l’Irak ou l’Afghanistan ». Et d’avertir que si les Américains « attaquent, nous frapperons leurs intérêts partout, dans la région et au-delà. Nos forces sont prêtes. Nous les ferons descendre de leur rang de superpuissance ».

Sources : L'OPINION

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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