Tuer au nom de Zarqaoui
Quand on lit les médias français, on se demande qui fait les reportages et surtout où sont passés les bons journalistes d'antan qui faisaient de vraies enquêtes. Là, vous pouvez reprendre tous les médias traditionnels qui parlent de la vaste opération américaine au nord de Bagdad, ils reprennent tous sans exception l'expression "nettoyer une zone de rebelles liés au groupe de Zarqaoui'... et oui, les amerlocs "nettoient", ce qui sous-entend qu'il est en train de se passer la même chose qu'à Falloudja soit le massacre de milliers de civils. Quand on sait que Zarqaoui est mort et qui se cache derrière Al Qaïda, cette propagande mensongère est odieuse mais personne ne lève le ton. On laisse s'accomplir le génocide irakien en toute impunité et tout va pour le mieux dans le plus pourri des mondes. Nous sommes dégoutés.
L'armée américaine et les forces irakiennes ont lancé jeudi une vaste opération aéroterrestre impliquant 50 aéronefs pour nettoyer une zone de rebelles liés au groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui, proche de Samarra, au nord de Bagdad, selon des sources américaine et irakienne.
Plus de 1.500 soldats et 200 véhicules militaires participent à cette opération, dont la partie aérienne a été qualifiée de la plus importante depuis l'invasion du pays le 20 mars 2003, a indiqué l'armée américaine dans un communiqué.
L'opération, qui a pour nom de code Swarmer, est prévue pour durer plusieurs jours. Elle a pour objectif de nettoyer une zone située au nord-est de Samarra (120 km au nord de Bagdad) où des rebelles armés sont actifs et pour démanteler les caches d'armes et d'explosifs.
Selon le communiqué, un certain nombre de caches d'armes ont été découvertes, contenant notamment des engins explosifs artisanaux.
L'Opération qui a commencé dans la matinée avec le soutien des soldats de la 1ère Brigade de l'armée irakienne intervient après celle menée début mars par les forces irakiennes et de la coalition à l'ouest de Samarra et qui a permis de démanteler plusieurs caches d'armes.
"Des hélicoptères assurent une couverture aérienne de l'opération", selon le communiqué américain.
Selon un officier de l'armée irakienne, l'opération a été engagée après que des renseignements obtenus eurent fait état de la présence de rebelles armés liés au groupe du chef d'Al-Qaïda en Irak au nord-est de Samarra, dans la région de Tikrit, de Dour et dans le sud de Kirkouk.
Selon lui, c'est une "vaste zone où depuis plus d'un mois plusieurs attaques portant l'empreinte du groupe de Zarqaoui ont été menées contre les forces armées et de la police".
En février, l'armée irakienne avait aussi lancé une opération dans la région montagneuse de Hamrin, à la lisière des provinces de Salaheddine et de Taamim, à la recherche des membres d'Al-Qaïda qui s'y seraient réfugiés après être tombés en disgrâce auprès des chefs tribaux de leurs anciens bastions du centre et de l'ouest.
"Notre objectif est d'éliminer toutes les poches de rébellion. Les opérations continueront le mois prochain pour trouver leurs bases", avait affirmé à l'AFP le général Anouar Hama Amine, à la tête de la division de l'armée irakienne basée à Kirkouk.
"Ces opérations sont menées d'après des renseignements que nous avons reçus", a-t-il ajouté.
L'armée américaine et les forces irakiennes ont lancé jeudi une vaste opération aéroterrestre impliquant 50 avions de combats et hélicoptères pour nettoyer une zone rebelle, proche de Samarra, au nord de Bagdad, a indiqué l'armée américaine dans un communiqué. Plus de 1.500 soldats et 200 véhicules militaires participent à cette opération, dont la partie aérienne est la plus importante depuis l'invasion du pays, le 20 mars 2003, selon l'état-major américain.
L'opération prévue pour durer plusieurs jours a pour objectif de nettoyer une zone située au nord-est de Samarra (120 km au nord de Bagdad) où des rebelles armés sont actifs et pour démanteler les caches d'armes et d'explosifs. L'offensive, qui a pour nom de code «Swarmer» et a commencé dans la matinée de mercredi avec le soutien des soldats de la 1ère Brigade de l'armée irakienne, intervient après celle menée début mars par les forces de coalition et irakiennes à l'ouest de Samarra et qui a permis de démanteler plusieurs caches d'armes. Depuis l'attentat contre la Mosquée d'or chiite de Samarra, le 22 février, une vague de violence interconfessionnelle entre chiites et sunnites ensanglante l'Irak.
Jeudi matin, 5 civils, dont 3 collégiennes de Baaqouba (60 km au nord-est de Bagdad) ont été tués dans des attaques alors qu'à Bagdad, les corps criblés de balles de 31 personnes ont été découverts dans différents quartiers. Des obus de mortiers se sont par ailleurs abattus sur la «zone verte», un secteur protégé où se trouvent notamment le siège du gouvernement et les ambassades américaine et britannique. Cette attaque s'est produite quelques heures seulement après la réunion inaugurale du nouveau parlement issu des élections du 15 décembre dernier.
etit à petit, la nature du conflit en Irak a changé, plaçant l'armée américaine devant la menace d'une guerre civile qui risque de remettre en cause sa stratégie. Alors que les Etats-Unis paraissaient avancer dans l'entraînement des forces de sécurité irakiennes censées se substituer aux forces américaines pour combattre les insurgés sunnites, l'explosion de violence entre communautés est venue bouleverser les plans de Washington.
L'état-major américain cherche de toute urgence à s'adapter à la situation qui prévaut depuis le dynamitage du mausolée chiite de Samarra. Le chef des forces américaines en Irak, le général George Casey, a obtenu cette semaine le renfort d'un bataillon d'infanterie mécanisée supplémentaire de 700 à 800 hommes par crainte d'un redoublement de violences le 20 mars, 40e jour du deuil chiite de l'Achoura. Bien que ces renforts venus du Koweït voisin soient limités, ils paraissent remettre en question toute réduction prochaine du corps expéditionnaire américain qui compte actuellement 133.000 hommes. Les services de renseignements militaires ont pour leur part commencé à envisager divers scénarios de guerre civile.
«Nous essayons de définir les différents éléments d'une guerre civile, comment la reconnaître, quelles seraient ses manifestations et sa progression», a ainsi déclaré dans le courant de cette semaine le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, en reconnaissant que «ce n'est pas un exercice facile»
Sources : LIBERATION
Posté par Adriana Evangelizt