Iran : Washington veut un embargo sur les armes

Publié le par Adriana Evangelizt

Attention, les choses sont en train de se mettre en place et vont passer à la vitesse supérieure. Washington veut un embargo sur les armes et prévoit une réunion à Paris pour mettre la pression, bien sûr, sur Jacques Chirac qui sait très bien à quoi s'en tenir sur le sujet. Bush et son équipe de foldingues trépignent depuis plusieurs semaines déjà. Ils devraient sentir, pourtant, que la chose est loin d'être claire. Poutine et la Chine ne sont pas d'accord. Le bras de fer qui s'éternise ennuie sérieusement le Pentagone qui a besoin à tout prix d'attaquer l'Iran vu les prix du pétrole actuellement, leur déficit qui ne cessent de s'accroître et Israël qui pousse au train pour précipiter les évènements dans un contexte où l'arrivée du Hamas au pouvoir en Palestine met les dirigeants sionistes à cran. D'un autre côté, on remarque que Amahdinejad ne cesse de narguer les USA et d'en rajouter à propos d'Israël. Ne croyons pas que le président iranien est aussi fou qu'on le pense. Il sait ce qu'il fait. Il n'apprécie pas par exemple ce qu'il se passe actuellement en Palestine vis à vis du Peuple Palestinien. Alors puisque la communauté internationale lestée dans sa lâcheté ne veut pas bouger, lui va le faire. C'est ainsi que nous voyons la chose. Il provoque donc exprès pour que la confrontation ait lieu. Mais s'il le fait c'est qu'il a forcément calculé ses arrières. L'Iran n'est pas l'Irak. Il y a donc forcément un piège dans cette provocation. Immédiatement après la première frappe, soyons en certains, il n'attendra pas pour envoyer quelques missiles en Israël. C'est à tout ça que devrait réfléchir ceux qui font la pluie et le beau temps sur le monde. Et ne pas oublier non plus que Poutine n'est pas Bush. C'est quelqu'un de très téméraire. Piotr Romanov l'explique bien dans son article, les Russes ne veulent pas de guerre à leur frontière... peut-être même s'est-il entendu avec Ahmedinejad pour lui donner un coup de main. D'où le comportement du président iranien qui, avouons-le, n'est quand même pas banal depuis notamment quelques semaines...

Iran: Washington veut un embargo sur les armes, prévoit une réunion à Paris

Les Etats-Unis ont appelé vendredi la communauté internationale à appliquer un embargo sur les ventes d'armes à l'Iran s'il ne renonce pas à son programme nucléaire militaire, et prévu une prochaine réunion à Paris des membres permanents du Conseil de sécurité.

Le sous-secrétaire d'Etat américain Nicholas Burns a fait cette demande alors que la Russie et la Chine restent toujours réticentes à accepter des sanctions de l'Onu à l'encontre de l'Iran bien que ce pays continue à défier la communauté internationale sur son dossier nucléaire.

"Nous pensons qu'il est temps que les pays fassent pression sur l'Iran", a dit M. Burns à des journalistes. "Il est important que les pays interdisent l'utilisation, l'exportation d'une technologie que l'Iran peut utiliser pour développer son programme nucléaire". "C'est très important que des pays comme la Russie, par exemple, gèlent leurs ventes d'armes prévues à l'Iran".

M. Burns a cité le projet russe de vendre à l'Iran des systèmes de défense anti-aériens TOR M1 dans le cadre d'un contrat estimé à plus de 700 millions de dollars. "Nous espérons et nous pensons que ce contrat n'ira pas plus loin car le temps n'est plus aux affaires, comme à l'ordinaire, avec le gouvernement iranien", a-t-il dit.

Malgré les protestations des Etats-Unis, la Russie est bien décidée à livrer cette année à l'Iran ces systèmes de défense anti-aériens. La Russie étale toujours ses divergences avec Washington, à une semaine de l'échéance du 28 avril fixée par le Conseil de sécurité de l'Onu pour que l'Iran suspende ses activités controversées d'enrichissement d'uranium.

"La diplomatie, dans ce cas, nous lance un défi", a fait valoir M. Burns. "Je ne peux pas dire où en sera le Conseil de sécurité dans un mois", a-t-il toutefois ajouté.

Il a estimé qu'aucun changement ne devrait intervenir dans les deux semaines et préconisé des mesures en dehors du cadre de l'Onu, l'Union européenne pouvant notamment menacer d'imposer ses propres sanctions.

Selon M. Burns, les directeurs politiques des Cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu se retrouveront probablement le 2 mai à Paris, pour tenter de définir une position commune face à l'Iran.

Il a estimé que l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) serait vraisemblablement amenée à constater vendredi prochain que l'Iran a refusé de suspendre ses opérations d'enrichissement d'uranium, comme le Conseil de sécurité de l'Onu le lui avait enjoint.

"Si le rapport (de l'AIEA) est négatif comme nous le croyons, nous avons tous pris l'engagement de nous retrouver à Paris le 2 mai au niveau des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des Cinq", a-t-il dit. Les cinq Grands sont les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume Uni.

Washington souhaite que le Conseil de sécurité de l'Onu adopte contre l'Iran une résolution invoquant le chapitre 7 de la Charte de l'Onu, ouvrant ainsi la voie à des sanctions et au besoin à l'usage de la force.

M. Burns a déclaré que la France et le Royaume Uni envisageaient de déposer début mai devant le Conseil une résolution de ce type.

Jeudi, lors d'une visite à la Maison Blanche, le président chinois Hu Jintao s'est démarqué de la position américaine, en soulignant sa volonté de résoudre la crise par des moyens "pacifiques" et "diplomatiques".

Robert Joseph, sous-secrétaire d'Etat au contrôle des armements, a indiqué vendredi qu'il avait abordé récemment la possibilité de diverses mesures coercitives contre l'Iran, avec des responsables de la région du Golfe. Selon lui, les Iraniens sont "proches" d'un point de non retour permettant à l'Occident de les convaincre de faire marche arrière dans leur quête de l'arme nucléaire.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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