La Russie catégoriquement opposé à une attaque

Publié le par Adriana Evangelizt

La Russie ne se voile pas la face, elle, mais annonce la couleur. Elle est catégoriquement opposée à une opération militaire contre l'Iran. Pour diverses raisons. Le première étant que Poutine sait fort bien que l'agression de l'Iran sera un bis repetita de l'Irak. Dans tous ses articles, Romanov le dit clairement. Ils savent comment les Etats-Unis exportent la démocratie. Secundo, il ne faut pas oublier que l'Iran est un gros client de la Russie en matière d'armement et que plus d'une centaines d'ingénieurs russes travaillent sur le site de Bushehr, entre autre, mais l'on ne sait pas tout. Les seuls qui sont vraiment au courant de ce qui se trame en Iran, ce sont les russes. Qui jugent inacceptable une attaque contre l'Iran car cela ne règlera pas le problème de non-prolifération des armes nucléaires. Ce en quoi ils ont raison. Et nous nous permettrons d'ajouter que dans l'immédiat, ceux qui prolifèrent dans le monde entier à l'aide de l'Otan, ce sont les USA. Qui sont bien plus dangereux que l'Iran.

Il est certain que le téléphone doit fonctionner entre Poutine et Ahmadinejad. Il doit lui dire de calmer le jeu. Il doit bien sûr aussi lui faire des promesses si jamais les USA envahissent l'Iran sans preuves. Car tout à coup, on voit que le discours change. L'Iran semble prendre un autre cap. Le représentant iranien a dit :  « l’Iran est prêt à poursuivre pleinement sa coopération avec l’AIEA » et ses inspecteurs ainsi « qu’à dissiper toutes les imprécisions touchant à son dossier nucléaire ». Elle est très importante cette petite phrase. Poutine a du réussir à mettre une stratégie au point avec le président Iranien. Car Poutine est un fin stratège, ne l'oublions pas -sauf pour la Tchétchénie, malheureusement...- il n'y a pas quelqu'un derrière lui qui lui souffle ce qu'il doit faire ou dire comme à Bush. Il faut bien se mettre dans la tête qu'il a travaillé des années pour les services secrets et qu'il doit connaître toutes les manoeuvres qui meuvent notre monde. On peut le dire, Poutine est quelqu'un qui anticipe. Il ne veut pas que les Etats-Unis attaquent l'Iran. Il a donc du demander à Ahmadinejad d'apporter des preuves crédibles sur son nucléaire potentiel ou hypothétique. Des preuves qui devraient satisfaire la communauté internationale et, par là-même, interdire aux USA d'attaquer l'Iran. Mais si Bush et sa bande de rapaces passent outre... alors là... il y aura agression. Romanov le dit bien "Moscou ne veut pas de guerre à sa frontière, d'autant plus que Téhéran est un ami et partenaire de longue date. Enfin l'Europe, à l'exception de la Grande-Bretagne, toujours énergique, a passé l'âge de rêver à la vie dans les tranchées."  Et on remarquera qu'il parle même au nom des pays de l'Europe, excepté la Grande-Bretagne... il se veut un peu le leader protecteur. Il se permet même d'ajouter que " Pékin s'alimente en pétrole iranien." Ce qui englobe beaucoup de monde. Et tous ces pays-là n'ont que faire d'une guerre en Iran. Qu'est-ce que ça leur apporterait ? A part du désastre ? Qui veut cette guerre, en fait, à part Israël et les Etats-Unis ? Et pourquoi ? Là, nous sommes au même stade que lorsque Hitler a envahi l'Autriche et la Pologne pour commencer...

Il est donc clair et net que pour faire plier le dirigeant iranien, Poutine lui aura donné une assurance. Si les USA attaquent, il sera là. Moscou ne veut pas de guerre à sa frontière d'autant que Téhéran est un ami... et oui... et quand un Ami est dans la merde, on l'aide. L'attaque de l'Iran dépassera largement le schéma d'un petit conflit sans importance. L'attaque de l'Iran embrasera le monde entier. Mais bien sûr Cheney, Rumsfeld, et tous les sionistes sis à Washington n'ont que faire de la tragédie des peuples, ils poursuivent leur but machiavélique pour ruiner cette planète et la mener au chaos. Et tout ça pour servir les intérêts d'Israël dont nous n'approuvons pas la politique d'oppression et de colonisation. Alors excusez nous du peu mais avons-nous réellement besoin d'être mêlés à cette tragédie qui s'annonce ?

La Russie « catégoriquement » opposée à une opération militaire contre l’Iran

Blocage apparent entre l’AIEA et Téhéran à une semaine du rapport d’el-Baradei

La Russie est « catégoriquement » opposée à une opération militaire pour régler la crise du programme nucléaire iranien, a déclaré hier à Moscou le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Kisliak cité par l’agence Interfax. Parallèlement, le chef des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique a renoncé à se rendre en Iran, signe de blocage dans les relations entre Téhéran et l’AIEA, selon des sources diplomatiques.

«Nous estimons qu’un conflit armé est inacceptable et qu’il est impossible de régler le régime de non-prolifération de l’Iran par des moyens militaires », a déclaré Sergueï Kisliak lors d’une conférence sur la sécurité énergétique. « C’est pourquoi, nous sommes catégoriquement contre le recours à la force dans ce dossier », a-t-il ajouté.
« On ne pourra parler de sanctions que lorsqu’il y aura des faits confirmant que l’Iran ne s’occupe pas uniquement d’activités nucléaires pacifiques », a ajouté le porte-parole de la diplomatie, Mikhaïl Kamynine.
À la différence des États-Unis, la Russie et la Chine restent opposées pour l’heure à des sanctions contre Téhéran.


De son côté, l’Iran n’a montré aucun signe de souplesse pour régler la crise du nucléaire et multiplie les gestes de défi à l’égard de la communauté internationale. Hier, le ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté les menaces américaines d’attaques contre ses installations nucléaires, estimant que la mise en garde de Washington n’était que le reflet de sa frustration. « L’Amérique est en colère parce qu’aucun pays n’a pris son parti », a déclaré le porte-parole du ministère, Hamid Reza Asefi, cité par l’agence ISNA.

De son côté, du nucléaire et multiplie les gestes de défi à l’égard de la communauté internationale. Hier, le ministère iranien des Affaires étrangères a estimant que la mise en garde de Washington n’était que a déclaré le porte-parole du ministère, Hamid Reza Asefi, cité par l’agence ISNA.


L’intransigeance iranienne a conduit, selon une source diplomatique à Vienne, à l’annulation au dernier moment d’un déplacement en Iran prévu aujourd’hui d’un haut responsable des inspections nucléaires pour l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Olli Heinonen. Le report de cette visite est à interpréter comme un signal clair à Téhéran, signifiant que l’Iran n’a pas fait les concessions réclamées, a indiqué une source diplomatique à l’AFP. Le déplacement de M. Heinonen « dépendait de savoir si les Iraniens apportaient quelque chose de neuf à l’AIEA », a précisé un diplomate. D’après une autre source, M. el-Baradei n’avait pu obtenir aucune concession concrète des Iraniens, notamment l’arrêt de l’enrichissement à petite échelle à Natanz (centre) et des explications précises sur des fournitures passées par un réseau de contrebande nucléaire pakistanais, lorsqu’il est allé à Téhéran le 13 avril. Il aurait eu besoin de telles manifestations de coopération « pour les porter au crédit des Iraniens dans son prochain rapport », d’après ce diplomate.


Cependant, a déclaré hier à Moscou le représentant iranien auprès de l’AIEA, Ali Asghar Soltanieh, « l’Iran est prêt à poursuivre pleinement sa coopération avec l’AIEA » et ses inspecteurs ainsi « qu’à dissiper toutes les imprécisions touchant à son dossier nucléaire ». Ces déclarations tempérées tranchent avec l’attitude de défi de Téhéran, à une semaine de l’échéance du 28 avril fixée par le Conseil de sécurité pour que l’Iran suspende ses activités controversées.


M. el-Baradei enverra en fin de semaine prochaine à New York mais aussi aux 35 États du Conseil des gouverneurs de l’AIEA son nouveau rapport, qui comprendra les dernières informations des inspecteurs onusiens, selon des diplomates à Vienne.

Sources : LORIENT

Posté par Adriana Evangelizt

Publicité

Publié dans Poutine Bush

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article