Les déclarations de Ben Laden rejetées au Soudan
Des déclarations rejetées au Soudan
Désignés par Oussama Ben Laden comme les cibles d'une "guerre de croisade" lancée par les Occidentaux contre l'islam, le Hamas et des responsables soudanais ont réagi de manière différente.
Isolé par la communauté internationale, victime selon Ben Laden d'"une guerre de croisés et de sionistes contre les musulmans", le Hamas a adressé "une nouvelle mise en garde" aux dirigeants européens et américains. "Si le siège de l'Occident continue contre le Hamas, ainsi que la politique de la famine contre le peuple palestinien, cela créera plus de tensions dans la rue palestinienne et dans la rue arabe. C'est ce que Ben Laden a exprimé en parlant de croisade", a affirmé le porte-parole du Hamas Sami Abou Zohri. "Les propos d'Oussama Ben Laden reflètent ses propres positions, qui sont différentes de celles du Hamas", a cependant souligné le porte-parole.
De leur côté, les représentants d'un des deux principaux mouvements de rébellion soudanais du Darfour ont rejeté dimanche les déclarations du chef d'Al-Qaïda, qui promet "une guerre de longue durée contre les voleurs croisés dans l'ouest du Soudan", une référence au conflit du Darfour qui oppose depuis 2003 les troupes gouvernementales et des milices qui leur sont alliées à des rebelles revendiquant un meilleur partage des richesses.
"AUCUN LIEN AVEC LA RÉALITÉ AU DARFOUR"
"Ces déclarations n'ont aucun lien avec la réalité au Darfour. Ben Laden continue à prêcher la théorie du complot américano-sioniste alors que le véritable problème a été créé par le gouvernement de Khartoum, qui est un gouvernement musulman qui tue des musulmans", indique, dimanche, le porte-parole du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), Ahmed Husseini, en ajouant que de tels propos "encouragent le régime de Khartoum à persister dans son injustice"".
De même, du côté du ministère des affaires étrangères soudanais, on estime que "le Soudan n'est pas concerné par de telles déclarations". La crise du Darfour est "un problème interne que nous cherchons à régler dans le cadre de l'Union africaine (UA)", a-t-il ajouté.
Sources : LE MONDE
Posté par Adriana Evangelizt