Les véritables intentions des Américains
Voilà un article très intéressant qui rejoint tout à fait le fond de notre pensée. Derrière l'Europe, il y a les Etats-Unis. Déjà tous les pays de l'Est "démocratisés" sont automatiquement intégrés à l'Union alors qu'ils sont loin d'avoir notre niveau de vie et que de nombreuses choses nous séparent. Ces mêmes pays, comme par hasard, se voient automatiquement encore gratifiés de base de l'OTAN -la future armée du Nouvel Ordre Mondial, ne l'oublions pas- et on sent très bien que l'on veut, à tout prix, nous séparer de la Russie. D'autre part, quand on voit l'ostracisme du gouvernement du Hamas par l'Union, on comprend très vite qui a fixé les règles. Tout comme on a imposé à l'Europe d'inscrire cette organisation dans la liste des groupes terroristes alors qu'ils luttent pour l'indépendance de la Palestine. Il y a beaucoup de choses qui nous dérangent dans cette Europe et quand on connait les accointances de Barroso, on n'a vraiment pas envie d'en faire partie. Pas dans l'état actuel des choses et pas là où on veut nous mener.
Les véritables intentions des Américains
par Viatcheslav Dachitchev
- Renforcer l’OTAN, instrument principal de la politique américaine en Europe.
- Inclure les pays est-européens dans l’OTAN en élargissant l’alliance jusqu’à la zone sensible qui fait face à la Russie.
- « Globaliser » l’OTAN, afin d’atteler les Européens à toutes les entreprises globales des Etats-Unis.
- Affaiblir l’Union Européenne, y compris en favorisant son élargissement, afin d’empêcher cette Union de devenir une puissance mondiale, capable de faire contre-poids aux Etats-Unis.
- Maintenir et même approfondir la division de l’Europe (créer autour de la Russie un « cordon sanitaire »).
- Jouer certains pays est-européens, membres de l’OTAN et de l’UE, en particulier la Pologne, contre des Etats d’Europe occidentale et contre la Russie.
- Maintenir l’Allemagne dans une position subalterne.
- Maintenir les Russes hors d’Europe et également dans une position subalterne, tout en les affaiblissant au maximum.
Ce survol bref et rétrospectif des jeux de force en Europe au 20ième siècle et au début de ce 21ième siècle nous permet de tirer une conclusion dépourvue d’ambiguïté : la lutte pour la domination sur le continent européen n’a jamais conduit qu’à la ruine de l’Europe, qu’à miner son rôle dans le monde. Cette lutte n’a pas permis aux peuples d’Europe de se développer selon des modes normaux et de coopérer, ensemble, à l’avantage de tous. Les peuples allemand et russe sont ceux qui, dans ces tourmentes de l’histoire européenne, ont le plus souffert. Et ce sont les Américains qui en ont surtout profité. Les principaux chefs politiques européens du 20ième siècle ont contribué à la ruine de l’Europe parce qu’ils ont mené une politique déraisonnable. C’est donc une puissance extra-européenne, les Etats-Unis, qui ont obtenu la domination dans toutes les affaires de l’Occident européen à la fin du 20ième siècle.
Cette situation peut être dépassée, mais cela dépend, en grande partie, de la réussite d’un projet clairement défini : soustraire l’Europe à la dépendance et en faire un partenaire égal des Etats-Unis, ce qui provoquera sa renaissance. Ce projet est réalisable dans le cadre de l’intégration politique, économique, juridique et culturelle de l’Europe, pourvu qu’elle s’accomplisse et progresse. Le problème le plus grave, auquel l’UE et son développement futur se voient confrontés, est de trouver un équilibre entre les intérêts nationaux de chaque Etat membre et la politique commune. Cela n’a pas été trouvé jusqu’ici. La débâcle que constitue le double échec des referenda en France et aux Pays-Bas montre très clairement que les structures actuelles sont incapables d’agir et provoquent dès lors une crise de confiance très profonde, qui ébranle l’UE.