Démission de Porter Gross

Publié le par Adriana Evangelizt

Porter Gross démissionne de la CIA ou plus exactement, ON l'a obligé à démissionner. Les révélations sur les dernières bavures de la fameuse agence d'Intelligence ne sont pas le fait du hasard. Quelqu'un cherche à discréditer totalement l'Agence de Renseignement et elle est, de toute façon, infiltrée par des espions venus d'ailleurs qui ne travaillent certainement pas pour les intérêts américains. N'oublions pas non plus que c'est Négroponte qui supervise tout l'arsenal du Renseignement et quand on connait le personnage, nul doute que celui -ou celle- qui remplacera Porter Gross sera complètement à sa botte.

Le directeur de la CIA démissionne


Porter Goss, directeur depuis deux ans de l'agence de renseignement américaine, a présenté sa démission.

Moins de deux ans après sa nomination en septembre 2004, Porter Goss, directeur de la CIA, l'Agence centrale de renseignement américaine, a démissionné vendredi 5 mai. C'est le dernier remaniement en date au sein de l'administration Bush.
Le président George W. Bush a fait cette annonce à la Maison Blanche, en présence de Porter Goss dont il a salué le travail. Pas plus que M. Goss, M. Bush n'a donné d'explications sur ce départ, ni annoncé dans l'immédiat le nom de son successeur à la tête des services secrets américains.
"Ce matin, Porter Goss m'a présenté sa démission, que j'ai acceptée (...) Il a dirigé avec compétence", a déclaré M. Bush, notant que Porter Goss a lancé durant son mandat de "transition" un programme sur "cinq ans pour augmenter le nombre d'analystes et d'agents, ce qui aidera à faire de ce pays un endroit plus sûr et nous aidera à gagner la guerre contre le terrorisme".

Conflit ouvert

Porter Goss, 67 ans a été nommé en septembre 2004 alors que la CIA, en pleine tempête, était vivement critiquée pour son traitement du renseignement tant en matière de terrorisme que dans l'affaire irakienne.


Mais le nouveau patron de la centrale s'est attiré d'entrée les foudres du personnel de la vénérable institution.


Au fil des semaines et des mois, nombre de responsables de l'agence, en conflit ouvert avec les conseillers de Goss jugés trop politiques, ont préféré démissionner -ou ont été poussés vers la sortie-, parfois après des décennies d'ancienneté dans la maison. En septembre 2005, c'est le numéro deux des services secrets, Robert Richer, qui avait ainsi jeté l'éponge.
Ancien député de Floride, directeur de la Commission du renseignement de la Chambre des Représentants et agent de la CIA, Porter Goss entretenait en particulier de mauvaises relations avec des responsables des services de l'action clandestine de l'agence. Jane Harman, membre démocrate de la Commission parlementaire du renseignement, soulignait récemment que la CIA était "en chute libre", déplorant la démission de cadres et agents combinant 300 ans d'expérience.

Irak et prisons secrètes

La fuite dans les médias d'informations sur l'Irak et les prisons secrètes de la CIA en Europe de l'Est a par ailleurs pu jouer un rôle dans le départ de M. Goss.
Fait hautement inhabituel, il avait annoncé il y a deux semaines le renvoi d'un analyste en relation avec ces fuites. D'après un haut responsable de l'administration Bush, le directeur national du renseignement John Negroponte s'était entretenu avec Porter Goss, avec le feu vert de la Maison Blanche, pour évoquer avec lui la question d'une éventuelle démission.
La vaste réforme adoptée par le Congrès en décembre 2004 a fait perdre à la CIA sa place prépondérante parmi les 16 agences du renseignement américain, au profit du directeur national du renseignement. Porter Goss, selon un responsable du renseignement qui a requis l'anonymat, ne voyait pas cette situation d'un bon oeil. Il voulait que la CIA "reste, comme son nom l'indique, l'Agence 'Centrale' de Renseignement", a ajouté le responsable.
La démission de M. Goss s'inscrit dans le cadre d'un vaste remaniement de l'équipe Bush. A quelques mois des élections législatives de novembre, le président américain, au plus bas dans les sondages, tente de reprendre la main pour sauver son deuxième et dernier mandat.

Départs

Le secrétaire général de la Maison Blanche Andrew Card, le porte-parole présidentiel Scott McClellan et le responsable des négociations commerciales internationales ont entre autres été remplacés, tandis que Karl Rove, éminence grise de M. Bush, a perdu ses attributions en matière de coordination des actions politiques de la Maison Blanche. Certaines informations, en outre, font état du prochain départ du secrétaire au Trésor John Snow.
D'après un haut responsable de l'administration Bush, la nomination du successeur de Porter Goss pourrait intervenir dès lundi. Les noms de Frances Fragos Townsend, conseillère de M. Bush pour la sécurité nationale, David Shedd, chef de cabinet de John Negroponte et Mary Margaret Graham, adjointe de M. Negroponte chargée de la collecte du renseignement, sont notamment cités. (AP)

Sources : LE NOUVEL OBSERVATEUR

La CIA dans la tourmente depuis le 11 septembre 2001

La démission du directeur de la CIA Porter Goss apparaît comme une péripétie de plus pour l'agence de renseignement qui se bat depuis bientôt cinq ans pour retrouver sa crédibilité perdue avec les attentats du 11 septembre 2001 et la guerre en Irak.

La nomination l'an dernier d'un chef des services de renseignement, John Negroponte, chargé de chapeauter les 16 agences du secteur, dont la CIA, avait porté un coup au prestige de cette agence.

M. Negroponte a en effet pour attribution de présenter chaque jour au président George W. Bush le briefing sur les informations des services de renseignement, une tâche dont se chargeait jusque-là le directeur de la CIA.

La CIA a été durement critiquée pour n'avoir pas prévu le 11-Septembre et pour avoir ensuite affirmé, à tort, que l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive.

Pointant du doigt les dysfonctionnements internes, la commission d'enquête sur le 11-Septembre lui a reproché d'avoir trop longtemps ignoré le coeur de sa mission consistant à recruter des espions et à infiltrer des organisations comme le réseau terroriste Al-Qaïda. La commission estimait également que la CIA dépendait trop largement des services de renseignement d'autres gouvernements.

L'agence de renseignement subissait depuis la pression de la Maison Blanche pour accélérer l'embauche d'espions et changer sa manière de travailler.

Arrivé à la tête de la CIA à l'automne 2004, Porter Goss, un ancien parlementaire républicain, avait été chargé de reprendre en main l'institution, accusée d'être hostile à l'administration Bush. Ses premiers mois avaient été marqués par le départ de plusieurs hauts responsables de la CIA.

»Il est arrivé à une période très difficile dans l'histoire de l'agence», a estimé sur CNN l'ancien directeur par intérim de l'agence, John McLaughlin, qui s'est dit »surpris» par l'annonce de la démission.

Ces derniers mois, les péripéties se sont multipliées alors que l'agence tentait de retrouver sa crédibilité.

En janvier, M. Goss est parti à la chasse aux espions trop bavards. Des enquêtes internes ont été ouvertes à la suite des révélations dans les médias sur l'existence d'un réseau de prisons secrètes de la CIA et sur un programme d'écoutes extrajudiciaires autorisé par la Maison Blanche.

Selon la presse américaine, des détecteurs de mensonge ont été utilisés pour savoir qui avait parlé. M. Goss avait publiquement affiché son mécontentement sur les fuites dans la presse estimant qu'elles étaient dangereuses pour les Etats-Unis.

Dans une décision considérée comme très rare dans son histoire, la CIA a annoncé fin avril avoir licencié une analyste accusée d'avoir révélé »sciemment et volontairement» à des journalistes des informations classées secret défense.

Mary McCarthy, 61 ans, qui a travaillé au Conseil pour la sécurité nationale (NSC) sous l'administration Clinton, a démenti avoir divulgué des informations classées secret défense mais a reconnu avoir rencontré des journalistes sans en avoir informé sa hiérarchie.

L'image de la CIA a également été ternie par l'ouverture d'une enquête interne début mars concernant le numéro trois de l'agence, Kyle »Dusty» Foggo, à propos de contrats qu'il avait supervisés.

D'après les médias américains, cette enquête porte sur les liens de M. Foggo avec deux entrepreneurs du secteur de la défense accusés d'avoir versé des pot-de-vins à un membre du Congrès, Randall »Duke» Cunningham, et à des responsables du Pentagone.

M. Cunningham, élu de Californie, a été condamné début mars à huit ans et quatre mois de prison ferme dans cette affaire.

Sources : Tageblatt

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans CIA

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