La lettre d'Amahdinejad à Bush

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors bien que la presse française fasse courir le bruit que la Maison-Blanche n'a pas reçu de lettre d'Ahmadinejad, il en a pourtant envoyé une et pas qu'à Bush mais aussi à d'autres chefs d'Etat...

 

Rien de nouveau dans la lettre d'Ahmadinejad, selon la Maison Blanche

La Maison Blanche a vite refroidi lundi les espoirs d'une solution négociée à la crise nucléaire iranienne en déclarant que la lettre du président Mahmoud Ahmadinejad à George W. Bush ne contenait rien qui incite à une reprise historique du dialogue.

Il n'a fallu que quelques heures à la Maison Blanche pour décider que "cette lettre ne résout aucun des problèmes de l'Iran avec la communauté internationale" et qu'elle ne présente qu'une "vaste vision historique et philosophique" de l'argumentaire nucléaire iranien, a indiqué le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Frederick Jones.

M. Bush s'est fait informer par son équipe de la teneur du courrier, qui rompt plus d'un quart de siècle de silence entre les dirigeants des deux pays. Mais la lettre n'apporte rien de nouveau et ne fait aucune concession aux inquiétudes de l'administration américaine, comme la crainte que l'Iran ne fabrique l'arme nucléaire ou les violations des droits de l'Homme, a indiqué M. Jones. Le gouvernement américain ne prendra pas l'initiative de rendre publique la missive, a-t-il dit.

L'initiative de M. Ahmadinejad a été annoncée lundi matin et la lettre est arrivée à à Washington en passant par l'ambassade de Suisse, qui représente les intérêts des Etats-Unis en Iran. Dans une première réaction, M. Jones avait cependant rapidement rappelé les exigences américaines: "L'Iran sait ce qu'il a à faire, il doit se conformer" à la volonté du Conseil de sécurité et aux résolutions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), "et cesser toutes les activités liées à l'enrichissement" d'uranium.

Le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan a souligné que la lettre ne répondait en rien aux inquiétudes de la communauté internationale. "La communauté internationale est inquiète que le régime (iranien) ait une arme nucléaire (...) et c'est pourquoi nous travaillons ensemble pour trouver une solution diplomatique", a-t-il ajouté. "Cette lettre ne donne vraiment en rien l'impression de répondre à ces inquiétudes", a-t-il ajouté. Le même ton était adopté au département d'Etat. "Rien dans la lettre ne répond aux questions en suspens entre l'Iran et le monde (...)" a indiqué Sean McCormack.

Le régime iranien n'a cessé de dire depuis des mois qu'il ne transigerait pas sur le nucléaire. Le gouvernement américain, comme ses alliés européens, n'a cessé de son côté de dire que l'Iran devait suspendre toutes ses activités d'enrichissement, qui peuvent être détournées pour fabriquer la bombe atomique. Pour l'administration Bush, la démarche de M. Ahmadinejad pouvait paraître d'autant plus sujette à caution qu'elle était rendue publique, contre tous les usages diplomatiques.

Cette initiative a été entreprise à un moment où les deux gouvernements, qui ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980, ont rarement paru plus hostiles l'un à l'autre. La Maison Blanche se dit persuadée que l'Iran cherche à se doter de la bombe atomique sous le prétexte de produire de l'électricité.

L'administration Bush pousse pour que le Conseil de sécurité de l'Onu adopte des sanctions contre l'Iran. Le Conseil de sécurité cherche actuellement un accord aléatoire sur une résolution susceptible de convaincre l'Iran de renoncer à l'enrichissement. Les ministres des Affaires étrangères américain, britannique, français, chinois, russe et allemand devaient se retrouver lundi soir à New York.

M. Bush affirme qu'il recherche une solution diplomatique avec les partenaires des Etats-Unis et que l'Iran n'est pas l'Irak. Mais il refuse d'exclure de recourir à la force si la voie diplomatique est bouchée. Jeudi encore le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan avait écarté un dialogue direct entre les Etats-Unis et l'Iran bien que, pour plusieurs experts, ce soit le seul moyen de faire face au défi nucléaire iranien.

Ssources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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