L'Euro dépasse 1,29 dollars
Face aux manoeuvres mondiales de Bush et de son état-major de crocodiles, de plus en plus de pays se débarrassent de leurs dollars pour les remplacer par des euros. A cela s'ajoute la dette extérieurs des Usa qui devient catastrophique, la planche à billets qui a trop fonctionné pour combler les trous, l'instabilité qu'ils font peser sur les cours du pétrole. Nos rapaces se trouvent donc acculés mais ils sont capables de "prendre" encore ce qu'on ne leur donne pas... c'est d'ailleurs une stratégie qu'ils ont commencé à appliquer en envahissant l'Afghanistan... le pire reste donc à craindre...
L'euro a franchi le seuil de 1,29 dollar vendredi matin pour la première fois depuis un an, face à un billet vert toujours affaibli par les perspectives monétaires aux Etats-Unis et les déséquilibres structurels de l'économie américaine.
Vers 07H40 GMT, la devise européenne a grimpé jusqu'à 1,2907 USD. Elle avait franchi ce seuil de 1,29 USD pour la dernière fois le 11 mai 2005.
L'euro cotait 1,2894 USD vers 08H15 GMT.
La faiblesse du dollar était également sensible contre la livre et le yen. La devise britannique a progressé jusqu'à 1,8914 USD, au plus haut depuis le 6 mai 2005. Quant au yen, il a fait reculer le dollar sous le seuil de 110 yens pour la première fois depuis la mi-septembre 2005.
Le billet vert pâtissait toujours de perspectives monétaires défavorables aux Etats-Unis, où les investisseurs s'attendent désormais à une pause en juin dans le relèvement des taux d'intérêt. Le président de la Réserve fédérale américaine a eu beau relativiser mercredi l'effet de cette pause, en rappelant qu'il n'excluait pas de nouvelles hausses à partir de juillet, l'effet bénéfique pour le billet vert a été de très courte durée.
Ce recul du dollar témoignait également de la nervosité du marché à quelques heures de la publication de la balance commerciale américaine. Celle-ci devrait être en déficit de 67 milliards de dollars en mars, selon les prévisions.
"Ce n'est pas le bon jour pour un déficit commercial", remarquaient les économistes de la banque ABN Amro.
"Il est difficile d'imaginer que le résultat, même s'il est moins grave que prévu, puisse être bien accueilli par les investisseurs. Un déficit de cette dimension ne fera qu'inciter les Etats-Unis à augmenter la pression sur les pays dont ils veulent voir la monnaie réévaluée".
Or, toute augmentation des tensions commerciales, en particulier avec la Chine, est perçue comme un facteur défavorable au dollar.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt