Crimes de guerre des USA et de l'Otan

Publié le par Adriana Evangelizt

Crimes de guerre et terreur des USA et de l'OTAN  :

Qui sont les assassins ? Où est le terrorisme ? Qui représente le mal ?

Voir de Belgrade à New-York, un air de déjà vu...

 

George W. Bush a déclaré que les attaques anti-impérialistes contre Washington et New-York étaient un "acte de guerre" dont les Etats-Unis sortiraient vainqueurs. Il a ajouté : "Ce sera une lutte monumentale du bien contre le mal, mais le bien l'emportera", à l'issue d'une réunion à la Maison blanche avec les principaux responsables de la sécurité.

Arguments repris par les media aux ordres de l'OTAN et par toutes les putains de l'Amérique dans le monde occidental.

Bernard Kouchner, gauleiter du Kosovo, revenu sévir en France donnait sous le titre "La pathologie du monde" dans "Le Monde" (13 septembre 2001) un bel exemple de cette propagande occidentale, recyclée de la guerre froide et de Ronald Reagan en lutte contre l'URSS, l'"empire du mal" .

Nous le citons : "Nous sommes tous, aujourd'hui, désormais des Américains; des Américains d'Europe. Les pères des victimes de New York ou de Washington furent à nos côtés contre l'horreur nazie. Nous devons aujourd'hui à leurs enfants, malgré nos divergences, la même solidarité sans faille et sans réserve face à cette nouvelle barbarie. Il nous faut d'abord ne pas accepter. Ne pas accepter l'inhumanité parce que l'horreur nous submerge, que le nihilisme menace à nouveau, que le terrorisme sans frontière est devenu, pour certains, la règle. Il nous faut aussi ne pas dire "stupeur", ne pas dire "inimaginable". Cette horreur fut décrite, répétée, filmée, transformée en séries télévisées et en jeux vidéo pour les enfants du monde. Cette horreur a inspiré les adolescents. Elle a été donnée en modèle. A qui notre monde riche se donnait-il alors en spectacle? Le mardi 11septembre 2001on a déclaré la guerre à la démocratie. C'est bien aux valeurs de l'humanité que se sont attaqués les criminels. Ce n'est pas aux Américains que l'on s'en prend aujourd'hui mais bien à chacun d'entre nous, nous qui nous estimons démocrates, nous qui nous pensons des hommes libres. L'humanisme ne saurait être un pacifisme. Peut-être lui faudra-t-il encore, comme parfois dans l'histoire, assurer sa survie avec force".

Mais tout ce beau discours s'écroule face à la réalité des crimes de guerre inlassablement commis par les USA depuis 60 ans et devant la terreur systématique employée comme arme de guerre par les armées américaines et l'OTAN, qui font systématiquement des civils leurs cibles prioritaires. Des morts civils devenus des "dommages collatéraux" !

Face à la réalité que nous allons rappeler, la propagande de l'OTAN, les discours humanistes et vertueux des Bush et autres Kouchner s'effondrent comme une vulgaire tour du Manhattan Center par un matin de septembre !

 

A l'heure où "ça recommence", où l'on retrouve les bonnes vieilles sensation de préguerre, où dans quelques jours on va nous accepter à l'opinion publique occidentale de participer à des bombardements "réclamés par l'opinion publique internationale", et où les "dommages collatéraux" immédiats seront expédiés en quelques secondes par nos journaux, les désastres à long termes, ignorés, imputé à la fatalité, les crimes de guerre dissimulés ... il est urgent de rappeler qui sont les véritables terroristes, et avec quel indifférence inhumaine les puissances occidentales acceptent et cautionnent de la terreur avec une insondable et terrible inhumanité terrible.

Voici quelques exemples de l'"humanisme" occidental vanté par Kouchner et les siens ...

GUERRE DE COREE :

"Le 13 mai 1953, vingt bombardiers de l'US Air Force F-84 foncèrent en trois vagues successives sur la digue d'irrigation de Toksan, en Corée du Nord. D'une altitude de trois cents pieds, ils lancèrent leurs cargaisons d'explosifs sur les murs renforcés de la digue. La crue subite qui s'ensuivit nettoya les 40 kilomètres de vallée en aval. D'autres attaques similaires eurent lieu sur les digues de Chasan, Kuwonga, Kusong et Toksan ( ... ) qui fournissent 75% de l'eau utilisée pour la culture du riz en Corée du Nord. Ces actions, largement ignorées par la presse, les experts militaires et les commentateurs de l'information, au profit d'événements plus spectaculaires mais moins importants, ont constitué une des opérations aériennes les plus significatives de la guerre de Corée ( ... ) L'Occidental ne réalise guère l'atrocité que représente pour l'Asiatique la perte de ces produits de première nécessité: la famine et la mort lente. La disette de riz, fléau séculaire de l'Orient, est crainte davantage que la peste la plus mortelle. D'où les démonstrations de fureur, les violentes colères et les menaces ouvertes de représailles lorsque les bombes sont tombées sur cinq digues d'irrigation."

Ce texte n'a pas été rédigé par une plume pacifiste ou du camp communiste. Il s'agit d'une étude de l'US Air Force elle-même, publiée durant l'hiver 1953-54 dans la "Air Universities Quaterly Review". Cette jubilation devant l'accomplissement de ce qui constitue manifestement un crime de guerre, contraire aux conventions internationales, et indique que ce ne sont pas les impératifs moraux qui arrêtent l'armée américaine.

 ASSASSINATS TERRORISTES DE MASSE EN INDONESIE :

"Le gouvernement américain essaie de récupérer une histoire officielle de ses rapports avec l'Indonésie, qui prouve une responsabilité dans le massacre de milliers de communistes indonésiens dans les années soixante, et qui comprend un câble ordonnant des paiements aux escadrons de la mort appuyés par les militaires.

La CIA et les responsables du Département d'Etat s'étaient mis d'accord en mai dernier pour surseoir à la diffusion des textes récemment imprimés, qui faisaient partie de la collection ministérielle des "Relations extérieures des Etats-Unis". Mais, selon les responsables, ils ont déjà été malencontreusement distribués par le Bureau d'impression gouvernementale à des librairies dans le monde entier [...]

Le volume sur l'Indonésie contient des documents qui prouvent qu'il y a 35 ans, les autorités américaines ont fourni les noms de milliers de membres du Parti Communiste Indonésien à l'armée de Djakarta qui les pourchassait et les tuait. Les estimations du nombre d'assassinés vont de 100.000 à un million. " (Extrait de "International Herald Tribune", 30 juillet 2001)

 

 

 

GUERRE DU VIETNAM :

Les USA y ont envoyé plus de 500.000 GI’s et déversé sur place plusieurs fois le tonnage de bombes de la 2e guerre mondiale, l'"Agent orange", la dioxine répandue fait des ravages encore 30 ans après. La " Campagne Phoenix " de la CIA a liquidé sans forme de procès 70.000 suspects "VietCong" !

 

Ici aussi l'Armée yankee ne s'embarrassait pas de scrupules moraux : " Il apparaît que des actions contre des cibles de la population (comme telles) non seulement créeront une vague contre-productive de rejet à l'étranger et dans le pays, mais en outre augmenteront gravement le risque d'élargir le conflit à la Chine et à l'Union soviétique. Par contre, la destruction de digues et de barrages, si on la mène correctement, pourrait (peut-être après la prochaine Pause) apporter des résultats. Il faudrait l'étudier. Une telle destruction ne tue ou ne noie pas les gens. En inondant les rizières, elle entraîne après un certain temps une famine à grande échelle (plus d'un million?) à moins qu'on ne fournisse de la nourriture - ce que nous pourrions proposer de faire à la table de conférence."

Extraits d'une analyse rédigée par la CIA elle-même sur la stratégie dans la guerre du Viêt-nam mars 1966 (Citée dans "The Chomsky Reader", The United States and the World, p .270).

 

AGRESSION CONTRE LA LIBYE :

En 1986, après une explosion dans une discothèque allemande fréquentée par des soldats américains, l'aviation américaine bombarde Tripoli et Benghazi en Libye. Des centaines de civils dont des enfants, sont tués dans la nuit On apprendra plus tard que la Libye n'avait rien à voir avec l'attentat prétexte, ce que les services de renseignements américains ne pouvaient pas manquer de savoir..

 

GUERRE DU GOLFE :

Aperçu du massacre final perpétré par les armées occidentales à la fin de la guerre du Golfe :

Les 25 et 26 février, quelque 2 000 véhicules sont bombardés par les alliés sur la route menant de Koweït-City à Bassorah. Films et photos ne nous montreront que des carcasses métalliques. Pas de cadavres. Les descriptions seront brèves et sobres. Ne pas gâcher d'euphorie de la victoire ? Quelques témoignages, pourtant, font apparaître la phase finale de la guerre comme une épouvantable boucherie, violant les conventions internationales...

"Alors que nous roulions lentement entre les carcasses, nos véhicules pataugeaient dans de larges mares d'eau sanglante", témoigne un reporter.("Newsweek", 11 mars 1991. Mais ce détail est enfoui dans un article consacré à la "bravoure" des soldats US).

"Pour s'enfuir, ils avaient tout emmené, nous disaient les officiers saoudiens: ambulances, voitures privées, camionnettes de livraison, il y avait même là des voitures de police. J'ai demandé: "Mais comment pouvez-vous être sûrs que c'étaient des soldats?" Car cela pouvait tout aussi bien être des civils: ces civils irakiens qui vivaient au Koweït, ou des otages koweïtiens. Ils levaient seulement les épaules. C'est le genre de question auxquelles sans doute vous ne recevrez jamais de réponse." Voilà ce qu'a confié à un chercheur le reporter suédois Ingmari Froman (Stig Norhstedt, "The Gulf war news reporting as seen by some non-pool joumalists", communication au colloque dAmman).

"A en juger par les réverbères intacts et les carcasses tordues par la chaleur et entassées l'une sur l'autre, les alliés doivent avoir combiné des armes explosives essence-air et des bombes à fragmentation. ( ... ) "Cela doit avoir été ce qu'on peut imaginer de plus semblable à l'enfer", a dit le commandant Gareth Derrick, de la British Navy, un des premiers officiers alliés présents sur les lieux. Dans l'euphorie de la victoire, le Pentagone a passé sous silence le fait que des civils innocents ont été tués dans la nuit du 25 au 26 février. Mal à l'aise, la presse occidentale et la télévision ont également minimisé l'affaire. ( ... ) Bien des otages emmenés du Koweït les 21 et 22 février sont revenus depuis au pays, mais l'espoir que des autobus entiers d'otages toujours disparus aient été épargnés par les alliés, semble illusoire. Sur un kilomètre et demi seulement, j'ai compté plus d'une douzaine d'ambulances et d'autres véhicules marqués du signe du Croissant-Rouge. La convention de Genève de 1949 - sans parler des propres règlements du Pentagone - garantit à ces ambulances une protection absolue. Même si les Irakiens en retraite ont employé abusivement des véhicules médicaux, comme il est probable, les alliés avaient néanmoins l'obligation de distinguer les cibles et de choisir leurs armes en conséquence. " (Andrew V. Thitley, "New York Book Review", 30 Mai 1991).

"Les véhicules irakiens, dont certains arboraient des drapeaux blancs, ont subi un déluge de bombes anti- personnel." "C'était, comme tirer sur un poisson dans un tonneau", déclara un pilote américain. "Sur chaque pont, l'équipage du porte-avions rechargeait à un rythme forcené de nouvelles bombes pour un nouveau matraquages."(Knut Royce et Timothy Phelps, "One-sided carnage", "New York Newsday", 1er avril 1991).

Très discrète, la presse occidentale sur cette épouvantable boucherie. Elle a continué à parler de guerre "terrestre" pour désigner un simple "tir aux pipes" sans aucun risque pour l'aviation alliée. Des soldats irakiens décimés sans avoir même eu le temps de voir qui les frappait... Des dizaines de milliers de soldats abattus alors qu'ils étaient en train d'évacuer le Koweït, soit exactement ce qu'on leur demandait de faire depuis des mois! Mais quand George Bush déclara: "Les forces US n'attaqueront pas de soldats désarmés en retraite " (Cité dans "Le Monde", 28 février 1991). Aucun média ne le traita de menteur.

Quelles images nous montrait-on inlassablement à ce moment? Des prisonniers irakiens se rendant "en masse", recevant des rations de nourriture et baisant les pieds de leurs "libérateurs". Un peu plus loin, des centaines des soldats irakiens en train de se rendre avaient été abattus. Les images de guerre sont des images de propagande, soigneusement sélectionnées, voire mises en scène

D'autres soldats irakiens étaient enterrés vivants dans les sables du désert, sur une centaine de kilomètres de tranchées. On l'ignorera jusqu'aux révélations du New York Newsday, le 12 septembre 9 1. Même alors, les médias maintiendront une discrétion complice. Tout scandale n'étant pas bon à publier, la presse à sensation ignorera l'affaire. Dans la presse sérieuse, elle sera traitée loin des premières pages, en de brefs articles aux termes sobres: "l'armée américaine défend ses choix", "tactique moins meurtrière pour leurs troupes".

Dans son unique article sur le sujet, "Le Soir" (Bruxelles) consacrera 57 lignes aux justifications des militaires US et ... 4 lignes aux dénonciations du "New York Newsday". Aucun avis "dissident" ne sera cité. Le désamorçage maximum. Pas un mot sur le fait que l'opération était contraire aux "codes de conduite en période de guerre" du Pentagone lui-même, ni sur le fait qu'elle avait été cachée dans le rapport sur la guerre présenté par le Pentagone au Congrès et au Sénat.

Tirer "comme sur un poisson dans un tonneau" en direction de camionnettes, d'ambulances et d'autobus en fuite, enterrer vivants des milliers de soldats irakiens dans les sables du désert, sans parler du fait de priver les enfants irakiens de lait en poudre, de nourriture et de médicaments, tout cela méritait-il vraiment une avalanche de médailles et d'indécentes parades de victoire dans les rues de New York? Aucun média ne posa cette question.

"Ils se rendent... Tirez !", titrait "The Independent on Sunday" le 17 novembre 1991.

"A un moment donné, nous avons reçu l'ordre d'ouvrir le feu sur un groupe de soldats irakiens sans défense. lis avaient déjà jeté leurs armes, montré qu'ils se rendaient et venaient vers nous les deux bras en l'air. "Tirez!" commanda l'officier. D'abord, je ne pouvais enclencher le chargeur. Ils étaient misérables, et nous armés jusqu'aux dents. Mais l'ordre fut répété, et finalement j'ai tiré mon premier coup. Après le premier tir, libérateur, les autres sont sortis tout seuls de mon fusil. J'étais comme saoul. Finalement, je ne pouvais plus m'arrêter. Nous avons descendu des centaines, peut-être des milliers d'Irakiens."

Ce témoignage d'un soldat américain a été recueilli par Mike Ehrlich, collaborateur du "Military Counselling Network", une organisation d'aide pratique, médicale et psychologique aux soldats américains, établie en Allemagne. Il a été confirmé par d'autres sources. Ehrlich affirme que d'autres soldats US lui ont fait de semblables récits. "L'armée américaine interdit aux soldats d'ouvrir la bouche en ce qui concerne les faits de guerre, sous peine de graves sanctions. Ils ne peuvent rien dire, même à leur femme."

Le témoignage ci-dessus a été diffusé par conférence et communiqué de presse à Bruxelles, le 22 mars 91. Le Soir et Le Monde ont refusé d'y faire écho, de même que le reste de la grande presse francophone.

Combien de victimes lors de la guerre du Golfe?

Le nombre des victimes américaines est précis: 124. Par contre, on ne connaîtra sans doute jamais le nombre des victimes irakiennes, même approximativement. Le chiffre le plus souvent cité (100.000) est déduit du nombre de soldats irakiens présents au Koweït. Or, celui-ci reste incertain.

Pourtant, la Convention de Genève impose l'obligation humanitaire de communiquer le nombre de victimes (et aussi de leur donner une sépulture décente, selon leurs croyances ... ). Les Etats-Unis ont violé ces obligations. Pourtant, ces mêmes Etats-Unis réclament toujours, campagne de presse à l'appui, que le Viêt-nam leur communique de telles données. L'organisation humanitaire "Middle East Watch" affirme que ce silence occidental dans le Golfe est "délibéré: les alliés possédaient la technologie nécessaire pour estimer les pertes, et ils l'ont utilisée quand ils le souhaitaient".

 

GENOCIDE CONTRE LE PEUPLE IRAKIEN :

Les alliés ont mené une guerre à retardement. Leur but : le génocide du peuple irakien, un lent assassinat de tout un peuple commencé en 1991, jamais arrêté !

L'impact sur la population irakienne ne peut s'apprécier en considérant uniquement les dégâts encourus jusqu'au cessez-le-feu. Ecoutons le témoignage du docteur américain Louise Cainkar, visitant l'Irak en mai 1991 : "J'ai vu un hôpital rempli de tout jeunes enfants brûlés. Leurs petits corps sont brûlés de la tête aux pieds. Et ils n'ont aucun moyen de traiter ces bébés. Le traitement normal consiste à les immerger dans une sorte de bain et à les enduire d'une lotion. Ils n'ont rien de tout ceci. Les hôpitaux sont sans médicaments, sans équipement médical, sans eau. Comment des chirurgiens peuvent-ils réaliser une opération s'ils ne peuvent rien nettoyer? Ils ont peu ou pas d'électricité, ils n'ont pas de réfrigération pour conserver du sang, il y a de graves épidémies de choléras, de méningites, de typhus et d'hépatites. Les bombardements chirurgicaux ont été pratiqués de façon à ce que chaque Irakien en souffre. C'est pire que le bombardement au hasard. C'est comme de la neurochirurgie: ils ont enlevé le cerveau d'une nation entière. Ainsi, les fonctions que doit diriger le cerveau s'effondrent tout simplement. Ceci est une nouvelle sorte de guerre et il faut la considérer tout à fait différemment. Je l'appelle guerre biologique. Tous les décès ne sont pas encore survenus. Combien de gens continueront à mourir chaque jour? Vous savez qu'en détruisant l'infrastructure, vous répandez les maladies."

Aucun média occidental n'a expliqué cette stratégie américaine de "guerre biologique" ! Aucun n'a indiqué qu'une telle stratégie constituait un crime de guerre aux regards des conventions internationales.

"George Bush lui-même l'avait affirmé: les civils seraient épargnés tant que faire se peut à Bagdad. C'est d'ailleurs cette confiance qui m'a décidé à rester dans la ville, qui m'a convaincu que l'hôtel Rachid où nous résidions ne serait pas visé. ( ... ) En fait, dans les autres régions (que Bagdad) ils n'ont presque pas utilisé les bombes téléguidées. Les bombes intelligentes étaient trop chères pour être utilisées partout... A l'extérieur de la capitale, j'ai moi-même vu des dizaines de cratères béants dans des quartiers civils, à Samara par exemple où le complexe militaire avoisinant a bel et bien été manqué." ("Trop cher !",Peter Arnett, CNN, 7 septembre 1991)

Deux remarques. Encore une fois, on peut tout dire, à condition d'attendre qu'il soit trop tard. Pourquoi Arnett dit-il ceci seulement sept mois après la guerre? Deuxièmement, les bombes intelligentes étant "trop chères" pour être utilisées là où il n'y a pas d'Occidentaux, à quel montant peut-on évaluer la valeur d'un habitant de Bassorah, par exemple?

"Nous sommes en train de détruire une nation entière. C'est aussi simple et terrifiant que cela. C'est illégal et immoral", déclare Dennis Halliday, coordinateur humanitaire démissionnaire des Nations Unies pour l'Irak en juillet 1998. Les sanctions imposées par les "démocraties" occidentales ont causés à ce jour la mort directe de plus d'un million et demi de personnes, selon les chiffres mêmes des Nations-Unies. En octobre 1996, l'UNICEF avait établi que plus de 4500 enfants en dessous de 5 ans mourraient chaque mois de faim ou de maladie. Nos démocrates humanistes perpétuent jour après jour un génocide, dans l'indifférence totale.

4.500 enfants chaque mois depuis 10 ans, 120 fois les morts de Wall Street !!! Où est le terrorisme ?

Depuis 1991, le sud de l'Irak connaît une explosion de cancers,de leucémies, et de naissances monstrueuses, des bébés sans bras, ou sans tête.Que l'uranium appauvri soit le responsable direct fait peu de doute. Au lieu de venir au secours de la population dans cette catastrophe humanitaire qu'il a lui-même provoqué, l'Occident, qui a pourtant toujours le mot humanitaire à la bouche, impose au contraire un embargo implacable qui la prive notamment des secours médicaux indispensables.

L'éducation était des plus performantes avant 1990. Elle a été réduit à néant, la majorité des enfants ne fréquente plus l'école faute de moyen. Nous avons sciemment transformé en neuf ans un pays développé en pays du Tiers-monde. Que valent nos discours humanitaires sur l'aide au développement, sur le combat contre la misère ?

Le système d'égout et de purification des eaux a été partiellement détruit ou gravement endommagé par les bombardements. Maintenant nous empêchons de livrer du matériel pour les réparations, ou des produits qui permettrait de désinfecter les eaux, sous prétexte que ces produits pourraient être utilisés par l'armée. Il y aura-t-il un jour un tribunal international pour juger les crimes contre l'humanité de nos respectables démocraties?

Certains témoignages ont insupportables : "... Enfants couchés à deux ou plus sur une couverture crasseuse d'un lit d'hôpital, bébés agonisants sous les yeux de leur mère, l'unité de soins coronaires à l'hôpital universitaire de Bagdad avec deux de ses cinq moniteurs cardiaques cassés, l'odeur fétides des tuyauteries bouchées et cassées[...]. Cependant l'image qui hante le plus, c'est les larmes silencieuses des parents qui regardent leur enfant en train de mourir. Ils guettent désespérément chaque souffle, pendant que leur fille de 4 mois se bat avec la pneumonie. Ils tiennent la main molle de leur enfant vaincu par la gastro-entérite et la déshydratation. Pour eux, ces enfants ne sont pas des statistiques destinées à être évalués par d'important chefs d'état; ce sont des vies précieuses et irremplaçables.[...] Lorsque les sanctions seront finalement levées, on verra et entendra l'horreur complète d'une nation affamée, mal éduquée et, sauf miracle, cherchant à se venger. L'Histoire nous dira si les responsables devront rendre des comptes pour leurs crimes." (Susan Wareham, "Iraq sanctions: A Crime Against Humanity")

 

AGRESSION CONTRE LE SOUDAN

En août 1998, le Pentagone ordonne le bombardement d'une usine pharmaceutique d'un pays pauvre d'entre les pauvres, le Soudan. Cette usine fournissait une grande partie du pays en médicament. Combien des centaines de personnes sont mortes des suites directes de cet acte barbare? Qui s'en est soucié?

Et pourtant "tout le monde" (l'Occident en fait) l'a accepté avec la plus grande indifférence: Il a suffit que les USA prétendent que le Soudan soit impliqué dans l'attentat de Nairobi, que l'usine produirait en réalité des armes chimiques, on n'a pas eu besoin de la moindre preuve (Au passage, bombarder une usine d'armement chimique serait terriblement criminel, pour la pollution que cela devrait engendrer).

Depuis, les USA, traduits devant les tribunaux par le propriétaire de l'usine, se sont "excusés" !

 

AGRESSION CONTRE LA YOUGOSLAVIE :

Qu'est-ce qu'on sait de la saloperie immonde qu'a été le bombardement pendant 72 jours de la Yougoslavie, le marché de Nis frappé en plein jour par des bombes à fragmentation, les bombardements qui reprenaient 15 minutes après une première vague, au même endroit, pour être sûr que les équipes de secours soient touchées?

Comme en Irak, on utilise systématiquement les armes à uranium appauvri et on pratique volontairement des désastres écologiques !

Réagissant aux attaques contre New-York et Washington, "Balkans Infos" rappelle comment s'est déroulé "le bombardement de la Yougoslavie par l'OTAN. Un crime qui n'a pas duré que quelques heures, mais 78 jours. Un crime commis aussi lâchement que celui des terroristes, par des exécutants hors d'atteinte, à 5.000 m d'altitude. Un crime qui, plus que quelques édifices symboliques, a détruit un pays tout entier, et qui a fait vivre, pendant près de trois mois, une population terrorisée dans le fracas des explosions et la misère des décombres Ce crime-là, on ne l'a pas dénoncé sur la terre entière. On n'a pas montré, dans une formidable spirale de surenchère médiatique destinée à exacerber la compassion et l'indignation du public, les images d'immeubles fracassés, de fuyards épouvantés, de ruines fumantes, d'usines broyées, de cadavres déchiquetés, de villages réduits en cendres. Si on l'avait fait, si on avait évoqué avec le même retentissement l'uranium appauvri ou les bombes à fragmentation, le monde aurait été sensibilisé hier aux souffrances de la Serbie (et aux milliers de ses victimes civiles) comme il l'est aujourd'hui à celles des USA, et il se serait rendu compte que l'Occident n'a rien à envier au Proche-Orient sur le terrain de la barbarie."

Après les attaques du 11 septembre contre les USA, on ne peut s'empêcher de penser aux réjouissances triomphalistes qui marquèrent l'anéantissement de la Serbie au terme d'une impitoyable " attack " qui produisit d'innombrables dommages " collatéraux ", qualifiés par d'éminents juristes de crimes de guerre.

Nous pensons à la pulvérisation des ponts séculaires jetés sur le beau Danube bleu, à l'explosion d'un autocar bourré de femmes et d'enfants mitraillés sur une petite route de campagne, à la destruction scientifiquement organisée de l'immeuble de la RTS, de routes, de voies de chemin de fer, d'aéroports, de raffineries, et même de de centrales électriques, coup d'éclat qui plongea les habitants de Belgrade dans une nuit infiniment noire et priva les hôpitaux d'électricité. Nous nous souvenons du missile qui d'une maternité fit un brasier et des pompiers - alter ego de leurs collègues de New York - qui, jour après jour, nuit après nuit, combattirent mille feux et cela pendant trois mois, du moins ceux qui ne disparurent pas. Nous n'avons surtout pas oublié un communiqué de l'Otan qui s'enorgueillissait de la mort de Serbes, militaires, faut-il croire.

Belgrade n'est pas New York, et pourtant la détresse humaine y fut et y est la même.

 

PITTSBURGH CE 11 SEPTEMBRE 2001 :

Nos humanistes font aussi la guerre à leur propres civils.

"L'avion écrasé à Pittsburgh pourrait avoir été détruit en vol", écrit "Reuters" (13 septembre 2001) : "Les enquêteurs fédéraux américains ont déclaré qu'ils ne pouvaient pas écarter l'hypothèse que l'avion qui s'est écrasé mardi près de Pittsburgh ait été abattu. "Nous n'avons pas écarté cela", a déclaré un agent du FBI interrogé sur les témoignages rapportant que le Boeing 757 d'United Airlines détourné en vol pourrait avoir été détruit en vol par un avion de chasse américain. "Nous n'avons rien écarté pour l'instant."

 

Le département de la Défense avait démenti catégoriquement cette hypothèse le 11 septembre. "Certains pensent que l'avion pourrait avoir été détruit afin qu'il n'atteigne pas sa cible - peut-être Washington. Le vol 93 d'United Airlines s'est écrasé avec 45 personnes à bord mardi, à 128 km de Pittsburgh. Parti de Newark dans le New Jersey à destination de San Francisco, il avait été détourné au-dessus du nord-est de l'Ohio et se dirigeait vers le sud-est, dans la direction de Pittsburgh. Des responsables de la police de l'Ohio ont indiqué que des débris de l'avion avaient été retrouvés jusqu'à 13 km de la zone de l'impact, dans un quartier résidentiel. Des habitants de ce quartier ont déclaré aux médias locaux avoir vu un deuxième avion dans la zone et des débris en feu tombant du ciel."

AP précisait ce 16 septembre 2001 que "Des avions de chasse avaient été lancés pour intercepter les avions détournés" et ajoutait que "Les autorités miliaires américaines ont annoncé samedi que des avions de chasse avaient été lancés mardi matin à la poursuite des avions détournés qui se sont écrasés à New York, Washington et en Pennsylvanie."

 

LA GUERRE COMME SPECTACLE :

"La guerre filmée en direct: c'est aussi, évidemment, en raison des images que la planète entière a pu voir en direct ou légèrement en différé que l'attaque du 11septembre acquiert tout son poids... Cette volonté de donner à voir la guerre en direct, cette utilisation de la télévision à des fins de communication à l'échelle planétaire, reprend la tactique mise en œuvre pour la première fois par les Américains eux-mêmes lors de la guerre du Golfe", écrit Nadia Khouri-Dagher dans "Le Monde" de ce 13 septembre.

Les media occidentaux se sont fait les complices de cette médiatisation de l'horreur.

Ainsi, en 1991, dans la nuit de Bagdad bombardée, trois reporters-vedettes de CNN, installés en lieu sûr (l'hôtel Rachid), rivalisaient d'inconscience et de vulgarité: "Ils raillent la passivité des Irakiens; ils s'étonnent que depuis une heure trente, l'armée irakienne les laisse poursuivre ce commentaire en direct. Ils finissent en éclatant de rire, en s'extasiant sur l'esthétisme du feu d'artifice, en devisant sur la qualité du repas ... " (Cité dans "Le Soir", Bruxelles, 18 janvier 1991).

Ce sont ces media qui aujourd'hui font la morale au monde et dénoncent le "terrorisme" !

 

GUERRE BIOLOGIQUE ET BACTERIOLOGIQUE :

Qui donc utilise les armes biologiques? "La guerre biologique peut comprendre l'utilisation de bactéries, de virus et de toxines pour provoquer la maladie ou la mort chez les êtres humains, les animaux et les plantes." écrit le lieutenant Robert P. Kadlec de l'US Air Force, dans un document interne à la force aérienne. Ce document, intitulé "Armes biologiques pour mener la guerre économique", explique comment les armes biologiques peuvent affecter les économies des pays du Tiers-Monde visés: "Les pays moins développés, ou en voie de développement sont dans une position beaucoup plus précaire. Si la ressource visée est la récolte ou la source de nourriture principale, utiliser des armes biologiques peut gravement dévaster l'économie de cette nation et probablement avoir en conséquence un impact politique. L'Histoire montre le chaos et l'instabilité politique crée par des catastrophes naturelles telles que les famines et les épidémies. L'utilisation des armes biologiques en ce sens permettrait de mener des guerres de basse intensité avec un résultat stratégique." (source : International Action Center).

On sait que ces armes ont été utilisées contre Cuba.

 

ARMES GENETIQUES :

On ignore souvent l’intérêt particulier porté par le ministère américain de l’Energie au "Projet Génome Humain". Ce ministère supervise aussi l’arsenal d’armes nucléaires des Etats-Unis.

Selon les spécialistes, la thérapie génique peut servir à fabriquer des armes génétiques, utilisées sur des gênes qu’on ne trouve que dans certains groupes de population. Ces armes pourraient prendre la forme de gaz, mais aussi être diffusées via l’eau potable. C’est en 1970 que le "Military Review", périodique de l’armée américaine, a évoqué pour la première fois les armes ethniques.

En 98, le "London Times" annonçait le succès de la mise au point par Israël d’une "balle ethnique" spécifiquement génétique, qui ne toucherait que les Arabes. Un porte-parole de l’armée israélienne n’a ni confirmé ni infirmé l’info, mais a sèchement fait savoir que "nous avons pas mal de surprises en réserve et nous n’hésiterons pas à en faire usage si nous estimons que l’Etat d’Israël est fortement menacé." (http://projectcensored.org/c2001stories/16.html).

 

COURSE AUX ARMEMENTS ET SABOTAGE DES TRAITES DE DESARMEMENT :

"La conférence de l'ONU sur le désarmement, virtuellement désagrégée" écrit l'AFP, ce 13 septembre 2001 : "La conférence de l'ONU sur le désarmement s'est d'ores et déjà virtuellement désagrégée sous les coups de butoirs répétés d'intérêts contradictoires de ses Etats-membres, estime-t-on jeudi à la clôture de sa session annuelle.

Depuis trois ans, les représentants des 66 pays qui la composent sont contraints de "se tourner les pouces", selon l'expression de l'ambassadeur américain Robert T. Grey qui achève quatre ans de présence dans cette seule instance internationale dédiée au désarmement."

"Cette conférence a littéralement implosé après les assauts répétés de certains de ses membres contre un ordre du jour, peut-être généreux, mais sûrement trop ambitieux", a estimé pour sa part, un des spécialistes de cette instance, Jozef Goldblat, de l'institut des Nations unies pour le désarmement.

 

Les Etats-membres s'avèrent incapables de s'entendre sur leur programme de travail afin de négocier les questions fondamentales qu'ils ont inscrites à leur ordre du jour, parmi lesquelles la démilitarisation de l'espace, l'interdiction des matières fissiles entrant dans la confection de bombes nucléaires, le désarmement nucléaire.

"Le blocage tient de la volonté des Etats-Unis de relancer leurs projets de missiles anti-balistiques utilisant l'espace. Un tel projet, ont répété à l'envi Russes et Chinois, remettrait en cause le traité ABM de 1972 entre Washington et Moscou limitant les systèmes anti-missiles, et, par contre coup, relancerait la course aux armements".

Cette conférence, née de la Charte des Nations unies, a pourtant engrangé de "beaux succès", selon un diplomate, comme la Convention sur les armes chimiques en 1993, ou le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires en 1996, associé à la prorogation indéfinie du traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP) adopté en 1995.

Aujourd'hui, l'une des conséquences les plus manifestes de cet écroulement est l'émergence de l'hyper-puissance américaine, de moins en moins soucieuse de se voir bridée par des instruments juridiques internationaux. L'insistance permanente de Washington à développer des armes anti-balistiques utilisant l'espace, ou encore son refus exprimé en août de s'associer à un futur traité d'interdiction des armes biologiques, sont perçus par nombre de diplomates comme des manifestations d'une désagrégation effective de la conférence de Genève.

Les divisions devraient réapparaître dès novembre à Genève, lors de la conférence de revue de la Convention de 1972 sur les armes biologiques, et en janvier prochain à l'ouverture de la session 2002 de la conférence sur le désarmement.

 

EXPLOITATION DES PEUPLES DU MONDE :

L'Occident, soit 20% de la population mondiale, consomme 80% des ressources de la planète. Si l'attaque contre New York à été qualifiée comme "inhumaine", comment pouvons-nous qualifier l'acte de laisser mourir 13 millions d'enfants par an ? Le 11 septembre 2001, selon la FAO, plus de 35.000 enfants sont morts de faim dans le monde, comme chaque jour de chaque année.

Cette sensibilité sélective caractérise l'Occident et les Américains en particulier. Enfants irakiens : affamés, par les Anglo-Américains. Enfants palestiniens : ghettoisés, par Israël.

Et que voudrait l'occident américanisé ? Qu'ils meurent en silence, en lui laissant le monde ?

Il y a déjà longtemps que la guerre est déclarée. Par Washington, par l'OTAN, par le monde occidental capitaliste. Nous sommes tous des soldats, depuis longtemps. Dérisoire de jouer aujourd'hui les vierges effarouchées.

Mais libre à nous en Europe de choisir notre camps. Celui de la barbarie américano-occidentale, à l'humanisme verbal et au terrorisme bien réel. Ou celui de la Cause des peuples, à commencer par le peuple européen colonisé par Washington depuis six décennies.

(Collecif media du PCN-NCP – 13 septembre 2001)

 Sources : PCN - NCP

Posté par Adriana Evangelizt

 

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Publié dans OTAN

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