Poutine sait qui sont les assassins de Hariri
On se doute bien que Poutine sait pertinemment qui sont les terroristes dans la région libanaise. Et on peut même dire qu'il est persuadé que ce n'est pas la Syrie.
Le chef du Courant du futur s’entretient avec le président russe à Sotchi
Hariri « Poutine sait pertinemment qui sont les terroristes dans la région »
Le président russe Vladimir Poutine a reçu hier à Sotchi, dans sa résidence au bord de la mer Noire, le chef du Courant du futur, Saad Hariri. Les deux hommes, qui se rencontrent pour la première fois, ont évoqué durant deux heures et quart la situation au Proche-Orient, les relations bilatérales et le dossier de l’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri.
« Notre région vit une période particulière et il est urgent d’échanger des vues sur les développements de la situation », a déclaré, cité par l’agence ITAR-Tass, le député.
Le chef de l’État russe s’est pour sa part félicité d’avoir fait connaissance avec le fils de l’ancien Premier ministre qu’il dit « respecter beaucoup ».
À l’issue de l’entretien, M. Hariri a qualifié sa rencontre avec M. Poutine de « positive ».
« Il n’y a aucun doute sur l’intérêt que porte le président russe pour la région, plus particulièrement pour ce qui se passe au Liban, en Syrie, en Iran et en Irak. Il est inquiet, mais ses idées sont claires et il sait pertinemment qui sont les terroristes dans la région », a déclaré le député devant les journalistes.
Interrogé sur les « réserves » de Moscou au sujet des relations libano-syriennes, illustrées notamment par son abstention lors du vote de la résolution 1680 par le Conseil de sécurité de l’ONU, le député a indiqué que si la Russie était effectivement contre cette résolution, elle aurait pu user de son droit de veto. « Moscou a certes des réserves. Toutefois, l’impression que l’on cherche à nous donner de ce pays ne m’a pas été perceptible aujourd’hui », a-t-il affirmé.
Et d’ajouter : « La Russie tente par tous les moyens de faire la lumière (sur l’assassinat de Rafic Hariri), loin de toute politisation du dossier. »
Le député a en outre indiqué avoir informé le président Poutine des progrès réalisés au niveau du dialogue national et des décisions auxquelles sont parvenus les participants à l’unanimité, dont « le tracé des frontières et la séparation entre l’enquête internationale et les relations libano-syriennes », a-t-il dit, soulignant le soutien exprimé par le responsable russe au dialogue interlibanais.
Prié de dire quelle était sa position par rapport à la 1680, M. Hariri a répondu que cette résolution englobe certains points sur lesquels les Libanais sont tombés d’accord unanimement ainsi que sur la nécessité d’œuvrer eux-mêmes à régler ces questions.
« Toutefois, a-t-il dit, la communauté internationale a pris une initiative dans ce sens, pour son intérêt propre et celui du Liban ». « Nous ne pouvons pas ignorer les résolutions internationales », même si certains le font, a insisté M. Hariri en allusion aux nombreuses résolutions que l’État d’Israël continue d’occulter.
Avant de quitter Sotchi pour Moscou où il doit poursuivre ses entretiens, M. Hariri s’est rendu près du lieu où s’est écrasé l’avion arménien, dans la mer Noire, et où il a lancé une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes.
Sources : LORIENT LE JOUR
Posté par Adriana Evangelizt