L'Iran menace de répliquer à toute agression

Publié le par Adriana Evangelizt

L'Iran menace de répliquer à toute agression par une "claque historique"

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré mercredi que l'Iran maîtrisait la totalité du cycle du combustible nucléaire et répondra par une "claque historique" à toute agression, alors que les grandes puissances se réunissent à Londres pour prendre une décision sur son dossier nucléaire.

"Aujourd'hui, l'Iran maîtrise la totalité du cycle du combustible nucléaire, de A à Z, grâce aux jeunes scientifiques iraniens", a déclaré le président Ahmadinejad lors d'un discours à Khoramshahr, ville du Khouzistan, province frontalière avec l'Irak.

Nos "ennemis cherchent à comploter et veulent diviser les Iraniens pour empêcher que le peuple obtienne ses droits", a-t-il dit. Ces "ennemis ont essayé, par des pressions politiques et en utilisant les organisations internationales (...), d'empêcher l'Iran d'obtenir la totalité de ses droits légitimes. Mais ils savent qu'ils ne peuvent pas nous porter préjudice", a-t-il affirmé. "S'ils commettent la moindre agression, ils recevront une claque historique", a-t-il ajouté.

"L'énergie nucléaire est notre droit le plus absolu" ou encore "Ahmadinejad, on t'aime", a scandé la foule, en réponse au discours du président.

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine) et l'Allemagne doivent se réunir mercredi à Londres pour examiner les moyens de convaincre Téhéran de renoncer à enrichir l'uranium. La réunion de Londres, prévue au niveau des directeurs des affaires politiques des ministères des Affaires étrangères, doit examiner une offre européenne mêlant mesures incitatives mais aussi sanctions économiques en cas de refus de Téhéran de céder sur la question de l'enrichissement d'uranium.

Les Occidentaux craignent que celui-ci ne soit utilisé à des fins militaires. "Comme l'ont affirmé les Russes, nous pensons que des négociations sans pré-conditions sont la meilleure solution et nous l'accueillons favorablement et nous y sommes prêts", a déclaré pour sa part Hamid Reza Assefi, porte-parole des Affaires étrangères. "Nous avons dit dès le début qu'il est impossible de régler la question autrement que par des négociations", a-t-il ajouté.

Il a également critiqué "les Etats-Unis qui cherchent à créer par la force et la pression un consensus" contre l'Iran. Il a estimé que la tâche des Américains était difficile car "il y avait beaucoup de différences entre la communauté internationale et les Etats-Unis, la Chine et la Russie, d'un côté, et les Etats-Unis, entre les pays européens et les Etats-Unis". Le président américain George W. Bush a déclaré mardi que "les Etats-Unis et la communauté internationale ont fait connaître clairement notre position commune (selon laquelle) l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire".

"Plus les Iraniens refusent de négocier, plus il y a de pays qui commencent à réaliser que nous devons continuer à travailler ensemble", a-t-il affirmé. Il a déclaré qu'il n'était pas "sûr que ces gens (les Iraniens) veulent réellement une solution". Le ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, avait déclaré mardi que "la République d'Iran ne cèderait pas" sur "ses droits, dans aucune circonstance".

La République islamique avait affirmé le 11 avril avoir réussi à enrichir l'uranium à 3,5% puis à 4,8%, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies lui avait demandé fin mars de suspendre toute activité dans ce domaine dans un délai d'un mois. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait déclaré que l'Iran refusait les "noix et les chocolats" des Européens et ne renoncerait pas à son "or".

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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