Les accusations contre les GI en Irak se multiplient
Que dire ? Quand on sait que cette guerre est illégale et qu'elle n'aurait jamais du avoir lieu si quelques vampires assoiffés de puissance et de pétrole n'avaient pas tout fait pour qu'elle soit. Nous, si demain nous tuons notre voisin, nous prendrons perpétuité et aux USA on finit sur la chaise électrique ou expédié ad patres par la seringue. Des milliers de victimes innocentes sont mortes en Irak, en Afghanistan et ailleurs... des centaines de milliers d'êtres qui ne demandaient qu'à vivre tranquillement sur leur sol. Quand on voit dans quelle désolation se trouve l'Irak aujourd'hui. Des milliards envoyés pour la reconstruction qui ont fini dans les poches de malhonnêtes et l'Irak tout comme l'Afghanistan ne sont toujours pas reconstruits. Le gouvernement des Etats-Unis est une honte. Une honte pour notre monde. Et Rumsfeld et Cheney en tête des criminels de guerre.
Pour mémoire, notre site Irak Génocide
Les accusations de bavures se multiplient contre les Américains en Irak
L'armée américaine est confrontée à une multiplication d'accusations contre ses soldats en Irak, après les révélations sur le massacre de civils attribué à des Marines à Haditha en novembre 2005 et la diffusion d'images d'une autre possible bavure en mars 2006 à Ishaqi.
Après les bombardements de civils peu après l'invasion de l'Irak, les mauvais traitements infligés aux prisonniers à Abou Ghraib, et les bavures qui ont coûté la vie en mars 2005 à l'agent italien Nicola Calipari ou mercredi à une femme enceinte, les charges changent de nature.
A Haditha (ouest), Ishaqi (nord) ou Hamandiya, à l'ouest de Bagdad, des soldats américains sont accusés d'avoir tué de sang-froid plusieurs dizaines de civils, parmi lesquels des femmes et des enfants.
Des enquêtes sont encore en cours et les faits ne sont pas encore établis, mais les récits se ressemblent et les éléments déjà publics ont "troublé" jusqu'au président américain George W. Bush. Le gouvernement irakien a pour sa part fermement condamné le "crime odieux" commis à Haditha. Concernant Ishaqi, une enquête militaire aurait disculpé l'armée, assurent des médias américains vendredi soir. Ces informations n'ont pas pu être confirmées auprès du Pentagone.
En déplacement à Singapour, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a défendu ses troupes en insistant sur le fait que 99,9% des soldats américains se comportaient "de manière exemplaire". "Mais nous savons que dans les conflits, il se produit des choses qui ne devraient pas se produire", a-t-il reconnu. Lors d'une conférence de presse depuis Bagdad, le général américain Donald Campbell, directeur de la Force multinationale en Irak, a lui aussi évoqué "le courage, la compétence et l'esprit de sacrifice" de 99,9% des soldats américains "qui risquent chaque jour leur vie pour protéger le peuple irakien".
Mais "quand on est engagé sur le terrain contre des combattants ennemis qui ne respectent pas les lois de la guerre, qui commettent des actes indécents, les soldats deviennent stressés, ils prennent peur. C'est très difficile de déterminer, sur ce champ de bataille, qui est combattant et qui est civil", a-t-il déclaré. "Dans certains cas, ils sont simplement bouleversés. Ils voient parfois leurs copains se faire exploser, et ils peuvent craquer", a ajouté le général. Mais "cela n'excuse pas les actes qui ont eu lieu", a-t-il insisté, "nous ne pouvons et ne saurons accepter un comportement douteux sur le plan légal, moral ou éthique".
Interrogé sur ses sentiments face à l'idée qu'une fillette de trois ans ait pu être tuée d'une balle dans la tête, le général a présenté les condoléances de l'armée pour les cas "très, très tragiques" où des civils ont pu être tués ou blessés. "Mais nous ne devons pas tirer des conclusions rapides à chaque incident", a-t-il prévenu. "Chaque incident ou allégation, les plus petits soient-ils, porte un coup à la crédibilité" de l'armée américaine face à la population irakienne et au gouvernement souverain du pays, a expliqué le général Campbell. Cependant, pour "troublantes" et "frustrantes" qu'elles soient, les accusations actuelles ne pèsent pas sur le moral des soldats en Irak, a-t-il assuré. Dans les prochaines semaines, chacun des quelque 150.000 soldats de la Coalition devra suivre un module de formation de quatre heures sur les règles et l'éthique du combat.
Cinq scénarii, notamment un cas où des soldats se trouvent visés par des tirs provenant d'une école ou d'une mosquée, ont été élaborés pour provoquer une discussion entre le formateur et les soldats, et essayer, à l'écart du stress du feu, de trouver comment éviter de nouveaux carnages.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt