Enlèvement de Syriens et étudiants assassinés
On récapitule. Après les Russes dont on est toujours sans nouvelles, voilà que cette fois ce sont des Syriens -entre autres- qui ont été enlevés. Et pourquoi ? La raison est fort simple. Et c'est même encore signé. La semaine dernière, la Syrie a déjoué un attentat terroriste, tué quatre individus, blessé deux et capturés quatre autres. Qui sont ces criminels ? Il y a fort à parier qu'ils viennent d'Irak et que ce sont les mêmes qui enlèvent et assassinent les irakiens ou les otages des pays qu'ils ont dans le collimateur. Il y a donc plusieurs de leurs hommes qui sont en ce moment en train de subir des interrogatoires. Et pour faire pression, deux Syriens ont été enlevés. Tout comme Poutine a reçu un message fort -qui se traduit par un acte de vengeance- par l'enlèvement de ses citoyens car il retarde l'attaque de l'Iran, Assad reçoit aussi un coup de semonce qui signifie grosso-modo "Relâche nos hommes."
Le groupe crapuleux qui opère en Irak est en corrélation avec l'Iran. Contre le régime iranien. Il commet des meurtres en Irak qu'il impute à l'Iran afin de faire pression sur la communauté internationale. Les Etats-Unis et le Mossad les couvrent bien entendu ainsi qu'une partie du gouvernement servile irakien. Nous noterons qu'ils sévissent habillés en policier irakien. C'est pour cette raison que l'on en retrouve un grand nombre assassinés et les mains liées avec des traces de torture, nus la plupart du temps. Ils leur volent leurs vêtements pour s'en servir ensuite. Ainsi habillés, ils peuvent se ballader en toute tranquillité en Irak. Qui irait leur demander leurs papiers ?
Leur façon d'opérer est toujours la même. Il y a deux sortes d'enlèvements. Ceux qui leur rapportent de l'argent -demande de rançon- et les crimes crapuleux pour déstabiliser l'Irak et se venger des pays qui soutiennent l'Iran. Tous les crimes qu'ils commettent ou presque, ils les imputent aux services secrets iraniens qui auraient soit-disant infiltrés l'Irak. Et tant que ce groupe sera présent en Irak, les meurtres crapuleux se multiplieront. Il n'y a qu'une seule façon de les empêcher de nuire les infiltrer. Qui en sera capable ?
Déferlante de violence en Irak : cinquante civils enlevées à Bagdad, onze étudiants assassinés
Au moins cinquante personnes ont été enlevées hier à Bagdad par des hommes armés habillés en policiers et vingt-sept Irakiens ont trouvé la mort dans des violences, dont onze étudiants. Par ailleurs, un vice-président irakien a souhaité hier associer l’ONU à l’enquête sur les abus commis par les forces US à Haditha.
«Une cinquantaine de personnes dont deux Syriens, travaillant pour la plupart pour des sociétés de transport terrestre, ont été enlevées dans le quartier Salhiyah » à Bagdad par des hommes habillés en policiers, mais un général de police a nié tout lien des services du ministère de l’Intérieur avec l’affaire. Le quartier, situé sur la rive ouest du Tigre, abrite des agences de voyages et des sociétés proposant des autocars pour les voyageurs en partance pour la Syrie et la Jordanie. Entre-temps, la violence a fait 27 morts, dont onze étudiants qui ont été assassinés dans le sud de Bagdad par des hommes armés ayant intercepté leur autobus.
Par ailleurs, aucune nouvelle information sur le sort des quatre employés de l’ambassade de Russie enlevés samedi n’était disponible hier.
Pour sa part, la Turquie a indiqué qu’elle était est sans nouvelles de 24 de ses ressortissants enlevés en Irak, tandis que le nombre de camionneurs turcs tués dans ce pays s’élève à plus de 100.
En outre, un ancien officier des services de renseignements, devenu responsable local d’el-Qaëda, a été tué au cours d’un raid au nord de Bagdad.
Sur un autre plan, le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, en visite aux Émirats, a affirmé hier que le gouvernement irakien sera tenu au courant de tous les détails de l’enquête américaine sur une implication des marines dans la mort de 24 civils irakiens tués en novembre à Haditha. Deux autres enquêtes américaines sont en cours sur Haditha, à l’ouest de Bagdad, où des marines sont soupçonnés d’avoir tué de sang-froid, en novembre, au moins 24 civils, parmi lesquels des enfants.
Mais hier, un vice-président irakien, le sunnite Tarek al-Hachémi, a été plus loin, souhaitant impliquer l’ONU dans les enquêtes sur les bavures présumées des soldats américains, accusés d’avoir tué des civils. « Nous partageons avec tous les Irakiens le choc ressenti face à ces crimes horribles. Nous pensions que le scandale d’Abou Ghraib était le dernier de ces crimes, mais il apparaît que les dossiers des forces de l’occupation foisonnent de violations des droits de l’homme », a estimé M. Hachémi dans un communiqué. « Le gouvernement irakien ne doit pas se contenter de condamnations et de réprobations et il est nécessaire de former une commission neutre de l’ONU et une commission irako-américaine pour enquêter sur ces crimes », a ajouté M. Hachémi, l’un des dirigeants du Parti islamique, la principale formation sunnite irakienne.
Pendant ce temps, au niveau politique, le blocage persiste.
Mais la Maison-Blanche a dit hier ne pas s’inquiéter du retard pris par le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki à attribuer les trois portefeuilles pour la sécurité, toujours sans titulaire dans son gouvernement.
Le porte-parole de la Maison-Blanche Tony Snow a invoqué la nécessité pour M. Maliki de dégager un consensus sur les prochains ministres et l’inexpérience irakienne de la démocratie.
Sources : LORIENT LE JOUR
Posté par Adriana Evangelizt