La Syrie pourrait bientôt faire face à des sanctions punitives

Publié le par Adriana Evangelizt

Pour Seale, « la Syrie pourrait bientôt faire face à des sanctions punitives »

Dans une analyse publiée dans le magazine The New Statesman, le journaliste britannique Patrick Seale, spécialiste de la Syrie, affirme que Damas constitue la cible numéro un des États-Unis dans la région, et non pas l’Iran. « Dans ce chaos, stratèges américains et israéliens perçoivent la Syrie comme le maillon faible de la région : il suffirait de mettre ce pays à genoux et tout l’axe Téhéran-Damas-Hezbollah-Hamas s’écroulerait », note M. Seale, auteur d’une biographie controversée sur Hafez el-Assad.


Dans son analyse, le journaliste remarque « qu’un Iran isolé serait alors forcé à abandonner son programme nucléaire. Les insurgés irakiens seront privés de renforts. Le Hezbollah pourrait être désarmé et le Liban ramené à l’orbite israélienne. Israël pourrait alors liquider le Hamas ». L’article, qui fait la couverture du New Statesman, poursuit : « La Syrie fait face à de grands défis qui requièrent un leader de taille, un qualificatif qui ne peut toujours pas être attribué à Bachar el-Assad. Tandis que le père était un maître en realpolitik, le registre du fils est jalonné d’erreurs. »


Patrick Seale souligne que si le rapport de Serge Brammertz devait donner des preuves évidentes sur l’implication d’officiels syriens haut placés dans l’assassinat de Rafic Hariri, la pression internationale pesant sur le régime d’Assad atteindrait un niveau critique. « Si le rapport de Serge Brammertz devait impliquer le cercle rapproché d’Assad, la Syrie fera probablement face à des sanctions punitives qui affaibliront la position antiaméricaine et anti-israélienne dans la région », conclut Patrick Seale.

Sources : LORIENT LE JOUR

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans SYRIE

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