L'après 11 septembre marqué par de "graves erreurs" américaines
Un des chefs de la Douma pense que l'après 11 septembre est marqué par de "graves erreurs américaines". Pour nous, ce ne sont pas des erreurs. Ce sont des actes planifiés, prémédités et mûris longtemps à l'avance. Et Bush, n'y est d'ailleurs pour rien ce sont Cheney et Rumsfeld -entre autres- qui tirent les ficelles. Simplement, dans leur folie guerrière, ils commettent tellement de bavures et sont impliqués dans tellement de scandales, que c'est Bush qui est obligé de répondre à leur place et de porter le chapeau. Et il est bien conscient de cela. Il n'y a qu'à voir le dernier discours qu'il à tenu, il a dit en plaisantant «Vous croyez que j'ai des cheveux blancs parce que je suis président... Pas du tout, c'est le fait d'avoir deux filles adolescentes...» alors que ces filles ont 25 ans. Il est très conscient que si sa côte est très basse dans l'opinion publique américaine, c'est à ces individus qu'il le doit. Mais il a accepté à la base la règle du jeu... donc, il est obligé de s'y tenir. C'est ainsi que les choses se passent dans les hautes sphères quand le manipulé n'est pas le manipulateur.
Sécurité mondiale : l'après 11 septembre marqué par de "graves erreurs américaines" (Kossatchev)
MOSCOU, 7 juin - RIA Novosti. Suite à de graves erreurs américaines, la sécurité dans le monde n'a pas été renforcée depuis les attentats du 11 septembre 2001, a estimé mercredi le président du comité de la Douma pour les affaires internationales, Konstantin Kossatchev.
"Après le 11 septembre 2001, le monde a changé mais la sécurité mondiale ne s'est pas renforcée, suite à une série d'erreurs extrêmement graves commises par les Etats-Unis et leurs alliés: nous le voyons sur les exemples de l'Irak, de l'Afghanistan et du Proche-Orient", a indiqué le député, prenant la parole à la Douma.
Il a en même temps fait observer que la sécurité nationale russe avait été garantie ces dernières années bien plus efficacement. "Les nouvelles menaces qui s'accentuent suite à des erreurs de nos partenaires sont estompées habilement et d'une manière réfléchie par la diplomatie russe", a estimé le parlementaire.
La politique extérieure russe se heurte à une résistance croissante, "et cela, selon toute vraisemblance, est positif", a-t-il ajouté.
D'après lui, dans la première moitié des années 90, la Russie avait une politique extérieure qui cédait les intérêts nationaux à ses partenaires sur la scène internationale et ne soulevait pas de problèmes sérieux. "Ce n'est pas la politique extérieure dont la Russie a besoin", a affirmé Konstantin Kossatchev.
Pour la première fois depuis de longues années, la Russie commence à recouvrer son statut de participant réel aux processus internationaux, a-t-il indiqué. "La politique extérieure russe gagne en dynamisme et formule de nombreuses initiatives", a noté le député.
Au Conseil de l'Europe, par exemple, la Russie a présenté le projet de Convention sur des standards uniques dans les élections. Cette Convention, une fois adoptée, empêchera de recourir aux doubles standards dans ce domaine, a précisé le parlementaire.
Dans les rapports avec ses voisins, la Russie abandonne la politisation qui se traduisait avant tout "par des subventions sur les prix des produits énergétiques". "La Russie passe à des rapports de marché transparents avec ses partenaires", a ajouté M. Kossatchev.
A titre de défaut de la politique extérieure russe, le député a relevé "un accompagnement informationnel et de communication insuffisant" des activités russes sur la scène internationale. "Aussi bien dans le conflit gazier avec l'Ukraine que dans les récentes "guerres du vin" [...], nos partenaires agissent d'une manière nettement plus agressive en matière de communication", a encore noté le président du comité des affaires internationales de la Douma.
Sources : Ria Novosti
Posté par Adriana Evangelizt