L'Otan atteinte d'expansionnite aiguë

Publié le par Adriana Evangelizt

Voilà un article qui aide bien à comprendre ce que les USA sont peu à peu en train d'installer. Nous entendons par les USA ceux qui tirent les ficelles du monde dans le seul but de nous amener à entrer dans le Nouvel Ordre Mondial qu'ils sont en train de construire. Ils veulent faire de l'OTAN la seule Armée de la planète. D'ailleurs, ils ont l'intention de démanteler les armes obsolètes de l'Ukraine. Pourquoi ? Pour les remplacer par de l'armement étatsunien. D'où la question qui est derrière l'OTAN ? Les marchands de canons américains. On y revient toujours, rien n'est laissé au hasard. Imaginez donc qu'ils démantèlent tout l'arsenal des pays où ils intallent des bases de l'Alliance et le fric que ça va rapporter aux lobbys de l'armement. Le fric. Le fric. Encore et toujours. Désespérant.

L’Otan atteinte d’expansionite aiguë

par Michel Muller

 

Atlantisme . Les ministres de la Défense de l’Alliance atlantique, réunis à Bruxelles, se sont placés dans la perspective d’un élargissement du périmètre de l’organisation.

L’Otan doit pouvoir mener simultanément, n’importe où dans le monde, deux, « grandes guerres » (nécessitant au moins soixante mille hommes chacune) et six interventions « plus petites » avec, chacune, trente mille hommes. Ces projets guerriers ont été fixés par les vingt-cinq ministres de la Défense des pays membres (hormis la France) du Comité des plans de l’Alliance réunis à Bruxelles mercredi et jeudi. Le conclave, couvert par le secret militaire, s’était tenu dans le cadre de la dernière réunion ministérielle (rassemblant trente-quatre pays dont la France) avant le sommet de l’Otan prévu les 28 et 29 novembre prochains à Riga.

Lors de cette rencontre, le secrétaire US à la Défense, Donald Rumsfeld, a espéré « que soient réalisées toutes les capacités opérationnelles » de ce projet.

L’Afghanistan, un test pour l’Otan

Dans le même temps, la Force de riposte de l’Otan (NRF), une unité de vingt-cinq mille hommes d’intervention rapide en tout point du globe, devra être en mesure d’agir à tout moment, après d’ultimes manoeuvres qui se tiendront au Cap-Vert, un État africain insulaire situé au large du Sénégal - une première en Afrique.

Les ambitions ainsi marquées se manifestent déjà en divers points de la planète. Selon les théoriciens de l’Alliance, il s’agit de mettre en place une force capable, tout à la fois, d’empêcher un conflit ou d’y mettre fin - par les voies diplomatique et militaire - et de « construire la paix » en prenant la direction d’une action planifiée comprenant aussi bien la reconstruction, le reclassement des réfugiés et la restauration de l’État. Et, explique-t-on à Bruxelles, si l’intervention de l’Otan en ex-Yougoslavie a été la première expérimentation « réussie », selon les penseurs de la division des opérations, en dehors du territoire de défense de l’Alliance, il s’agit désormais de « mondialiser » l’Otan en réussissant le « test » en Afghanistan.

Dans l’imaginaire des théoriciens de la suprématie états-unienne, dont l’Otan est en quelque sorte l’appendice armé international, il s’agit de mettre en oeuvre une mutation du système de relations internationales élaboré au cours des siècles et concrétisé par la création des Nations unies. Tout se passe comme si, pour mettre en situation définitivement hégémonique le capital financier et industriel états-unien dominant, un nouveau système - court-circuitant l’ONU - doit être mis en place. La tête politique en serait le directoire du monde, le G7 plus la Russie et bientôt sans doute la Chine, l’instance régulatrice des rapports internationaux - réduits à la pratique généralisée du libre-échange - serait l’OMC avec la force de coercition, l’Otan . On peut noter, à ce sujet, la convergence entre les projets des ministres de l’Otan et le vote, récemment par le Parlement européen, d’une résolution demandant l’ouverture de discussions en vue de l’établissement d’un accord de libre-échange transatlantique entre l’UE et les Etats-Unis.

35 000 militaires déployés

Il s’agit donc là de projets bien inquiétants pour la paix dans le monde, si la réalité n’imposait pas sa persévérance aux ambitions dominatrices.

Dans ce sens, comme l’a souligné Michelle Alliot-Marie, la ministre française de la Défense, il faut à tout prix réussir le test afghan. Dès le mois d’août, trente-cinq mille militaires seront déployés dans la totalité du pays, comprenant environ une vingtaine de milliers de soldats US.

Ces troupes se heurtent à des difficultés croissantes, l’agressivité des taliban se nourrissant sur le terreau de l’incapacité du gouvernement central, et surtout des bailleurs internationaux de fonds défaillants, à améliorer la condition misérable de la population.

Donald Rumsfeld a eu beau énumérer d’une manière incantatoire tous les « succès » de l’occupation US en Irak, la réalité des trois cents soldats tués le mois dernier en Afghanistan confirme un début d’enlisement dans ce pays, comme c’est déjà largement le cas en Irak. Une démonstration, s’il en était nécessaire, que l’on ne peut pas imposer la paix par la domination et le refus de répondre aux aspirations des peuples.

Sources : L'Humanité

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans OTAN

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