Le dépeçage de l'industrie automobile par Félix Rohatin

Publié le par Adriana Evangelizt

Dépeçage de l'industrie automobile : le rôle de Rohatin

Le 8 juin, le Comité d’action politique (PAC) de Lyndon LaRouche a publié un dossier de douze pages : Rohatyn : la connexion avec les nazis français, qui expose les crimes de ce banquier synarchiste et « faiseur de roi » au sein du Parti démocrate, notamment son rôle dans le démantèlement de l’industrie automobile. Dans une déclaration faite le 7 juin, LaRouche résume les accusations portées contre lui :

FAIT : les éléments recueillis prouvent que Rohatyn joue un rôle de tout premier plan dans la tentative de détruire les Etats-Unis et leur économie à travers le démantèlement du secteur de la machine-outil, ancré dans l’industrie automobile, notamment chez les « trois géants ».

FAIT : l’influence et les actions de Rohatyn dans ce domaine montrent, de manière concluante, qu’il incarne l’extension moderne de cette Internationale synarchiste qui fut à l’origine de l’avènement des régimes fascistes de Mussolini, d’Hitler et de Franco dans la période 1922-45 et qui les contrôlait sur le plan économique. Alors que la Banque d’Angleterre, représentée par des bailleurs de fonds d’Hitler comme Montagu Norman et Brown Brothers Harriman, jouait un rôle important dans la mise au pouvoir d’Hitler, l’instauration de ce régime fasciste était contrôlée par certains cercles anglo-français, représentés en France par Lazard Frères, de l’Internationale synarchiste, ainsi que par ses filiales et associés à Londres et à New York.

Rohatyn est non seulement l’héritier de personnalités de Lazard Frères comme André Meyer, il représente aussi les méthodes et politiques utilisées par l’Internationale synarchiste pour créer les régimes de Mussolini, d’Hitler et de Franco. Comme les banquiers synarchistes de l’époque, il éprouve la même haine vis-à-vis de la République fédérale des Etats-Unis et du président Franklin Roosevelt.

CONCLUSION : Ceux qui, après avoir pris connaissance des preuves nécessaires, persistent à s’associer aux projets de Rohatyn, tombent dans la catégorie des Quisling, si ce n’est pire.

Délocalisation de Delphi : le crime de Felix Rohatyn

Parmi les documents versés au dossier Delphi devant le Tribunal des faillites de New York, on reconnaît clairement la signature de Felix Rohatyn - ennemi de longue date de Lyndon LaRouche - au bas du plan daté du 1er mai 2005, qui prévoit la délocalisation de l’équipementier géant, la suppression de milliers d’emplois et une réduction drastique des salaires et des avantages sociaux. Ces documents, entre autres, montrent sans conteste que ce sont Rohatyn Associates et Rothschild, Inc., par le biais de Rohatyn lui-même, qui ont provoqué la débâcle de Delphi et planifié sa « globalisation par la faillite », pour reprendre les termes du Business Week dans son numéro du 24 avril.

Le plan élaboré pour Delphi (baptisé « Northstar » par ses concepteurs) a servi de modèle et de détonateur à d’autres mises en faillite et fermetures dans l’automobile et d’autres industries américaines. Il signalait « la fin de l’automobile » et la destruction de la classe moyenne aux Etats-Unis, comme le notait Henry Reichard, principal négociateur du syndicat IUE, mort subitement le 6 juin dernier. Ce plan est surtout associé au nom de l’actuel PDG de Delphi, Robert « Steve » Miller, spécialement nommé à ce poste pour diriger le dépôt de bilan, mais c’est Rohatyn qui l’a lancé.

Dans le cadre de ce plan, l’équipementier est en passe de fermer vingt-et-une de ses principales usines de pièces détachées et de délocaliser l’ensemble de sa production. La débâcle de Delphi a ouvert la voie au démontage de tout le secteur et, depuis avril au minimum, on assiste à la vente aux enchères de certaines usines automobiles et de leurs machines-outils. En l’espace de 45 jours, 30 000 ouvriers du secteur automobile ont perdu leur emploi et les dégâts continuent. La réaction du Congrès s’est limitée à la création d’une « commission automobile » et d’une « commission industrielle » - mais on déplore toujours le manque d’action positive pour arrêter la casse.

Depuis 2005, Rohatyn est intervenu à de nombreuses reprises auprès du Congrès pour proposer des « corporations d’infrastructure privées » afin de torpiller le plan élaboré par LaRouche pour sauver les capacités industrielles de l’automobile, grâce à leur mise sous protection par décision du Congrès et à l’octroi de crédits pour reconvertir une partie des équipements dans la production d’autres éléments d’infrastructure.

 

Sources : Solidarité et progrès

 

Delphi et l'industrie automobile américaine :

chronologie d'une faillite

Examinons de plus près l’enchaînement des événements. Dans un mémorandum du 13 avril 2005, face à la dégradation de la notation de General Motors, LaRouche exhorte les élus nationaux à intervenir immédiatement pour sauver le secteur. Quelques jours plus tard, le 1er mai 2005, Rohatyn rédige une proposition pour Delphi - au nom de sa société de placement Rohatyn Associates et du département failllite de Rothschild, Inc. Sa proposition, nous l’avons vu, prône une stratégie de fusion, acquisition et délocalisation, ou sinon, la faillite.

Le 1er mai, dans le cadre de ce plan, Steve Miller est engagé comme PDG et prépare la mise en banqueroute. Dans un document à la Cour, il écrit : « [Delphi] croit qu’une partie substantielle de ses opérations commerciales aux Etats-Unis doit être abandonnée, consolidée ou liquidée en vertu du Chapitre 11 [de la loi sur la faillite]. (...) Entre-temps, la Société va préserver et poursuivre le développement stratégique de ses opérations en dehors des Etats-Unis et maintenir son rôle éminent de premier équipementier automobile au monde. » On invoque ainsi l’insolvabilité pour globaliser et délocaliser la production.

Dans la même période (mai-juin 2005), comme nous l’ont confié certaines sources au Congrès, on exhorte les parlementaires à ne prêter aucune attention aux propositions de LaRouche, parce qu’il « propose de nationaliser l’industrie automobile ». Début juin, Rohatyn publie sa proposition pour un « Fonds national d’infrastructure » doté de seulement 50 milliards de dollars que le Congrès devrait financer, alors que le fonds serait administré par une Commission nationale dirigée par des banquiers comme lui. Cette proposition a reçu le soutien du sénateur Warren Rudman, entre autres.

En outre, le plan stratégique de Rohatyn pour Delphi précise qu’en cas de dépôt de bilan, certaines des usines de la société - qui représentent un avoir stratégique pour l’économie américaine - pourraient être déclarées des avoirs de minimus, c’est-à-dire de valeur négligeable, et que leurs machines-outils pourraient être vendues aux enchères online ! C’est justement ce qui se passe depuis au moins début avril 2006, suite à un arrêt du Tribunal des faillites en date du 28 octobre 2005. L’objectif de ces ventes est on ne peut plus clair : rembourser les deux milliards de dollars que Delphi doit à JP Morgan Chase Citicorp, pour un crédit accordé avant le dépôt de bilan. Le bradage des usines et des équipements se fait donc au profit des banques !

Au contraire, le projet de loi dont LaRouche a esquissé les grandes lignes vise essentiellement la sauvegarde de ces biens physiques. Placés sous la tutelle temporaire d’une Société publique d’Etat créé par le Congrès, ils seraient utilisés - directement ou indirectement - pour la production d’une nouvelle infrastructure économique : transports ferroviaires, réseau électrique, gestion de l’eau.

En attendant, Delphi vend à prix dérisoire ses usines et équipements aux enchères. Il semble que la majorité des acheteurs soient des sociétés étrangères. Cette pratique, qui constitue une menace pour les capacités technologiques américaines et la sécurité nationale, ne se limite pas à Delphi. A moins d’arrêter le processus, avertit le LaRouche PAC, les Etats-Unis vont se retrouver au niveau industriel d’un pays du tiers monde.

Autre crime moral prévu dans cette faillite programmée, la création d’un « Plan de compensation pour des salariés clés », accordant à certains dirigeants de Delphi une prime de fidélisation de 400 millions de dollars, alors que les salaires des ouvriers seraient réduits de moitié.

Le 8 octobre 2005, jour du dépôt de bilan de Delphi, Rohatyn s’est retiré de l’équipe de consultants de la société. Peut-être parce qu’il conseillait des fonds d’actions et des hedge funds sur l’achat d’éléments de Delphi.

Le Congrès doit rendre des comptes dans cette affaire, affirme le LaRouche PAC. Faute d’intervenir, il portera la responsabilité de la destruction des capacités technologiques des Etats-Unis - sans parler de la perte de centaines de milliers d’emplois qualifiés et productifs, ni de la chute drastique des salaires et des retraites des travailleurs qui ont la chance d’avoir encore un emploi.

Il est clair que le personnage de Felix Rohatyn, ce « démocrate » qui dissuade les dirigeants du Parti d’adopter une approche rooseveltienne à la crise, se trouve au centre des plans prévoyant la fermeture et la délocalisation de l’industrie américaine. Rohatyn n’est pas un démocrate, mais un synarchiste financier se situant tout spécialement dans la tradition de la banque Lazard Frères qui le forma et qui joua un rôle central dans le fascisme synarchiste européen des années 1920 jusqu’aux années 1940.

Sources : Solidarité et progrès

 

10 000 travaileurs de Delphi dans la balance

 

A la demande de plusieurs partis, toutes les sessions du procès en faillite de Delphi ont été suspendues la semaine dernière par le juge, en attendant l’issue de négociations sur le départ volontaire d’un nombre important de salariés. Dans le cadre d’une offre antérieure, 9000 travailleurs de Delphi avaient déjà accepté leur départ en retraite anticipé, en échange d’une indemnité compensatoire prise en charge par General Motors. Maintenant, Delphi tente d’obtenir un accord qui lui soit encore plus favorable, également pris en charge par GM, prévoyant le départ de 10 000 autres employés encore plus jeunes.

En dépit de la propagande répandue par la société, il s’agit de supprimer 10 000 emplois supplémentaires après avoir convaincu les travailleurs qualifiés de renoncer à leur poste, à leur future pension-retraite et à leur assurance médicale, en échange d’une somme forfaitaire de 100 000 dollars ou plus. Comme la direction de Delphi a déjà fait savoir que de nombreuses usines aller fermer dans le cadre du plan de globalisation de Rohatyn, elle s’attend à ce que même les travailleurs plus jeunes préfèrent accepter cet argent et partir. Si c’est le cas, la société se sera ainsi débarrassée de 20 000 ouvriers sur un effectif total de 33 000 et pourra alors adoucir les réductions de salaires et les licenciements pour les « négocier » avec les syndicats.

Sources : Solidarité et progrès

Posté par Adriana Evangelizt

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