Bush "bien accompagné" à Vienne

Publié le par Adriana Evangelizt

Pour quel président du monde y-a-t-il autant de mesures de sécurité lorsqu'il se déplace ? Et qui emmène avec lui autant de monde ? Imaginez, il sera accompagné par 800 personnes dont 250 gardes du corps et sans doute autant d'agents de services secrets. Ca frise vraiment le sans-gêne. Le goût de la pompe et de l'épate. Monsieur se déplace et il amène une ville entière ou presque et tout Vienne sera bloqué aux habitants. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Le président américain arrivera à Vienne placardée d'affiches "Bush go home !"

VIENNE, 20 juin - RIA Novosti. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises à l'occasion de la visite que le président américain, George W. Bush, entame mardi à Vienne qui accueille le sommet UE-Etats-Unis.

Quelque 2000 policiers et agents des services secrets autrichiens, dont 200 hommes du groupe d'intervention Cobra. A ces effectifs il faut ajouter un millier de policiers tenus en réserve, prêts à intervenir en cas de désordres consécutifs aux manifestations antiaméricaines annoncées à Vienne.

Coté américain, George W. Bush, qui est accompagné de son épouse Laura, sera protégé par 250 gardes du corps et de très nombreux agents des services secrets américains. Selon la presse autrichienne la délégation américaine se chiffrera à plus de 800 personnes.

L'avion présidentiel ou "la Maison-Blanche volante" comme on l'appelle autrement, devrait se poser à l'aéroport viennois Schwechat à 19h30 GMT. Le cortège formé par une bonne trentaine de véhicules prendra immédiatement la direction de l'hôtel Intercontinental. Ordinairement le président des Etats-Unis se déplace à bord d'une Cadillac DeVille exécutée sur commande spéciale et facturée 3 millions de dollars. Ce véhicule ne craint ni les impacts de missiles, ni les attaques au gaz.

Une semaine avant la venue de George W. Bush les autorités autrichiennes avaient installé le long de l'itinéraire emprunté par le cortège plus de 1000 panneaux d'interdiction de stationner.

Mis à part ces panneaux, la veille de la visite d'innombrables affiches portant le slogan "Bush go home" ont été placardées un peu partout dans Vienne. Et celles que les autorités ôtent sont immédiatement remplacées par d'autres.

Une coalition "Bush go home" a même été constituée par diverses organisations de gauche et d'immigrés. Ses militants promettent de mobiliser 15.000 personnes et de manifester pendant toute la durée du sommet.

Sources : Ria Novosti

Vienne sous très haute sécurité pour la venue de Bush

par William Kole

Des hélicoptères volant bas, des paquets suspects que l'on fait exploser, des policiers à chaque coin de rue... Vienne était placée en état d'alerte maximale mardi en attendant George W. Bush pour le sommet Union européenne - Etats-Unis de mercredi, qui devait être largement consacré à l'Iran, le Proche-Orient et l'Irak.
Le président américain était attendu mardi soir dans la capitale autrichienne pour la première visite d'un chef de la Maison Blanche depuis 27 ans, lorsque Jimmy Carter y avait signé en 1979 avec le dirigeant soviétique Leonid Brejnev les accords SALT II sur la limitation des armements stratégiques.
Les autorités autrichiennes ont déployé 3.000 policiers de crainte que les manifestations prévues ne donnent lieu à des violences. Un millier de policiers sont expressément mobilisés pour encadrer les rassemblements. La coalition "Bush Go Home" ("Bush rentre chez toi") espère réunir entre 10.000 et 15.000 personnes mercredi. Elle a invité l'icône du mouvement pacifiste aux Etats-Unis, l'Américaine Cindy Sheehan, qui a perdu son fils en Irak, pour s'adresser à la foule.


Dès mardi, les autorités autrichiennes et américaines ont bouclé les parcs et places proches du palais de Hofbourg. La venue du président Bush dominait aussi les interventions des auditeurs de la radio, irrités par la sécurité ou la pompe de la réception. L'un d'eux, Peter Kubicek, technicien de 62 ans, espère que les manifestations montreront au président américain "qu'il y a des gens qui se préoccupent de ce qu'il fait (...) Bien des problèmes viennent de ce qu'il fait", selon lui.
Le séjour de George W. Bush risque donc d'être placé sous le signe de la contestation de la politique des Etats-Unis, et pas seulement dans la rue. L'opposition à la guerre en Irak et au camp de Guantanamo où des terroristes présumés sont détenus hors du cadre légal international, se feront entendre lors du sommet.
Le chancelier autrichien Wolfgang Schussel, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UE ce semestre, devrait exhorter Washington à fermer Guantanamo, surtout après les trois suicides récents.
"Parce que nous sommes des amis (de l'Amérique), nous devons dire clairement que Guantanamo n'est pas compatible avec nos valeurs et doit être fermé", explique Hans-Gert Pottering, président du Parti populaire européen (PPE) majoritaire au Parlement européen. Les Verts sont sur la même ligne, ainsi qu'Amnesty International, qui appelle aussi l'UE à demander aux Etats-Unis de faire toute la lumière sur les "restitutions extraordinaires", c'est-à-dire le transfert clandestin par la CIA de suspects vers Guantanamo ou d'autres sites secrets.
Le président Bush tentera, lui, d'imposer ses propres priorités en appelant l'UE à supprimer les aides agricoles pour débloquer les négociations à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), en exhortant les gouvernements des Vingt-Cinq à tenir leurs promesses d'aide à la reconstruction de l'Irak, et en enjoignant la communauté internationale à présenter un front uni afin de convaincre l'Iran de renoncer aux activités nucléaires soupçonnées de dissimuler un programme militaire.
Il sera aussi question d'énergie, avec un accord UE-USA pour garantir la fourniture de pétrole et d'énergie, de la formation d'un groupe d'étude commun sur le changement climatique, et du Proche-Orient, où l'UE propose un mécanisme temporaire d'aide d'urgence aux Palestiniens qui ne passe pas par le gouvernement dominé par le Hamas.

Sources : Le Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LES USA ET L'EUROPE

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