Gorbatchev défend Poutine contre l'Occident
Il est quand même curieux que certains pays occidentaux de l'Union Européenne se permettent de tancer Poutine sur la démocratie mais sont muets comme carpe devant les Etats-Unis ou Israël, entre autres... et que dire de la démocratie dans les pays de l'Est chouchoutés par le gouvernement Bush ? De la Roumanie par exemple ? De l'Ukraine ? De la Lettonie où l'on réhabilite le nazisme ? Il nous semble que les donneurs de leçons feraient mieux de balayer devant leur porte et de poser le doigt là omù se situe les vrais problèmes. Est-ce que Poutine vient s'immiscer dans la politique française ? Est-ce qu'il n'a pas une politique équitable dans les pays du Proche-Orient ? Qui a reçu le Hamas à part lui ? Qui traite avec l'Iran et qui fait en sorte que ce pays ne soit pas attaqué comme l'Irak ? Qui ose dire à Bush ce qu'il pense ? Nous n'en voyons aucun à part lui. Ah bien sûr, il y a la Tchétchénie. Et c'est bien dommage. Mais pour certains autres, il y a l'Irak, l'Afghanistan et la Palestine. Et tous les désordres mondiaux que cela créé. Il ne faut quand même pas oublier que la Russie est un vaste pays et que Poutine lorsqu'il est arrivé au pouvoir, a hérité d'un sacré chantier. On ne refait pas l'histoire comme ça du jour au lendemain. Il faut du temps. Simplement, Poutine ne se laisse pas faire et ne veut s'en laisser conter par personne, c'est là que le bât blesse pour les donneurs de leçons qui sont loin de lui arriver à la cheville... en tout cas, nous préférons -et de loin- Poutine à Bush.
Gorbatchev défend Poutine contre les pressions de l'Occident
L'ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev défend le président russe Vladimir Poutine. Dans une interview accordée au Times, il demande à l'Occident de cesser de s'immiscer dans les affaires de la Russie.
"La Russie n'est le domaine de personne, et la Russie va régler ses problèmes elle-même", a affirmé M. Gorbatchev dans une interview publiée lundi par le journal britannique.
Et faire pression sur Vladimir Poutine sur le thème des droits de l'Homme, à quelques jours du sommet du G8 que doit présider la Russie en juillet à Saint-Pétersbourg, serait contreproductif, a affirmé le père de la "perestroïka" (restructuration) et de la "glasnost" (transparence) à l'époque de l'URSS.
"Plus l'Occident sera vu comme faisant pression, plus le président Poutine sera renforcé, parce que fondamentalement sa position est très proche des aspirations des gens", a insisté M. Gorbatchev.
"J'ai dit moi-même que Poutine avait fait des erreurs, mais les principes de la démocratie sont appliqués, dans un contexte spécifique, et vous devez garder à l'esprit la situation sociale, historique et économique de la Russie", a plaidé l'ancien chef d'Etat, aujourd'hui âgé de 75 ans.
Soulignant "l'intervention intensive" de l'ambassade des Etats-Unis lors de la révolution Orange en Ukraine, M. Gorbatchev a insisté sur "la grande expérience des Etats-Unis en matière d'interférence dans les affaires d'autres pays" : "Si la même chose avait eu lieu aux Etats-Unis, je suis certain qu'ils auraient mis fin à ces interférences étrangères".
"La Russie n'a pas perdu une guerre, la Russie grandit et va encore grandir, et certains ne vont pas apprécier", a plaidé Mikhaïl Gorbatchev, niant l'idée que M. Poutine utilise ses réserves de gaz comme une arme politique.
"Il est plutôt étrange de constater que l'Occident nous recommande d'abord de libéraliser notre marché du gaz naturel, puis, quand nous commençons à le faire, il nous reproche de fixer les prix selon les règles du marché", a ironisé M. Gorbatchev dans les colonnes du Times: "Nous sommes condamnés si nous le faisons, et nous le sommes également si nous ne le faisons pas".