Rice en escale à Kaboul
Après la visite de Bush à et ses paroles lénifiantes ne dénotant aucune réalité sur le terrain... « Dans le monde entier, les gens regardent l'expérience qui se déroule ici... Vous êtes une source d'inspiration pour d'autres et cette inspiration en poussera d'autres à réclamer leur liberté, et, en devenant plus libre, le monde deviendra aussi plus sûr » c'est au tour de Condoleeza Rice de venir passer de la pommade au pauvre Karzaï dépassé par les évènement... "C'est quelqu'un qui, en quatre ans, a mené ce pays de la guerre civile et de la destruction pratiquement totale à une position honorable dans la communauté internationale". Nous posons la question "Qu'entend-elle par position honorable ?" Parle-t-elle de la production d'opium afghan qui atteint des pics astronomiques depuis que la soldatesque US s'y trouve ? Dans l'immédiat, c'est le seul progrès que nous constatons. L'insécurité est à son comble tout comme la violence qui y règne. Le pays est en ruines. Nous retrouvons le même schéma qu'en Irak où le FMI va continuer de saigner le pays en blanc, il vient aussi de faire son apparition en Afghanistan et l'on sait très bien que ce prêteur n'est qu'un vampire dont la seule ambition est de mettre les pays qu'il est sensé aider sous la coupe américaine.
Afghanistan : Soutien de Condoleeza Rice au président fragilisé
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice a montré mercredi son soutien au président afghan Hamid Karzaï, fragilisé par la pire vague de violences depuis la fin 2001 et le mécontentement d'une population frustrée par l'insécurité et la lenteur de la reconstruction.
Les ennemis de l'Afghanistan sont "déterminés" mais "ils ne réussiront pas", a-t-elle déclaré mercredi au cours d'une conférence de presse à Kaboul. "L'Afghanistan a des ennemis déterminés et impitoyables mais ils ne réussiront pas", a affirmé la secrétaire d'Etat au cours d'une conférence de presse conjointe avec le président afghan Hamid Karzaï.
Citant les attentats suicides en Afghanistan, les attaques du 11 septembre aux Etats-Unis, ou encore les attentats de Londres, Bali et ceux contre le président pakistanais Pervez Musharraf, Mme Rice a souligné que: "nous sommes dans une situation dans laquelle tous ces pays sont menacés par les mêmes ennemis".
Mme Rice, qui était en visite mardi au Pakistan, veut renforcer la collaboration entre Islamabad et Kaboul dans la lutte contre le terrorisme et les rebelles talibans. Les deux capitales ont plutôt tendance à s'accuser mutuellement de ne pas en faire assez pour combattre les insurgés, très actifs des deux côtés de la frontière afghano-pakistanaise.
Les rebelles "essayent de nous faire du mal, mais nous avons de plus en plus de succès", a affirmé le président, alors que les violences liées à la rébellion sont à un sommet depuis la chute du régime taliban fin 2001.
"Nous avons des problèmes de sécurité et certains sont sérieux et c'est à cela que nous travaillons avec la communauté internationale jour après jour", a-t-il souligné. "J'ai toute confiance que les institutions démocratiques et le futur démocratique de l'Afghanistan deviennent plus forts et se renforcent chaque jour", a affirmé Mme Rice, qui n'a répondu qu'à quelques questions.
Elle a rendu un hommage très appuyé à Hamid Karzai, quand elle a été interrogée sur la position très fragile de ce dernier. "Je ne connais personne qui soit plus respecté dans la communauté internationale que le président Karzai, pour sa force, sa sagesse et son courage", a-t-elle affirmé. "Il y a beaucoup d'admiration pour votre (BIEN votre) président et pour ce que le peuple afghan réalise ici", a-t-elle insisté.
Mme Rice est à Kaboul pour quelques heures avant de s'envoler pour Moscou où elle doit participer à une réunion des ministres des affaires étrangères du G8.
Si les manifestations ont été déclenchées par un accident de la circulation provoqué par des soldats américains, elles ont aussi exprimé le ras-le-bol de la population qui trouve que la reconstruction initiée par la communauté internationale à coup de milliards de dollars d'aide ne va pas assez vite.
Le taux de chômage est très élevé, même s'il est difficile à mesurer avec précision, malgré une croissance forte. Aux cris de "à mort l'Amérique, à mort Karzaï", les manifestants avaient pillé et saccagé une petite partie du centre-ville et la police s'est révélée incapable de rétablir l'ordre pendant des heures.
Ces manifestations ont affaibli le président, tout comme l'affaiblissent les violences quotidiennes liées à la rébellion talibane, sans précédent depuis la chute du régime des étudiants en religion, fin 2001, provoquée par une coalition militaire internationale menée par les Etats-Unis.
Ces trois dernière semaines, plusieurs centaines de talibans ont été tués dans des combats, concentrés surtout dans le Sud et dans une moindre mesure dans l'Est, selon la coalition. Des dizaines de milliers de soldats de la coalition et de la force de stabilisation de l'Otan (Isaf) sont stationnés en Afghanistan pour lutter contre les rebelles mais aussi représenter l'autorité du gouvernement central, très faible et aider à la reconstruction.
Le sentiment d'insécurité de la population est particulièrement fort dans le Sud, à cause des combats, mais aussi de la criminalité liée au trafic de drogue -l'Afghanistan est le premier producteur mondial d'opium, un produit de base pour l'héroïne- et une corruption endémique. Les morts, talibans ou civils, réveillent aussi les antagonismes envers les étrangers.
Sources : 20 minutes
Condoleeza Rice en escale à Kaboul pour soutenir le président fragilisé
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice a montré mercredi son soutien au président afghan Hamid Karzaï, fragilisé par la pire vague de violences depuis la fin 2001 et le mécontentement d'une population frustrée par l'insécurité et la lenteur de la reconstruction.
Mme Rice fait une brève escale de quelques heures mercredi à Kaboul, un mois après les sanglantes émeutes qui ont secoué la capitale afghane le 29 mai et fait une vingtaine de morts.
Si les manifestations ont été déclenchées par un accident de la circulation provoqué par des soldats américains, elles ont aussi exprimé le ras-le-bol de la population qui trouve que la reconstruction initiée par la communauté internationale à coup de milliards de dollars d'aide ne va pas assez vite.
Le taux de chômage est très élevé, même s'il est difficile à mesurer avec précision, malgré une croissance forte. Aux cris de "à mort l'Amérique, à mort Karzaï", les manifestants avaient pillé et saccagé une petite partie du centre-ville et la police s'est révélée incapable de rétablir l'ordre pendant des heures.
Ces manifestations ont affaibli le président, tout comme l'affaiblissent les violences quotidiennes liées à la rébellion talibane, sans précédent depuis la chute du régime des étudiants en religion, fin 2001, provoquée par une coalition militaire internationale menée par les Etats-Unis.
Mardi, en route pour Islamabad, Mme Rice avait apporté un hommage appuyé à M. Karzaï. "C'est quelqu'un qui, en quatre ans, a mené ce pays de la guerre civile et de la destruction pratiquement totale à une position honorable dans la communauté internationale", avait-elle dit. "C'est un dirigeant extraordinaire et nous allons le soutenir et le soutenir complètement", avait-t-elle ajouté.
"L'administration de M. Karzaï est dans un état de fragilité, l'Etat est fragile et le président l'est également", a estimé Waheed Mudja, un analyste politique afghan, exprimant une opinion largement partagée. "Les gens pensent que le gouvernement doit les servir et il les oublie", pense Shamsuddin Tanwir, un responsable de la Commission indépendante des droits de l'Homme en Afghanistan à Kandahar, la principale ville du sud de l'Afghanistan et une province où les combats sont les plus féroces.
Ces trois dernière semaines, plusieurs centaines de talibans ont été tués dans des combats, concentrés surtout dans le Sud et dans une moindre mesure dans l'Est, selon la coalition. Des dizaines de milliers de soldats de la coalition et de la force de stabilisation de l'Otan (Isaf) sont stationnés en Afghanistan pour lutter contre les rebelles mais aussi représenter l'autorité du gouvernement central, très faible et aider à la reconstruction.
Le sentiment d'insécurité de la population est particulièrement fort dans le Sud, à cause des combats, mais aussi de la criminalité liée au trafic de drogue -l'Afghanistan est le premier producteur mondial d'opium, un produit de base pour l'héroïne- et une corruption endémique. Les morts, talibans ou civils, réveillent aussi les antagonismes envers les étrangers.
Le quasi-vide laissé jusqu'à récemment par la coalition dans des provinces comme l'Oruzgan et le Helmand ont permis aux rebelles de regagner de l'influence. Les deux tiers du pays, le nord et l'ouest sont, en revanche, beaucoup plus paisibles. La coalition et l'Otan estiment avoir l'initiative militaire et mettent l'accent sur l'aide au développement et à l'humanitaire dans les régions méridionales pour gagner la population.
Mais le temps joue en faveur des talibans et la communauté internationale devra s'engager pour longtemps pour renverser la tendance. C'est "avant tout une question de persévérance, ce ne sera pas fait en une semaine, ce sera peut-être fait en 5 ans et certaines personnes disent même 10 ans", reconnaît le colonel Willem Van den Bos, commandant en second des forces de la coalition dans le Sud.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt