L'Irak demande l'extradition des femme et fille de Saddam

Publié le par Adriana Evangelizt

Et pourquoi demande-t-on l'extradition de ces deux dames ? Est-ce que le fait de les ramener en Irak va ramener le calme et faire cesser les meurtres crapuleux ? Il y a là quelque chose d'assez étrange dans cette exigence. Il est clair et net que le gouvernement irakien n'a pas du prendre sa décision tout seul. L'ami américain veille à souffler les bonnes idées. La Cia notamment. Il ne nous a pas échappé non plus que l'horrible John Bolton a demandé à la Syrie l'extradition de Khaled Mechal, un des chefs du Hamas, pour aller dans le sens d'Israël dont le triste sire est une âme damnée -nous parlons de Bolton-. Il y a forcément corrélation entre ces deux demandes d'extradition. On essaie de faire bonne mesure. Le gouvernement irakien ferait mieux de s'intéresser à certaines entités qu'il abrite sur son territoire et qui perpètrent des crimes en toute impunité.

L'Irak demande l'extradition de la femme et d'une fille de Saddam

 

L'Irak a demandé dimanche l'extradition de la fille aînée et de la femme du président déchu Saddam Hussein, dont les noms figurent sur une nouvelle liste de 41 personnes recherchées pour leur implication présumée dans les violences qui secouent le pays.

"Ces personnes sont responsables de la plupart des attentats et des meurtres perpétrés aveuglement contre le peuple irakien et sont à l'origine de la guerre confessionnelle entre les sunnites et les chiites", a déclaré à la presse le Conseiller à la sécurité nationale, Mouaffak al-Roubaye.

Sur cette liste figurent la fille aînée de Saddam, Raghad, qui vit en exil en Jordanie et la femme de l'ex-dictateur, Sajida, qui vit au Qatar.

"Les pays voisins doivent aider l'Irak et lui remettre ces terroristes" qui vivent chez eux, a déclaré ce responsable irakien.

"Ces accusations n'ont aucun fondement juridique", a déclaré l'avocat Khalil Doulaïmi, le principal avocat de Saddam Hussein, qui se trouve en Jordanie. "Interpol n'est pas un jouet (...) on ne peut pas l'utiliser contre Mme Raghad ou à Mme Sajida", a-t-il ajouté.

Figure en tête de cette liste Izzat Ibrahim al-Douri, qui était le numéro deux du Conseil du commandement de la révolution, la plus haute instance dirigeante de l'ancien régime, toujours en fuite et dont la tête est mise à prix pour 10 millions de dollars.

Sur cette liste figurent aussi de nombreux autres officiels de l'ancien régime qui étaient déjà sur la liste "jeu de cartes" des 55 personnes les plus recherchées par les Etats-Unis et qui n'ont pas encore été arrêtées.

Le nouveau chef en Irak d'Al-Qaïda, Abou Hamza al-Mouhajer et l'ex-chef du Conseil consultatif des moujahidine, Abdallah al-Janabi, qui était actif à Falloujah, ancien fief rebelle à l'ouest de Bagdad, figurent sur la liste.

Les Etats-Unis ont offert vendredi 5 millions de dollars pour la capture de l'Egyptien Abou al-Masri, qui serait en réalité Abou Hamza al-Mouhajer.

Au niveau politique, le principal bloc d'Arabes sunnites au parlement irakien a annoncé la suspension de sa participation aux travaux de l'Assemblée pour protester contre l'enlèvement de l'une de ses membres.

"Nous avons décidé de suspendre notre participation jusqu'à la libération de Taysir" Najah Awad al-Machhadani, a annoncé le président du groupe, Adnane al-Doulaïmi, chef du Font de la Concorde nationale qui a 44 députés au Parlement (275 sièges).

Mme Machhadani a été enlevée samedi avec huit de ses gardes par des hommes armés dans le nord de Bagdad où elle revenait de sa ville, Ghalibiyah, à 35 km au nord de la capitale. L'un de ses gardes a réussi à prendre la fuite et a donné l'alerte.

C'est la première fois qu'un membre du parlement irakien est enlevé.

Un autre parlementaire, Iyad Jamal Eddine, de la Liste irakienne de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, un chiite laïque, a échappé à un attentat à Bagdad, qui a blessé trois civils, selon une source de sécurité.

Dans d'autres attaques, onze Irakiens ont été tués dimanche, dont deux dans un attentat à la voiture piégée à Bagdad et trois dans une attaque similaire et l'explosion d'un obus de mortier dans un marché de Mahmoudiyah, à 30 km au sud de la capitale.

Environ 60 Irakiens ont été blessés dans ces nouvelles violences au lendemain d'un attentat sanglant au camion piégé contre un marché du quartier chiite de Sadr City, à Bagdad, qui avait fait 66 morts et une centaine de blessés.

L'armée américaine a indiqué que le corps du chef d'Al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, tué le 7 juin dans un raid aérien, a été remis aux autorités irakiennes qui l'ont inhumé selon la tradition religieuse musulmane.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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