Une femme violée, tuée et brûlée par les GI s en Irak

Publié le par Adriana Evangelizt

Comme nous en parlions déjà Samedi, une femme a bien été violée, tuée puis brûlée par cinq soldats qui auraient d'ailleurs planifié le coup quelques temps à l'avance... et pendant ce temps Bush continue sa litanie... «Comme nous respectons la valeur donnée par Dieu à chaque vie, nous cherchons constamment à promouvoir la dignité humaine.» A se demander s'il a toute sa tête !

Nouveau scandale irakien pour George W Bush

par Jean-Cosme Delaloye

 

VIOL. Cinq GI sont sous le coup d’une enquête qui doit déterminer si, le 12 mars dernier, ils ont violé une jeune femme avant de la tuer ainsi que des membres de sa famille.

Une femme violée, tuée, puis brûlée. Trois membres de sa famille dont un enfant, exécutés. Voilà sur quoi porte la dernière enquête conduite par l'armée américaine en Irak. Cinq de ses hommes sont suspectés d'être les auteurs de faits qui se seraient déroulés le 12 mars dernier à Mahmoudiya au Sud de Bagdad. Selon un officier américain cité samedi par l'agence AP, les soldats auraient passé une semaine à préparer leur acte. Le viol aurait d'ailleurs été révélé par un soldat qui aurait entendu les auteurs présumés le planifier.

Longue liste de bavures

Cette affaire est la dernière d'une longue liste de crimes présumés imputables à des GI. Le 21 juin dernier, l'armée a inculpé sept marines et un autre soldat pour le meurtre d'un civil irakien le 26 avril dernier à Hamdania, une ville à l'Ouest de Bagdad. Ces huit hommes sont accusés d'avoir pénétré chez la victime, de l'avoir attaché et tuée avant de déposer une arme à côté de son corps pour faire croire à de la légitime défense. L'armée enquête également sur le meurtre de 24 civils à Haditha, à l'Ouest de Bagdad, le 19 novembre 2005. Quatre soldats ont d'autre part été inculpés pour le meurtre de trois détenus le 9 mai dernier, dans une prison au Nord de Bagdad.

Hier, une association religieuse sunnite irakienne a sévèrement condamné le viol présumé. Elle l'a qualifié d'«action honteuse» de la part des «envahisseurs américains». Aux Etats-Unis, la réaction des médias est longue à se dessiner. L'affaire a été jusqu'ici plutôt reléguée au second plan par le verdict de la Cour Suprême, jeudi, sur l'illégalité des tribunaux militaires créés par George Bush à Guantánamo.

«50 000 morts»

Le Los Angeles Times a affirmé la semaine dernière que la barre des 50 000 victimes irakiennes de la guerre a été franchie. Mais à ce chiffre, et à l'accumulation des bavures, George Bush oppose une rhétorique inébranlable sur les bienfaits de la guerre en Irak. Le président a profité de son allocution radiophonique à la veille de la fête nationale américaine du 4 juillet pour une nouvelle fois tenter de rallier ses concitoyens autour des troupes engagées en Irak. Dans son un discours, George Bush a notamment déclaré samedi: «Comme nous respectons la valeur donnée par Dieu à chaque vie, nous cherchons constamment à promouvoir la dignité humaine.»

Les affaires n'ébranlent pas non plus les conservateurs américains. Plusieurs parlementaires républicains ont décidé de jouer sans modération la carte de leur soutien à la guerre en Irak. Ils cherchent à se démarquer de démocrates que la direction du parti républicain emmenée par Karl Rove, le stratège politique de George Bush, et le président lui-même décrivent comme des «capitulateurs» en Irak.

Sources : 24 heures

Posté par Adriana Evangelizt

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