Pyongyang va poursuivre ses tirs de missiles

Publié le par Adriana Evangelizt

Quelle mouche a piqué Kim Jong il ? On sait bien que le bonhomme est plutôt fantasque mais ne le sous-estimons pas, il est loin d'être idiot. Il serait même plutôt intelligent. Bien que la Corée du Nord ne fasse pas la Une des médias -comme la bête noire nommée Iran-, il faut quand même savoir que l'espace aérien coréen a été violé 220 fois par l'aviation US... -on notera le parallèle avec l'aviation israélienne qui survole le Liban ou la Syrie en toute arrogance- rien qu'au mois de Juin. Et pas n'importe quel avion de surcroît mais des U2. Avions de surveillance et de reconnaissance "capable de rassembler des sondes multiples ; photographiques, électrooptique, infrarouge et d'imagerie radar, et également de rassembler des données météos pour le renseignement ainsi que des signaux de communications. Il peut envoyer vres le sol toutes ces données, sauf les photographies, presque en temps réel, vers n'importe où dans le monde, fournissant au stratèges militaires des renseignements les plus actuels possibles." Ce ne sont donc pas des avions de tourisme qui ont survolé la Corée du Nord mais des appareils de renseignement qui font partie des plus performants au monde. Or, de surcroît, ils décollent presque tous des bases américaines situées au Japon. Et ça, Kim Jong le sait bien sûr. Aussi peut-on penser que de se savoir espionné par les américains avec l'aide des japonais a du irriter quelque peu notre exubérant Kim Jong-il, il n'y a pas de doute. A notre avis, le lancement des missiles qui passent au-dessus du Japon pourrait ressembler effectivement à un avertissement du style "moi aussi je peux envoyer des objets volants dans votre ciel... et qui m'en empêcherait puisque vous vous le permettez..." Je schématise bien entendu mais je ne suis pas une géopolitique professionnelle et je travaille avec mon "ressenti"... car là, il est évident que pas un médias ne va se poser la question de savoir pourquoi Kim Jong agit de la sorte. Or, il n'y a pas de fumée sans feu. Je vais même plus loin, vu la pression que subit l'Iran, on peut imaginer que le président nord coréen veut faire diversion, se rappeler au bon souvenir de la communauté internationale et leur signifier par ses lancements de missiles qu'il n'y a pas qu'Amhadinejad dans le monde qui revendique le droit d'avoir le nucléaire. N'oublions pas non plus que lorsque Bush a vraiment commencé à stigmatiser l'Iran, au mois de Janvier Kim Jong a fait parler de lui. Il aurait été en Chine ou en Russie... pourquoi faire ? Mystère et boule de gomme, le secret a bien été gardé. D'ailleurs ce mois de janvier a vu tout un tas de ballets diplomatiques qui n'étaient certainement pas dû au seul hasard...

Et pour finir, l'ingérence étatsunienne dans le monde avec son exportation de la démocratie doit irriter quelque peu le bouillonnant coréen qui ne passe pas pour être d'un calme olympien... alors quand on voit les "observateurs" feindre la surprise mais passer sous silence les 220 vols au-dessus de la Corée pour le seul mois de Juin alors que l'ambassadeur du pays en poste à Camberra dit  "que les largages avait été programmé en réponse aux menaces que poseraient les Etats-Unis au régime communiste", il est aisé de comprendre le geste de Kim Jong-il...

Et en prime, la photo de sa seigneurie -quelque peu arrangée- dans sa jeunesse...

 

Pyongyang va poursuivre ses tirs de missiles

 

 

La Corée du Nord a reconnu jeudi avoir procédé à des essais de missiles la veille et annoncé la poursuite de ses tirs, se disant prête à répondre "vigoureusement" à d'éventuelles sanctions internationales.

"Le lancement réussi de missiles fait cette fois partie de nos exercices militaires normaux qui ont pour but de renforcer nos capacités de légitime défense", selon un communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l'agence sud-coréenne Yonhap.

"Nos forces armées vont poursuivre leurs tirs d'essai de missiles dans le cadre des efforts visant à renforcer notre pouvoir de dissuasion en légitime défense", ajoute le texte.

"Si quiconque fait pression sur nous, nous nous trouverions dans l'obligation de répondre par des actions physiques encore plus vigoureuses", menace le régime communiste.

A Tokyo, un émissaire nord-coréen à l'ONU, cité par une chaîne de télévision nippone, a averti que Pyongyang ne laisserait pas faire sans réagir.

"Si des sanctions sont imposées, toutes les mesures de rétorsion seront prises", a déclaré Han Song-ryol, le numéro deux de l'ambassadeur de la Corée du Nord auprès des Nations unies, dans une interview à la TV TBS à New-York. 

La Corée du Nord a procédé mercredi au tir d'essai de six missiles à courte et moyenne portée et d'un septième (Taepodong-2) d'une portée allant jusqu'à 6.700 km, suffisante pour toucher l'Alaska. Les missiles se sont tous abîmés en Mer du Japon.

Le ministre sud-coréen de la Défense, Yoon Kwang-ung, a évoqué jeudi "la possibilité que la Corée du Nord lance d'autres missiles" tandis que, à Tokyo, le porte-parole du gouvernement, Shinzo Abe, a déclaré qu'un "nouveau lancement ne peut pas être complètement exclu".

Le Conseil de sécurité des Nations unies a commencé à étudier mercredi un projet de résolution concocté par Tokyo et Washington, qui prévoit des mesures punitives contre Pyongyang comme l'interdiction du "transfert de ressources financières, biens, matériaux et technologies à destination des utilisateurs qui pourraient contribuer aux programmes (nord-coréens) en matière de missiles et armes de destruction massive".

Ce projet est également placé sous le chapitre VII de la Charte de l'Onu, qui ouvre la voie à d'éventuelles sanctions ultérieures.

Pékin et Moscou préfèreraient cependant une déclaration présidentielle, moins contraignante qu'une résolution. Les débats devaient reprendre jeudi à New York.

A Tokyo, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que le président américain George W. Bush et le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi étaient tombés "d'accord", après une conversation téléphonique de dix minutes, "sur le fait que le Conseil de sécurité de l'Onu doit adopter une position ferme et transmettre un message fort et clair".

A Séoul, le porte-parole de la présidence a indiqué que le numéro un sud-coréen Roh Moo-hyun et George Bush avaient "partagé l'opinion que les tirs de missiles représentent une grave provocation et que les deux pays doivent se consulter afin de dénouer la crise par l'intermédiaire d'efforts diplomatiques".

M. Roh a souligné le besoin de relancer les pourparlers multilatéraux qui tentent depuis près de trois ans de convaincre la Corée du Nord de renoncer à ses programmes nucléaires.

Pyongyang, qui s'est déclarée puissance nucléaire en février 2005, refuse depuis novembre de revenir à la table de ces négociations, qui réunissent à Pékin les deux Corées, les Etats-Unis, le Japon, la Chine et la Russie.

La Corée du Nord a déconnecté les tirs de missiles des négociations à six. "Les exercices de tirs de missiles par nos forces armées n'ont rien à voir avec les négociations à six parties", souligne le communiqué des Affaires étrangères.

Le secrétaire d'Etat adjoint américain aux Affaires asiatiques, Christopher Hill, doit entamer vendredi à Pékin une tournée en Asie qui l'emmenera aussi à Séoul et à Tokyo. Il se rendra par la suite à Moscou.

Sources : AFP

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La Corée du Nord attise le brasier diplomatique

Le lancement de sept missiles nord-coréens vers le Japon n'a, au final, fait perdre aux Bourses de Tokyo et de Séoul que 0,73% et 0,47%, respectivement.

 

par Sylvain Frochaux

Mais à quoi joue-t-il, le «Cher Leader» nord-coréen Kim Jong-il ? Habile tacticien pour les uns, excentrique démoniaque pour les autres, le dictateur ébouriffé a, dans tous les cas, dépassé la limite de l'acceptable. A 3h30, heure locale, mercredi matin, un premier missile a été envoyé en direction de l'Archipel, avant de tomber sans dégât dans la mer du Japon. Il s'en suivi 6 autres, dont un de longue portée, le Taepodong 2 qui pourrait parcourir entre 3500 et 6700 km, selon les estimations des experts occidentaux, et donc toucher les côtes Ouest des Etats-Unis.

Des sanctions économiques sur Pyongyang sont à l?étude

Bien sûr, Tokyo, à moins de 1300 km de Pyongyang, la capitale, est forcément la première visée. Les officiels nippons ont évidemment tout de suite réagi, en saisissant le Conseil de sécurité de l'ONU et en demandant des «mesures vigoureuses» à son encontre. Au-delà des tensions géopolitiques, un embargo japonais coûterait, d'après les experts, plus d'un milliard de dollar à la Corée du Nord et ferait baisser son produit intérieur brut de 7%.

Pourtant, les plus lourdes répercussions pourraient venir de son voisin du Sud et de la Chine qui encaissent à eux deux près de 57% des exportations. Alors que la Corée du Sud devrait appuyer, sans aucun doute, l'initiative tokyoïte, il est pourtant possible que l'Empire du Milieu utilise son droit de veto au sein du Conseil de sécurité pour protéger un tant soit peu son allié communiste. Considérant, tout de même, la probabilité de sanctions occidentales, les observateurs restent quelque peu perplexes quant aux intentions de Kim Jong-il, et surtout pour ce qui est du réel impact des sept missiles tombés dans l'eau.

D?autres missiles pourraient être lancés aujourd'hui

Pour Paik Hak-soon, spécialiste de la Corée du Nord de l'Institut Sejong de Séoul, le régime stalinien «joue la carte des missiles pour obliger les Etats-Unis à des négociations bilatérales directes», et exclure ainsi ses voisins japonais et sud-coréens des discussions. Même s'il semble improbable que l'administration Bush prenne seul les pourparlers - car déjà surchargé par l'Irak, l'Afghanistan et l'Iran - les analystes étaient divisés hier quant à d'éventuelles nouveaux lancements. Selon le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer, la Corée du Nord «prévoie vraiment de procéder à d'autres tirs de missiles, demain [jeudi, ndlr] ou dans deux jours», en précisant que l'ambassadeur nord-coréen à Canberra avait déclaré que les largages avait été programmé en réponse aux menaces que poseraient les Etats-Unis au régime communiste. Rappelons que des officiels de la Korean Central News Agency à Pyongyang avaient précisé lundi que des attaques américaines sur leurs installations provoqueraient une «guerre nucléaire et des raids annihilant et implacables».

Pour d'autres, les menaces exercées par Kim Jong-il ne sont qu?une simple démonstration de force sans aucune raison d'être. D'après Yasunari Ueno, économiste en chef chez Mizuho Securities, «ceci s'est déjà produit dans le passé [en 1998, ndlr] et ça n'avait pas duré. L?impact sur le yen a déjà été ressenti, mais il est improbable qu'il se prolonge».

Les valeurs défensives ont de nouveau la cote

Les observateurs restent donc divisés, ainsi que les marchés. A l'ouverture de la Bourse de Tokyo, l?indice Nikkei a perdu 1%, avant de remonter pour une perte journalière de 0,73%. Pour Hiroshi Nishi de Nikko Cordial Securities, le bond de 5,1% lors des quatre dernières séances «signalisait déjà un retrait possible, et le lancement de missiles a déclenché des ventes pour des prises de bénéfices».

Conclusions similaires de la part de Yuichi Kohashi, membre de la direction chez Daiwa SB Investments, et de Shinichi Ichikawa, stratège à Credit Suisse Securities. Tous deux estiment que les investisseurs attendront d'en savoir davantage sur le degré des sanctions internationales, mais que l'économie japonaise ayant retrouvé des fondements solides, la Bourse devrait continuer à monter.

D'ailleurs, la confiance est également de mise à Séoul où l'indice Kospi s'est redressé, lui aussi, en fin de séance (-0,47% ), après avoir perdu 2,1% à l?ouverture. Les marchés conservent donc une attitude «wait and see», mais tout de même avec un brin de conservatisme. En effet, la valeur refuge par excellence - l'or - a pris 2,3% hier. Pour mémoire, le métal jaune avait été très courtisé lors du 11 septembre 2001, se renforçant de 5,3% en une séance.

Le dollar, pour sa part, s'est apprécié de 0,5% face au yen lors de l'annonce des premiers missiles. Par contre, il est intéressant de constater qu'après le renchérissement initial, le billet vert a perdu son gain avant de reprendre 1,0% en raison des excellents chiffres de l'emploi américain. Comme quoi, le marché tremble plus sur une éventuelle remontée des taux directeurs des Etats-Unis que sur une crise d?adolescence du leader maximo nord-coréen. (Lire également en pages 7, 16 et 25.)

Sources : Agefi

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans Coree

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