Le coup de boule de Zidane

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors pourquoi Zidane a-t-il donné un coup de boule à Materazzi ? Il n'y a que Zinedine qui le sait et Materazzi... vous allez voir la vidéo en direct et on voit bien que le joueur italien lui gueule quelque chose... c'est pas grave. Zinedine Zidane est un grand joueur. Un guerrier aussi. Et qu'il se rassure, des coups de boule, on en donne nous aussi quand on nous insulte et qu'il n'y a quelquefois que cette façon pour faire taire l'adversaire. Et la coupe, nous te l'offrons de bon coeur Zizou... tu l'as bien méritée. La voilà, juste pour toi...

Et même pour nous, c'est comme si tu l'avais vraiment reçu...

Et plutôt deux fois qu'une...

Vous trouverez ci-dessous diverses réactions, nous avons enlevé les commentaires d'Olmert dont on se demande bien ce qu'il foutait au milieu des autres. Nous estimons qu'il est très mal placé pour parler de notre champion d'autant qu'il était content pour les italiens, on s'en doute...

Le coup de boule de Zidane, en direct...

La solitude du géant...

Notre blog... Zinedine Zidane... Dieu du stade mais Humain...

Qu'est-ce qui a fait sortir Zidane de ses gonds ?


Après la défaite des Bleus devant l'Italie, on s'interroge sur les origines de l'incident qui a provoqué l'exclusion du terrain, sur carton rouge, du capitaine de l'équipe de France. Ce qui ne l'a pas empêché d'être élu meilleur jouer du Mondial *.

SI PERSONNE
n'excuse le coup de tête de Zinédine Zidane sur Marco Materazzi, dimanche soir 9 juillet, à la 110', pendant les prolongations lors de la finale de la Coupe du monde de football, certains tentent néanmoins d'expliquer.

- Ainsi, le quotidien britannique The Independent, avance que Zidane aurait pu être insulté sur ses origines algérienne et kabyle. Il ajoute que, selon certaines rumeurs, Materazzi aurait accusé le joueur d'avoir été impliqué dans le scandale de dopage aux stéroïdes qui a éclaboussé la Juventus de Turin, l'ancien club de Zidane.

- Un autre journal anglais, The Guardian, sur son site internet, cite de son côté des "suggestions" selon lesquelles le défenseur italien aurait traité le meneur de jeu français de "terroriste".

- Hypothèse partagée par un cousin de Zidane. Interrogé dans le hameau familial d'Aguemoune, en Kabylie, d'où est originaire la famille, Rabah Zidane a jugé que "Zizou, dans ses habitudes, il ne frappe pas. Il est gentil. Il ne frappe pas. Mais sûrement, (Matterazi) a dit quelque chose grave". Il a ajouté avoir entendu que son cousin avait été traité de "terroriste". "Si c'est comme ça", il a eu raison de réagir.

- Selon des spécialistes de lecture labiale interrogés par la chaîne de télévision brésilienne Globo, Materazzi a traité la sœur de Zinédine Zidane de "prostituée" à deux reprises puis a insulté le capitaine de l'équipe de France, déclenchant la réaction agressive de ce dernier. Il aurait ensuite insulté également Zidane d'un "gros mot", non précisé.

- Par ailleurs, le sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, a déclaré: "(…) quand on en prend pendant 1h20 et que l'arbitre laisse faire tranquillement, il y a des moments où on est usé, fatigué. On n'excuse pas, mais on comprend".

- Sur TF1, Bernard Tapie, à la question: "Qu'est-ce que Materazzi a pu dire à Zidane ?", a répondu: "Que des choses graves, sûrement sur sa mère."

- L'ancien sélectionneur des Bleus, Aimé Jacquet, a pour sa part estimé: "Ils sont allés au bout de leurs possibilités physiquement et psychiquement. Il y a peut-être eu des mots, il n'a pas pu se contrôler".

- Jean-François Lamour, ministre des Sports, interrogé lundi matin sur LCI, indique qu'il n'a "aucune information sur le sujet (...) On imagine juste qu'il y a eu provocation". Selon lui, Zidane "était dans un état de nerfs".

* Zinédine Zidane a été désigné meilleur joueur du Mondial-2006 par la presse. Le vote a eu lieu avant qu'il ne soit exclu de la prolongation. Le joueur devance, avec 2012 points, les Italiens Fabio Cannavaro (1977 pts) et Andrea Pirlo (715 pts).

Sources : Le Nouvel Observateur

Les précédents coups d'éclats de Marco Materazzi

IMPLIQUÉ dans l'incident qui a provoqué, dimanche 9 juillet, l'exclusion du capitaine de l'équipe de France Zinedine Zidane lors de la finale de la Coupe du Monde, l'Italien Marco Materazzi n'en est pas à sa première affaire.


A 32 ans et pour sa 32e sélection, Marco Materazzi, fils de l'ancien entraîneur Guiseppe Materazzi, qui a dirigé Pise, la Lazio Rome ou le Sporting Portugal, jouit d'une réputation sulfureuse.


Le Sicilien qui a connu la 4e division avant de s'installer dans l'élite italienne après un échec à Everton (1re div. anglaise), a la fâcheuse habitude de voir rouge, comme lors du match de poule contre l'Australie le 26 juin (1-0) dont il fut exclu pour un deuxième avertissement.


Comme en février 2004, lorsqu'il donna un coup de poing durant un match de championnat au joueur de Sienne, Bruno Cirillo: une agression qui lui a valu quatre mois de suspension et la réputation peu flatteuse de "boucher" ou de "tueur". "C'était l'autre Marco Materazzi", avait déclaré le joueur après son premier but dans cette Coupe du monde. "Je ne suis pas un démon. J'ai certainement fait des erreurs, mais jugez-moi en homme.


Je ne peux pas vous dire combien de fois mes enfants ont entendu à l'école que j'étais un monstre."


"Vous faites des erreurs dans la vie", ajoutait Marco Materazzi. "Mais ensuite, vous devez vous laver de vos fautes, sans chercher à vous venger. Chacun a son destin." Une fois encore Marco Materazzi va susciter la polémique et la controverse: la scène n'est italienne, mais mondiale, sa cible n'est pas un obscur joueur de Série A, mais une idole.


A la 109e minute de la finale de la Coupe du Monde 2006, il échange quelques mots avec Zidane, l'insulte sans doute et le capitaine français qui dispute la dernière rencontre de sa prestigieuse carrière "disjoncte" et lui donne un violent coup de tête dans la poitrine.


Zidane est exclu, Materazzi hué par le stade entier dès qu'il touche le ballon. Ce qui ne le fait pas ciller une seconde au moment de son tir au but où il participe au sans-faute italien. Pour Raymond Domenech, Marco Materazzi est l'homme du match. "Je ne sais pas ce qu'il a dit à Zidane. tout ce que je sais, c'est que c'est Materazzi l'homme du match, pas Pirlo", a ajouté Raymond Domenech, relevant que Materazzi avait "égalisé et obtenu l'expulsion de Zidane".

Sources : Nouvel Observateur

Incident Zidane : les réactions

Voici les principales réactions au coup de tête du capitaine de Zinédine Zidane, qui lui a valu son exclusion du match, lors de la finale de la Coupe du Monde 2006 dimanche 9 juillet.

L'EQUIPE DE FRANCE

Raymond Domenech, sélectionneur: "Quand on 'prend' comme lui pendant 1h20 et que l'arbitre laisse gentiment faire, on comprend. On n'excuse pas, mais on comprend."

Willy Sagnol, défenseur: "Je n'ai rien vu, je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais ça n'a rien changé au match."

Thierry Henry, attaquant: "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, j'étais en train de sortir et de prendre place sur le banc. J'ai entendu un cri et j'ai vu Materazzi par terre. Je ne veux pas m'étendre là-dessus."

Lilian Thuram, défenseur: "On ne peut pas parler de tournant du match. Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé. Ce que je sais, c'est que ni l'arbitre du centre ni son assistant n'ont rien vu. Je crois que c'est le 4e arbitre qui a vu quelque chose et qui a dit que Zidane avait mis un coup de tête à Materazzi. Je n'ai pas l'habitude de parler de l'arbitrage, mais je trouve cette décision bizarre.
Car à partir du moment où le 4e arbitre peut dire certaines choses à l'arbitre de champ, il aurait pu lui dire qu'il y avait penalty (sur une action précédente, ndlr). Il s'est passé quelque chose, mais je ne sais pas quoi."

Florent Malouda, milieu offensif: "Personne n'en veut à Zizou. De toute façon, on ne sait pas si ça aurait changé grand chose. Il s'est fait expulser, on sait pourquoi, mais les grands joueurs se font souvent provoquer".

L'EQUIPE ITALIENNE

Marcello Lippi, sélectionneur: "Je suis déçu pour Zidane parce que je l'ai en en grande estime. Je le lui ai dit avant le match. J'espère qu'il n'arrêtera pas, je pense qu'il devrait y repenser. C'est dommage qu'il s'en aille là-dessus. Materazzi m'a dit qu'il n'avait rien dit".

Gianluca Zambrotta, défenseur: "Je n'ai pas été étonné de sa réaction, il avait déjà fait cela lorsqu'il jouait à la Juventus".

Francesco Totti, attaquant: "Ce qu'a fait Zidane est inacceptable mais ça n'empêche pas que j'ai beaucoup de regrets de le voir quitter le football".

Andrea Pirlo, milieu défensif: "On a regardé le ralenti après le match, c'est un gros coup dans le torse, et l'arbitre l'a expulsé à juste titre. Ce ne sont pas des gestes qu'on doit faire. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Peut-être Zidane était-il fatigué? Cela semblait instinctif. Cela reste un grand champion mais malheureusement il a fait quelque chose qu'il ne devait pas faire".

En FRANCE

Jacques Chirac, président de la République:
"Je ne sais pas ce qui s'est passé et pour quelle raison il a été sanctionné". "Mais je voudrais dire toute l'estime que j'ai pour un homme qui a incarné à la fois les belles valeurs du sport, les plus grandes qualités humaines et qui a fait honneur au sport français et tout simplement honneur à la France".

Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football (FFF): "Je l'ai vu dans le vestiaire, il est malheureux." "Je ne veux ni le juger ni le blâmer, c'est un homme triste et malheureux, il ne faut pas tirer sur l'artiste".

Michel Hidalgo, ancien sélectionneur: "Quand on connaît l'homme, il a fallu des mots très cruels pour qu'il réagisse ainsi".

DANS LES AUTRES PAYS



Franz Beckenbauer, ancien champion du monde allemand:
"Cela n'aurait pas dû arriver à Zidane. Il a naturellement affaibli son équipe. Nous savons à quel point les Français sont sensibles quand ils ne voient plus leur capitaine. Zidane est réellement un homme très réservé et pacifique. Materazzi doit bien lui avoir dit quelque chose".


Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts au Parlement européen et grand amateur de football : "Zidane a disjoncté sûrement sur une provocation", a déclaré le député européen. "Ceux qui disent 'à ce niveau-là il faut maîtriser ses nerfs', ils ont raison, mais en même temps c'est toute la vie d'un jeune homme venant d'en bas, qui a lutté, qui s'est battu toute sa vie", a-t-il noté.
"Malgré toute son éducation, il est resté aussi un gamin des banlieues, c'est pour ça que les banlieues s'identifient à lui. Pour lui la vie est un combat, et il y a des moments où on disjoncte".

Sources :  Le Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans FRANCE USA

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