OMC : La Russie essuie un échec
On ne devait pas s'attendre à autre chose. Pour diverses raisons, les Etats-Unis ne veulent pas que la Russie entre à l'OMC sinon il y a longtemps que cela serait fait. La Georgie en fait partie, ils sont prêts à y faire adhérer l'Ukraine et ils refusent ce droit à Poutine. Pourquoi ?
La première chose à constater c'est que les USA n'aiment pas la concurrence d'où qu'elle vienne. Ils veulent toujours être les premiers partout. Et nous ne pensons pas franchement qu'ils considèrent la Russie comme une alliée, bien au contraire. Notamment les néoconservateurs qui sont au pouvoir et qui donnent les directives à Bush. Leur façon de s'immiscer dans tous les pays de l'Est -pour soit-disant les "démocratiser"- montre déjà une ingérence certaine dans le seul but de retourner ces états contre la Russie. Leur façon d'y installer des bases de l'OTAN est aussi significative. Ils sont en train d'encercler le flanc sud de la Russie et de la séparer de l'Europe. Cette façon de procéder montre qu'ils ont certainement des idées belliqueuses en préparation pour le futur à l'encontre de l'entité slave. En premier lieu parce que Poutine noue beaucoup de relations avec des pays que les Etats-Unis ont dans le collimateur et ceci est loin de leur plaire. Ainsi ils ne sont pas certains que Poutine n'interviendrait pas s'ils déclenchaient un conflit en Iran ou en Syrie, par exemple, il est donc permis de penser que les bases de l'OTAN pourraient servir à contenir la Russie. D'autre part, lorsque nous lisons que l'administration Bush "espère" parvenir à un accord sur l'OMC dans les deux mois à venir, nous sommes certains qu'ils mentent. A cette période-là, il est fort probable qu'une guerre avec l'Iran aura éclaté, qu'il n'y aura aucun accord et ceci Cheney et sa clique le savent très bien. Pour dire le fond de notre pensée, nous pensons qu'ils noient le poisson dans l'eau, qu'ils inventent mille prétextes pour retarder l'affaire et qu'au bout du compte ils n'ont nullement l'intention de réaliser le voeu de Poutine car -malgré les simagrées et les sourires hypocrites- ils sont loin de le considérer comme un allié.
OMC: la Russie essuie un échec qui ternit son G8
La Russie a démarré samedi son sommet du G8 sur un échec, les Etats-Unis refusant dans l'immédiat, contrairement à ce qu'elle espérait, d'accorder leur feu vert à son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
"Il reste encore du travail à accomplir", a expliqué samedi le président américain George W. Bush à l'issue d'un entretien bilatéral avec son homologue russe Vladimir Poutine, hôte du sommet du G8 qui devait s'ouvrir dans la soirée à Saint-Pétersbourg.
"Nous souhaitons l'accession à l'OMC (de la Russie) et nous allons continuer à négocier", a-t-il ajouté, assurant qu'un accord était "presque atteint".
Ce retard constitue un revers important pour Vladimir Poutine. Le président russe espérait décrocher ce succès de prestige à l'occasion de la rencontre des dirigeants des huit principales puissances mondiales, qui consacre le retour de son pays dans la cour des grands.
Moscou négocie depuis 1993 pour avoir un siège à l'OMC, dans l'espoir que cela dope ses échanges commerciaux avec le reste du monde. Basée à Genève, cette organisation régule le commerce mondial.
Pourtant forte de gigantesques réserves énergétiques (elle est assise sur les premières réserves gazières au monde), la Russie reste aujourd'hui la plus grande économie mondiale en dehors de l'OMC.
Son gouvernement a négocié d'arrache-pied ces derniers jours pour tenter d'obtenir le feu vert indispensable de Washington, à temps pour le G8. Mais l'administration américaine, sous pression domestique aux Etats-Unis pour rester ferme face à Poutine, n'a rien lâché.
S'exprimant en conférence de presse au côté de M. Bush, Vladimir Poutine a eu du mal à contenir sa déception.
"C'est un processus difficile, nous allons continuer à travailler", a-t-il dit, en prévenant toutefois que la Russie continuerait à "défendre" ses "intérêts nationaux".
Les Etats-Unis font surtout pression pour obtenir des garanties de la part de la Russie sur la limitation des subventions qu'elle verse à ses agriculteurs. Ils réclament aussi un assouplissement des règles phytosanitaires russes, souvent utilisées par Moscou pour imposer des embargos, au fort relent politique, à ses partenaires commerciaux.
Un autre point a longtemps bloqué, celui de l'ouverture du secteur financier russe jugé insuffisant par Washington, qui aimerait que les banques étrangères puissent s'installer dans le pays sans avoir à y créer une succursale de droit russe. Sur ce volet, les points de vue se sont rapprochés.
"Il y a encore des problèmes sur l'agriculture. Mais nous avons fait beaucoup de progrès, c'est une question de semaines", a affirmé la représentante américaine pour le Commerce, Susan Schwab.
La pilule est d'autant plus amère à avaler pour Moscou, qu'un autre front commercial s'est ouvert le même jour, avec son indocile voisin géorgien.
Elle-même membre de l'OMC, la Géorgie a créé la surprise juste avant le G8 en remettant en cause l'accord de principe qu'elle avait donné en mai 2004 à l'entrée de la Russie, sur fond de dégradation des relations entre les deux pays.
Tbilissi veut rouvrir les négociations avec Moscou. Il argue d'un non-respect par la Russie de ses "obligations bilatérales" avec la Géorgie et constate "une sévère détérioration des règles commerciales appliquées par les Russes aux exportations de produits géorgiens".
Moscou a récemment interdit l'importation de vins et d'eau minérale géorgiennes, une mesure visant selon Tbilissi à le punir pour sa politique pro-occidentale. Autre point de friction: la Géorgie accuse Moscou de soutenir les velléités séparatistes des régions géorgiennes d'Ossétie du sud et d'Abkhazie.
Sources : AFP
L'administration Bush espère parvenir à un accord sur l'OMC avec la Russie dans les deux mois à venir
RIA Novosti. L'administration de George W. Bush espère pouvoir enregistrer avec la Russie un accord bilatéral sur l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) dans les deux mois qui viennent.
Comme le rapporte la chaîne de télévision NBC, une telle déclaration a été faite samedi à Moscou par Mme Susan Schwab, représentante des Etats-Unis pour le commerce extérieur. Susan Schwab a mené dans la capitale russe des négociations sur la conclusion d'un accord bilatéral sur l'OMC.
Un "progrès considérable" a été enregistré aux négociations à Moscou, a-t-elle dit.
Les Etats-Unis et la Fédération de Russie ont pratiquement réglé la question des tarifs pour les marchandises manufacturées et enregistré un "progrès incroyable" en matière de protection des droits d'auteur et de la production audiovisuelle, ainsi que dans le domaine des logiciels, a fait savoir Susan Schwab.
Le seule domaine dans lequel les Etats-Unis et la Russie ont encore à régler le problème des barrières commerciales, c'est la production d'agriculture, a indiqué la représentante américaine aux négociations sur l'adhésion de la Fédération de Russie à l'Organisation mondiale du Commerce.
Sources : Ria Novosti
Posté par Adriana Evangelizt