Israël tirerait des plans pour attaquer l'Iran
De toute façon, à notre avis, l'attaque du Liban entérine l'attaque de la Syrie qui mènera à l'attaque de l'Iran...
Israël : Des plans pour une attaque combinée contre l’Iran
Le Sunday Times, relayé par Reuters, annonce que le cabinet israélien a donné son feu vert à la mise au point d’un plan d’attaque combiné mêlant opérations aériennes et terrestres à l’encontre de l’Iran, si les options diplomatiques venaient à échouer. Le plan aurait reçu une « autorisation initiale » au cours d’une réunion tenue il y a plus d’un mois. Les options envisagées impliquent des raids de commandos, de même que des attaques menées au moyen de F-15I dotés de bombes guidées par GPS, en particulier contre le site de Natanz.
Il convient cependant de relativiser la portée de l’annonce. Intervenant quelques jours après l’annonce de la mise au point d’une position commune entre l’Union Européenne et les Etats-Unis à l’égard de la question irakienne, il y a tout lieu de penser que la « fuite » concernant les plans israéliens à tout lieu d’avoir été « télécommandée » afin d’accroître la pression diplomatique sur Téhéran. A cet égard, il faut rappeler, depuis plusieurs mois, la parution de plusieurs articles, notamment dans Air Forces Monthly qui examinaient les options à l’égard d’Israël. Par ailleurs, par définition, les Etats préparent des plans régulièrement mis à jour afin de parer à toute éventualité, parfois jusqu’à l’absurde. C’est ainsi que les Etats-Unis ont maintenu des options militaires contre le Canada jusqu’au début… des années trente ! Il y a néanmoins tout lieu de s’inquiéter d’une telle annonce. Téhéran ne fait pas mystère de son hostilité à Israël, tandis que la disposition potentielle d’armes nucléaires par l’Iran est considérée par plusieurs commentateurs israéliens comme la possibilité d’une nouvelle Shoah permettant l’anéantissement de l’Etat hébreu. Dans le même temps, l’évolution des négociations entre l’UE et l’Iran n’est pas perçue comme étant positive à Tel Aviv. De facto, chaque avancée sur la question de l’enrichissement de l’uranium a rapidement été remise en question par Téhéran. Dans le même temps, les options militaires à l’encontre de Téhéran restent limitées. Si l’offensive sur Falloujah pouvait être considérée comme la tentative d’élimination d’un foyer de tensions en Irak permettant ensuite de réaffecter les forces américaines à la frontière irakienne et que l’on a constaté à plusieurs reprises des vols de drones et d’appareils de reconnaissance US sur l’Iran, la réalité semble plus complexe. De nombreux sites nucléaires iraniens sont situés à proximité de zones urbaines et il semble peu probable que ces zones soient systématiquement attaquées, du fait du risque de retombées, lequel augmente au fur et à mesure que le temps passe (le programme se développant). Mais si cette analyse vaut pour des Etats qui ne sont pas directement menacés par une capacité nucléaire iranienne, elle ne vaut pas nécessairement pour un Etat dont la survie serait remise en question. Ce qui, par contre, apparaît déjà comme certain, c’est qu’Israël vient de s’inviter dans une équation stratégique déjà complexe. Reste à voir jusqu'à quel point Européens comme Américains comprendront et interpréteront le message et jusqu'à quel point ils seront ou non pressurés dans la conduite des négociations avec l'Iran. Sources : RMES Posté par Adriana Evangelizt