Plamegate : la source passe aux aveux

Publié le par Adriana Evangelizt

Plamegate : la source passe aux aveux


L'ancien secrétaire d'Etat adjoint américain Richard Armitage a confirmé avoir révélé en 2003 l'identité de Valérie Plame, agent secret de la CIA.

Richard Armitage, 65 ans, n°2 du Département d'Etat américain sous Colin Powell (2001-2005) a reconnu jeudi 8 septembre être la source qui a révélé l'identité de l'agent de la CIA Valerie Plame au journaliste Robert Novak en 2003.
La révélation de l'identité d'un agent fédéral est un crime aux Etats-Unis.
Cette affaire avait déclenché une vaste enquête, Valerie Plame étant l'épouse de l'ancien ambassadeur Joseph Wilson. L'enquête avait mis en cause l'ancien chef de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, Lewis Libby, et l'un des principaux conseillers de George W. Bush, Karl Rove.
L'affaire avait aussi conduit en prison de juin à septembre 2005 la journaliste du New York Times Judith Miller, en raison de son refus de donner ses sources dans l'affaire. Le 30 septembre, elle avait accepté de témoigner, sa source l'ayant relevée de sa promesse de confidentialité. Son témoignage avait conduit à sa libération.



Déstabilisation



En juillet 2003, Joseph Wilson avait accusé l'administration Bush d'avoir exagéré la menace représentée par l'Irak pour justifier son invasion.

Plusieurs articles de presse avaient ensuite révélé que Valerie Plame était un agent de la CIA afin de déstabiliser l'ambassadeur. Depuis, la justice cherchait à savoir qui à la Maison Blanche est à l'origine de la fuite.
Seul Lewis Libby a pour l'instant été inculpé, pour faux témoignage et entrave à la justice. Le procureur indépendant chargé de l'affaire, Patrick Fitzgerald, a décidé en juin dernier de ne pas poursuivre Karl Rove. Valerie Plame et Joseph Wilson ont par ailleurs porté plainte contre Dick Cheney, Libby et Rove pour violation de leurs droits constitutionnels et de leur vie privée.



"Une terrible erreur"



Richard Armitage a confirmé au New York Times avoir révélé il y a trois ans à la presse l'identité de Valerie Plame, tout en disant l'avoir fait involontairement.
"Cela a été une terrible erreur de ma part", a ainsi dit Richard Armitage, dont l'entretien est publié dans l'édition de vendredi du journal américain.
La presse américaine avait déjà écrit que Richard Armitage était à l'origine de cette fuite.
"Il n'y a pas eu un jour où je n'ai pas éprouvé le sentiment que j'avais laissé tomber le président, le secrétaire d'Etat, mes collègues, ma famille et les Wilson", a-t-il ajouté dans son entretien avec le New York Times.
Selon les propos de l'un des anciens collègues de Richard Armitage publiés fin août par le Washington Post, l'ancien secrétaire d'Etat adjoint avait reconnu devant Patrick Fitzgerald, qu'il avait évoqué cette identité avec un journaliste, tout en assurant qu'il ne savait pas que c'était illégal d'en parler. Il n'a jamais fait l'objet de poursuites.

Sources : Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt

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