Les Talibans sont plus dangereux qu'Al Qaïda selon Musharaf
Le problème de Mousharaf c'est qu'il est franc comme un âne quand il recule et menteur comme un arracheur de dent... comme disait ma grand-mère. Il porte plusieurs casquettes et manger à plusieurs rateliers ou retourner sa veste n'est pas un problème pour lui. En disant à Bruxelles et donc aux Européens que les Talibans sont plus dangereux qu'Al Qaïda, il est en train de déblayer le terrain à l'OTAN donc aux Américains. Effectivement l'Alliance n'arriverait pas à lutter contre les talibans et a demandé du renfort. C'est quand même incroyable qu'avec l'armement qu'ils ont et tous les hommes qui sont sur le terrain, les talibans continuent de proliférer comme l'opium. La vérité c'est qu'ils sont en train d'amasser tous les contingents dans le sud. Et pourquoi dans le Sud ? En regardant la carte, il est facile de comprendre... l'Iran a une frontière avec l'Afghanistan. Là, ils sont en train de préparer des bases pour attaquer l'Iran tout simplement quand le moment se présentera. Ce qui ne saurait tarder... en octobre, nous pensons... alors Musharaf en mentant pour le Pentagone, accrédite la fausse thèse et peut-être qu'ainsi l'Union Européenne sera plus "chaude" pour envoyer des hommes en Afghanistan...

Les Taliban sont «plus dangereux»
Le Président pakistanais met en garde contre la résurgence des Taliban, plus dangereux selon lui qu'al Qaeda. Pervez Musharraf visite actuellement la Belgique.
Les Taliban - «cette force de l'obscurantisme» - sont plus dangereux qu'al Qaeda, a averti mardi à Bruxelles le président pakistanais Pervez Musharraf, lors d'une rare audition devant les eurodéputés. «Ils sont plus dangereux car ils sont enracinés dans le peuple, ce qui n'est pas le cas d'al Qaeda», a dit le général. Musharraf s'exprimait devant la commission Affaires étrangères du Parlement européen, et il devait répondre aux accusations selon lesquelles le Pakistan a fermé les yeux sur la réorganisation sur son sol des forces talibanes éjectées d'Afghanistan fin 2001. Le général pakistanais a insisté sur les efforts entrepris par le Pakistan dans la guerre contre le terrorisme: l'arrestation de nombreux membres d'al Qaeda dans les villes pakistanaises, le déploiement de 80 000 soldats dans les montagnes proches de l'Afghanistan. Pour Musharraf, le chef des Taliban, le mollah Omar, se trouve désormais «au sud de l'Afghanistan», là où les troupes de l'Otan essaient de contenir l'insurrection. Contrairement à al Qaeda, un produit d'importation, les Taliban sont issus des tribus pachtounes de part et d'autre de la frontière. Des trafiquants de drogue se sont infiltrés dans leurs rangs. Ces derniers achètent la loyauté des Afghans - au prix de 200 dollars par mois - en leur faisant croire que les troupes de l'Otan ont pour mission de détruire les champs de pavot, la seule activité rentable. Dans un premier temps, l'armée pakistanaise avait pensé pouvoir mettre de l'ordre dans les provinces frontalières. Islamabad vient de changer de tactique: elle a la semaine dernière conclu des accords avec les anciens et les chefs de tribus modérés dans l'espoir de couper l'herbe sous le pied aux fondamentalistes qui nourrissent les rangs des Taliban. Un état d'esprit «L'extrémisme est un état d'esprit. On ne le combat pas avec des armes, mais avec son cerveau», a dit hier le Président pakistanais, qui attribue la montée du fondamentalisme «au désespoir, à l'impuissance politique, à l'aliénation sociale, à la haine et à la pauvreté». En concluant un pacte avec les chefs des zones tribales, Islamabad a promis de retirer l'armée à certains postes de contrôle de l'armée. En échange, les chefs tribaux se sont engagés à ne plus tolérer de membres d'al Qaeda et à interdire toute activité talibane dans leur fief. Cet accord a été salué par Washington, mais critiqué à Kaboul, où certains analystes craignent qu'il ne laisse champ libre aux fondamentalistes. Musharraf a exhorté les députés européens à voir son pays - la deuxième puissance islamique du monde, avec 160 millions d'habitants - «sous notre angle et pas avec les yeux d'un occidental». Aux députés qui lui reprochent de garder ses fonctions de général tout en étant président, il rétorque qu'il prendra une décision à ce propos en 2007, lors des prochaines élections et «conformément à la constitution pakistanaise». Le Président pakistanais a également déjeuné avec Guy Verhofstadt et doit rencontrer ce mercredi José Manuel Barroso. Sa visite en Belgique se déroule sous haute surveillance. Sources : La Libre be Posté par Adriana Evangelizt