Que veulent l'administration Bush et ses alliés ?
Que veulent l'administration Bush et ses alliés ?
par Houssine
L’administration américaine restera, à jamais, hantée par le syndrome vietnamien. Elle est en passe de le devenir par le syndrome afghan, par le syndrome irakien... L’administration britannique ne peut oublier l’effritement de son empire. Les gouvernants français se rappèleront toujours la bataille de Dien Bien Phu et la guerre d’Algérie.
Les gangs Bush, Blair et Olmert veulent encore en rajouter en s’initiant au syndrome libanais et en entraînant dans leur sillage d’autres gouvernants et d’autres pays. C’est à croire que Bush et ses laquais veulent passer le reste de leurs vies prisonniers de leur arrogance mégalomane qui ne leur procure que le « plaisir » de se métamorphoser en psychopathes complexés et pourchassés par les souvenirs de leur destructivité animalesque et idéologisée en des sortes de croisades contre des humains rangés, selon leurs soins, en une espèce promue au génocide et dont l’existence ne tient qu’au bon vouloir de fous de la trempe de Bush et de ses vassaux.
Cette « sainte alliance », formée de hors la loi internationaux, arrive à marquer des points « positifs » à son actif en massacrant le maximum de la population civile et en détruisant les infrastructures et le patrimoine séculaire des nations envahies et colonisées. Elle parvient, aussi, à renverser les régimes au pouvoir dans ces pays et à mettre en place des régimes formés de collaborateurs à sa solde. En fin de compte, elle sème le chaos dans ces pays qui, démolis et meurtris, se voient relégués à des stades de développement qu’ils croyaient avoir déjà dépassés depuis des dizaines d’années. Ce qui revient à dire que ce qui tient à cœur à cette calamiteuse alliance est de s’arranger pour rendre de nombreux pays, fichés comme faisant partie de « l’axe du mal » ou de grands ensembles géopolitiques remodelables à l’américaine, semblables à des Etats chaotiques ingouvernables en proie à des guerres ethniques ou religieuses et menacés de partition à chaque instant.
Il n’empêche, comme le montrent les expériences de l’Afghanistan et de l’Irak pour ne citer que ces deux cas, que la « sainte alliance » se retrouve, après l’invasion des pays, empêtrée dans de véritables bourbiers dont elle ne sait comment s’échapper. En de tels moments, la situation de cette alliance ressemble fort à ce que résume cet adage arabe qui peut être traduit ainsi : « l’entrée au hammam n’est pas comme la sortie du hammam ». Appliqué à l’alliance pro - Bush, cela signifie qu’il est, peut être, facile d’envahir ces pays mais il est difficile de s’en sortir en pareilles situations, marquées par la vivacité de la résistance contre l’occupant, à moins que les gouvernants colonialistes impliqués ne choisissent de sauver leurs peaux et les peaux de leurs soldats en retirant purement et simplement leurs armées colonisatrices à l’instar de ce qu’ont vécu les pays colonialistes dans la plupart des pays colonisés. Des illustrations de la débandade des pays colonialistes ont connu comme terrains de combat le Liban et la Somalie et se sont manifestées par l’évanouissement des forces armées françaises et américaines en des temps records.
On pourrait supposer que l’administration bush, qui supervise ces alliances, agit en connaissance de cause, ne s’engage dans de telles aventures à haut risque qu’après avoir soumis toutes les actions guerrières du passé proche et lointain à des relectures raisonnées tout en s’épaulant de ses multiples think tanks et qu’elle en a conclu, logiquement, que la supériorité militaire n’a jamais empêché les peuples colonisés de résister aux colonisateurs, de les vaincre, de les obliger à évacuer leurs troupes et de faire accéder leurs pays à l’indépendance. D’autre part, l’autre conclusion qui s’impose a trait au fait que les expériences s’appuyant sur des régimes vendus, avec comme prototype le régime du Vietnam du sud, se sont révélés inopérantes face à la volonté d’indépendance des peuples colonisés. Ces deux conclusions fondamentales laissent entrevoir que l’entêtement du gang Bush et de ses laquais à parier sur la supériorité militaire et sur les régimes vendus ne mènera nulle part. De tels modèles de colonisation ont fait preuve de leurs limites et ont été tenu en échec par les peuples. Ceci veut dire qu’il est vain de prendre les victoires partielles, obéissant à ces schémas, pour une stratégie en vue de changer l’image du monde du fait qu’agir de cette manière n’est qu’un pari perdu d’avance. Cette même stratégie pourrait, à la longue, avoir des effets imprévus et contraires aux objectifs qui lui ont été fixés au vu de la sauvagerie des dévastations et des tueries occasionnées par les armées de la « sainte alliance ».
Ainsi, si on se réfère aux leçons de l’Histoire, on se rend compte que les sentiers battus par Bush et ses laquais ne mènent à rien si ce n’est à la destruction des pays et aux massacres de leurs populations. Nul humain sensé ne se hasardera à trancher en faveur de la stratégie de l’administration Bush au sujet du changement du monde. Ce monde qui sera réduit à des Etats à la solde des Etats-Unis. Les confectionneurs de tels préceptes illusionnistes font montre d’un aveuglement et d’une amnésie sans précédent des faits historiques. Il n’en reste pas moins que Bush se plait à ce jeu pour se convaincre qu’il est le garant de la « grandeur de l’Amérique » pendant que les nostalgiques du colonialisme britannique et français se remémorent leurs « épopées impériales » en acceptant de travailler sous les ordres de leur seigneur Bush. L’état de l’état sioniste est plutôt stationnaire. L’état sioniste se suffit à son rôle de mur d’acier ou de mur de honte ou de rempart contre tous les ennemis du capitalisme sauvage en pariant sur un éventuel rôle de premier plan au Moyen Orient. D’autres petits laquais se ruent à offrir leurs services contre des miettes à chaque fois que le seigneur Bush fait allusion à une quelconque alliance.
Mais, au fond et au-delà des maquillages « démocratiques » des croisades de Bush et ses laquais, les alliances qui se tissent ne colonisent pas les pays pour les beaux yeux de leurs populations. Toutes leurs guerres ne sont menées que pour des intérêts matériels de classe et de castes. Les ennemis changent mais les intérêts subsistent et forment le substrat sur lequel s’appuient les capitalistes sauvages pour déclarer les guerres et inciter leurs armées à l’invasion des pays. Les enjeux deviennent, alors, cruciaux. Que ces enjeux prennent la forme de remodelage ou de changement, la question touche directement aux nouveaux partages du monde en zones d’influence et en main - mises sur les ressources naturelles et autres des pays colonisés. Les sources véritables de la colonisation ont toujours été similaires quels que soient les mensonges dont on « maquille » ces campagnes dévastatrices que se soient pour « civiliser les barbares » ou « combattre le communisme » ou « lutter contre le terrorisme » ou « le choc des civilisations » ... Les allégations, du type de la propagation de la liberté ou de l’exportation de la démocratie, sonnent creuses. La colonisation n’est autre qu’une ruée vers les intérêts des capitalistes sauvages. Cette vérité saute aux yeux des humains épris de paix et de justice. C’est ce qui explique que les peuples colonisés se mobilisent pour résister aux hordes colonialistes.
En fait, le monde, que le gang Bush veut consacrer éternellement unipolaire, est en pleine mutation. Les contours des pays et des pôles considérés comme concurrents potentiels commencent à se tracer et à menacer sérieusement l’arrogance hégémonique américaine. Ces phénomènes s’inscrivent, logiquement, dans une tendance à la multipolarisation que l’administration américaine veut faire avorter coûte que coûte avant qu’elle n’arrive à son terme. C’est pour cela qu’elle compte tirer profit de sa puissance militaire inégalable actuellement pour exercer des pressions sur ses alliés et pour proférer des menaces à l’encontre des nations qui n’acceptent pas de se transformer en appendices des Etats-Unis. Jusqu’à présent, cette politique américaine de chantage et de sanctions trouve des complices qui, partant d’une position de faiblesse, se voient obligés d’applaudir les croisades américaines et d’être des parties prenantes dans de telles folies meurtrières. C’est ce qui donne lieu aux « saintes alliances » dont l’ossature, bien évidemment, se compose des Etats-Unis soutenus par l’Angleterre et d’autres pays européens qui diffèrent au gré des circonstances. Ces alliances « occidentales » ne sont rendues possibles que parce que le terrain de construction de l’Union européenne est miné par les divisions attisées par l’administration américaine. Ces divisions se manifestent par un positionnement automatique de l’Angleterre du côté des Etats-Unis et par l’intégration d’autres pays au sein de l’OTAN ... C’est-à-dire que les Etats attachés à la construction de l’Union européenne, cette entité vouée à devenir un pôle concurrençant l’unipolarisation américaine, se résignent à leur triste sort en découvrant que c’est l’administration américaine qui tire les ficelles même en matière de bâtir cette Union qu’ils appellent de leurs vœux puisque cette administration est capable de faire voler en éclats ce projet en panne de réalisation de nos jours. Ces Etats, pris en otages par le gang Bush, ne peuvent se détacher du lot des « moutons » conduits par Panurge - Bush vers des aventures toutes aussi atroces les unes que les autres. Et, ce pour la simple raison que leurs intérêts en tant qu’Etats et en tant que castes dépendent, dans une large mesure, de la « générosité » de l’administration américaine qui, selon le cas, peut ou non leur attribuer des parts des marchés colonisés. En ce qui concerne les Etats satellites, insérés dans l’orbite américaine, il suffit que l’administration américaine incite les institutions financières internationales de « couper les vivres » pour que ces pays rentrent au bercail. Au total, les alliances, chapeautées par l’administration américaine, résultent de rapports de forces en sa faveur et aux détriments des Etats engagés, malgré eux, dans ces alliances. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une tentative de sauvegarder les intérêts des Etats de l’alliance en s’alignant sur les positions de l’administration américaine en position de force par rapport à ses alliés et dont tous ses alliés attendent de recevoir des « cadeaux » en échange de leur participation active aux côtés de cette administration dans sa quête à dominer le monde.
Une fois que les dessous de l’affaire de ces « saintes alliances » mis à nu et que leurs limites deviennent explicites, on est en droit de s’interroger sur ce qui fait courir Bush et ses laquais et sur la manière dont leur course va se terminer. Ceux qui veulent s’instruire des leçons de l’Histoire des peuples n’ont qu’à jeter un coup d’œil sur les livres enchanteurs remplis de gloires de ces peuples confrontés à tous les genres de colonialismes au lieu de se fier uniquement aux stratèges de la guerre préventive. Ces guerres colonialistes dont on connaît les modalités d’achèvement. Si certains nostalgiques du partage du monde, selon les versions de Sykes - Picot, du « Nouveau Moyen Orient » ou d’autres stratagèmes bien ficelés pour le compte de l’Asie, de l’Afrique ou de L’Amérique latine ou d’autres zones géopolitiques, s’illusionnent d’un retour aux sources, ils n’ont qu’à déchanter du fait que de telles conceptions lorsqu’elles sont accompagnées d’agissements bellicistes vont mettre en branle la sécurité du monde entier. Il se pourrait même que de telles actions induisent un « effet boomerang » qui va se répercuter sur les Etats initiateurs de cette campagne d’instabilité parce que tout un chacun parmi les humains sait que le globe s’est transformé en un « village planétaire » et que, par la force des vagues d’immigration tous azimuts, le monde vit un métissage de plus en plus poussé. Ce qui fait que des communautés venant de tous les horizons cohabitent côte à côte dans chaque Etat de la planète - Terre. Cette réalité constitue une plate - forme adéquate pour la propagation des ondes d’insécurité et d’instabilité partout dans le monde. Le rythme et l’intensité de propagation de ces ondes s’accentuent proportionnellement au nombre de pays agressés par la sainte alliance. Il faut s’attendre à ce que, avec la durée et compte tenu de la longueur des listes des pays fichés comme appartenant à « l’axe du mal » ou n’importe quel autre axe, les ondes répercutant le chaos viennent frapper aux portes des pays qui se considèrent comme jouissant d’une relative accalmie et des Etats qui se prennent pour « l’axe du bien ». Le chaos, qu’entendent réserver les alliés aux pays du Tiers - monde, laissera alors ses traces indélébiles sur toutes les contrées du monde par la faute de ces Etats agressifs et colonialistes coalisés au sein de « l’axe du bien ».
Et, puis, si on procède à de petites opérations de calcul à propos des effectifs des armées des alliés comparativement au nombre des pays ciblés par l’administration Bush pour être d’éventuels victimes d’agressions, la remarque qu’on peut soulever à ce sujet se rapporte à la capacité de ces armées à contrôler tous ces foyers de guerre répartis sur tous les continents. On se rend compte que les alliés multiplient leurs modes d’intervention sous de multiples étendards soit sous la houlette des forces armées de l’alliance, soit des forces de l’OTAN, soit des forces des Nations Unis, ... La dispersion de leurs forces, au travers de continents ou de pays « à problèmes » pour raison de guerre civile ou d’opposition au régime fantoche appuyé par cet Etat capitaliste ou l’autre ou bien de « lutte contre le terrorisme » ou de « renversement d’un état voyou » fomenté par les alliés, ... ; tout ceci se ramène objectivement à un affaiblissement de ces armées dotées d’arsenaux militaires les plus sophistiqués mais « maigres » du point de vue des effectifs de soldats mobilisés pour ces croisades pour le « bien ». En termes plus clairs, aucune armée d’un quelconque Etat de « l’axe du bien » ne peut se prévaloir de jouir des capacités à même de contrôler la situation des « pays sous sa tutelle » et d’intervenir dans tous les champs de combat ouverts par l’administration américaine. Cette dernière, pour sa part, n’est pas en mesure de mobiliser les contingents nécessaires pour le quadrillage de tous les pays riches en ressources pétrolières ou autres qu’elle assimile à ses chasses gardées notamment en Amérique Latine, en Asie et en Afrique et, également, pour veiller à la sauvegarde de ses « intérêts vitaux » sur les plans géopolitique et économique. Il est normal que la seule superpuissance ait l’œil sur tout ce qui se trame dans le monde en matière d’unions et de blocs régionaux, en matière de relations commerciales entre les pays, ... Comme il y a lieu d’imaginer que l’administration américaine s’emploie activement à cerner la Russie, la Chine et bien d’autres pays de tous les côtés par l’intermédiaire de bases militaires et de régimes à sa solde. Toutes ces machinations imposent à cette administration qu’elle se dépense en efforts de répartition de ses effectifs militaires à travers presque tous les pays du monde en consacrant le gros de ces effectifs aux pays envahis tels l’Afghanistan et l’Irak ou aux pays en attente d’être envahis comme la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord, Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Soudan, le Liban, ... Face à tous ces pays hostiles, il parait quasiment impossible pour l’administration Bush d’avoir une présence militaire importante dans tous ces pays. Quand bien même ses effectifs lui permettent une telle présence, la dispersion des forces n’avantagera pas l’armée américaine. Au contraire, cette armée s’enlisera à nouveau dans d’autres bourbiers éventuellement plus dangereux. Elle se verra entraînée, par la force des choses, à appliquer le mot d’ordre de Che Guevara selon lequel il faut créer de nombreux Vietnam pour disperser les forces de l’impérialisme. De cette façon, l’armée américaine et, plus généralement, les armées des alliés ne courront qu’à leurs pertes. C’est là la conséquence logique de leur arrogance à ouvrir plusieurs fronts à la fois tout en s’affairant à justifier leurs interventions militaires criminelles par des mensonges créées de toutes pièces qui ne convainquent plus personne.
Par conséquent, quel que soit l’angle sous lequel on visionne cette hystérie interventionniste chère à l’administration Bush et à ses laquais, on remarque que ces odieux desseins s’achèveront par de piètres destins. Tous ces régimes colonialistes, par ailleurs, ont appris à leurs dépens qu’ils ne peuvent contrer la résistance des peuples à l’occupation colonialiste. L’administration américaine, pour sa part et sous les coups de la résistance vietnamienne, a opté pour la vietnamisation de la guerre signifiant à travers ce choix qu’elle ne comptait plus s’impliquer directement dans des guerres de colonisation. Il semble que l’actuelle administration américaine, aidée en cela par ses laquais, a des trous de mémoire et qu’elle œuvre, avec acharnement, pour faire renaître de ces cendres le colonialisme avec tous ces maux en ayant comme objectif de généraliser le chaos dans toutes les parties du monde. Ces colonialistes ne peuvent quand même pas oublier que le colonialisme, mis en échec hier, ne passera pas aujourd’hui parce que les peuples s’insurgeront contre toutes les formes de colonialisme sous quelque dénomination qu’elles se présentent. Il n’en reste pas moins que les prédateurs, avides de la chair de leurs peuples et de celle des autres peuples, continuent à faire subir à l’humanité de nouveaux malheurs rien que pour assouvir leur soif de domination et pour leurs intérêts de classes. Ils ont réussi, jusqu’à présent, à détruire pas mal de pays et de nations. Il n’empêche qu’ils se retrouvent coincés dans des bourbiers qui leur feront regretter leurs aventures colonialistes.
Sources : El Khadra
Posté par Adriana Evangelizt