Téhéran propose à la France de créer un consortium pour sortir de la crise
Voilà quelque chose qui tombe à pic quand on sait que Bush a signé une loi prévoyant des sanctions contre tous les pays qui seraient ou deviendraient partenaires de l'Iran. On peut supposer d'ailleurs que si cette loi a été votée in extremis c'est que les machiavéliques de Washington devaient déjà être au courant de cette demande de l'Iran à la France. Notre position est déjà sujette à caution au Liban où nos soldats s'exposent aux pires dangers face à un occupant qui n'en fait qu'à sa tête... nous avons comme l'impression que l'on veut nous pousser dans un bourbier gigantesque d'un côté, et pourtant la voix de la France compte pour s'opposer au bellicisme étatsunien. D'autant que doucement mais sûrement l'axe Paris-Berlin-Moscou est en train de se former et que ce n'est pas pour rien. Nul doute que sur ce coup-là, Chirac va téléphoner à Poutine qui a lui aussi des intérêts en Iran puisqu'il aide à construire la centrale de Bushehr... en passant, nous vous faisons remarquer que dans Bushehr, il y a le mot Bush... coincidence ? Quel va donc être la réponse de la France ? Si elle répondait OUI, cela repousserait l'attaque de l'Iran... si elle dit NON, c'est une autre histoire...
Nucléaire: Téhéran fait une proposition à Paris
pour sortir de la crise
Téhéran propose à la France de "créer un consortium pour la production en Iran d'uranium enrichi", afin de sortir de l'impasse sur le dossier du nucléaire, a affirmé mardi le directeur adjoint de l'Agence iranienne de l'énergie atomique Mohammad Saeedi.
"Pour pouvoir parvenir à une solution nous venons d'avoir une idée. Nous proposons à la France de créer un consortium pour la production en Iran d'uranium enrichi", a affirmé ce haut responsable iranien sur France Info. "Ainsi la France, au travers des sociétés Eurodif et Areva, pourra contrôler de façon tangible nos activités", a-t-il ajouté, selon la traduction de ses propos donnés par la radio.
Interrogé par l'AFP, le ministère français des Affaires étrangères s'est refusé dans un premier temps à toute réaction officielle. Au même moment, les agences iraniennes Isna et Mehr assuraient que le chef du dossier nucléaire iranien Ali Larijani et le diplomate européen Javier Solana avaient décidé, lors d'un entretien téléphonique lundi soir, de poursuivre les contacts dans les prochains jours pour tenter de trouver une solution à la crise.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Mohammad al-Hosseini, avait réaffirmé dimanche que l'Iran refusait la suspension de l'enrichissement d'uranium comme condition préalable à l'ouverture de négociations sur son programme nucléaire.
La crise du nucléaire iranien devrait dominer la tournée régionale de la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, arrivée lundi soir à Djeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite. Les Etats-Unis sont partisans de sanctions fortes contre l'Iran qu'ils soupçonnent de vouloir se doter de l'arme nucléaire, si Téhéran persiste à vouloir poursuivre son programme d'enrichissement d'uranium.
La volonté américaine d'imposer des sanctions à l'Iran, qui a jusqu'ici refusé de se plier à la résolution de l'ONU le sommant de suspendre ses activités d'enrichissement, se heurte à l'opposition de la Russie et de la Chine et aux réticences de certains alliés européens des Etats-Unis.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt