Paris écarte l'offre iranienne

Publié le par Adriana Evangelizt

La France écarte l'offre pour l'instant... on imagine la pression que doit recevoir Chirac pour ne pas adhérer à l'idée...

Téhéran propose à la France d'enrichir de l'uranium en Iran,

Paris écarte l'offre

L'Iran a proposé à la France de créer un consortium pour la production en territoire iranien d'uranium enrichi et permettre ainsi de surveiller les activités de Téhéran, dans une nouvelle tentative de régler la crise du nucléaire avec l'Occident.

Mais Paris a écarté à ce stade cette proposition alors que le Haut représentant pour la politique extérieure européenne Javier Solana, qui est en contact avec le négociateur en chef du nucléaire iranien Ali Larijani, a jugé "intéressante" l'idée d'une telle surveillance du programme nucléaire iranien.

Ces déclarations interviennent alors que les Occidentaux envisagent d'adopter des sanctions contre l'Iran s'il persiste à ne pas se plier à l'exigence du Conseil de sécurité de l'ONU d'une suspension de l'enrichissement d'uranium.

"La meilleure solution pour dissiper les inquiétudes au sujet des activités nucléaires iraniennes n'est pas de demander la suspension de ces activités", a déclaré à l'AFP le directeur adjoint de l'Agence iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Saïdi.

"Nous avons une idée (...), c'est que la France créé un consortium avec (les sociétés françaises, ndlr) Eurodif et Areva pour faire de l'enrichissement d'uranium en Iran, et ainsi ils pourront surveiller étroitement nos activités", a-t-il expliqué.

Cette proposition reprend, en identifiant cette fois un partenaire, celle émise il y a un peu plus d'un an par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui avait appelé à "un partenariat sérieux avec les secteurs privé et public d'autres pays sur le programme d'enrichissement de l'uranium en Iran".

L'offre avait reçu à l'époque un accueil glacial, entre autres, de la France.

 

Le ministère français des Affaires étrangères a réagi cette fois en soulignant qu'"il faut que les Iraniens suspendent leurs activités d'enrichissement, c'est sur ce point que nous attendons une réponse iranienne".

Il n'a pas complètement rejeté l'offre iranienne, son porte-parole disant que "s'il y a une réponse positive des Iraniens sur ce point-là (la suspension de l'enrichissement), il pourra y avoir des négociations où chacun sera libre d'amener les propositions qu'il souhaite". Il a rappelé l'existence d'un "canal de dialogue avec les Iraniens, qui est M. Solana".

Ce dernier a justement eu lundi soir un entretien téléphonique avec M. Larijani, au cours duquel les deux hommes se sont entendus pour "poursuivre leurs contacts dans les prochains jours", selon les agences iraniennes.

M. Solana avait averti peu avant que le temps restant pour obtenir des Iraniens qu'ils suspendent tout enrichissement d'uranium "n'était pas illimité".

Car le sous-secrétaire d'Etat américain, Nicholas Burns, négocie actuellement les éléments d'une liste de mesures contraignantes avec ses homologues des cinq autres puissances impliquées dans le dossier (Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne).

M. Burns "a fait des bons progrès pour aligner les éléments d'une résolution avec ses homologues", a déclaré un responsable du département d'Etat américain, sous couvert d'anonymat.

Et la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, en tournée dans la région, a annoncé que les ministres des Affaires étrangères des six grandes puissances pourraient se réunir en fin de semaine en Europe.

En attendant, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Igor Ivanov, a entamé mardi à Téhéran un entretien avec M. Larijani, a constaté un journaliste de l'AFP.

Moscou, qui construit la première centrale nucléaire iranienne, est réticent à imposer des sanctions contre Téhéran. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré que les crises du nucléaire iranien et nord-coréen "doivent se régler exclusivement de manière pacifique et diplomatique".

Sources :  AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans IRAN

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