Vaincre les insurgés demandera du temps selon Rumsfeld
Pour connaître la vérité, il n'est besoin que d'aller sur le site du gouvernement américain en Français... il y a beaucoup de désinformation et c'est bien normal puisque les nouvelles sont sensées venir de Washington. Ce cher Rumsfeld continue de mentir comme à son habitude. Et l'on apprend que « Au bout du compte, ce seront le peuple irakien, le succès du gouvernement et le temps qui s'écoule qui auront raison de la révolte en Irak, et non pas les forces américaines ou d'autres forces étrangères. » Alors que foutent les Américains là-bas ?
Irak : vaincre les insurgés demandera du temps,
affirme M. Rumsfeld
Par Ralph Dannheisser
C'est une tâche à laquelle les Irakiens doivent s'attacher, dit le ministre de la défense.
Washington - Pour le ministre de la défense, M. Donald Rumsfeld, la victoire sur les insurgés en Irak exigera un long travail, mais c'est aux Irakiens plutôt qu'aux États-Unis et à leurs alliés de la coalition qu'il appartient de le mener à bien.
En posant la question de savoir « Pourquoi les États-Unis n'obtiennent-ils pas plus de succès sur les insurgés d'Irak ? », M. Rumsfeld a résumé le 30 septembre les interrogations souvents émises à propos du rôle des États-Unis en Irak, à l'occasion d'une interview avec le journaliste Frank Sesno de la chaîne câblée CNN qui a porté sur un vaste éventail de sujets, notamment sur le Moyen-Orient.
Et de répondre : « En bref, c'est que les révoltes sont depuis tout temps des situations difficiles. Elles durent longtemps. Elles peuvent durer 5, 10, 12, 15 ans. C'est ce qui s'est passé aux Philippines, en Algérie, et dans nombre d'autres pays (...) Au bout du compte, ce seront le peuple irakien, le succès du gouvernement et le temps qui s'écoule qui auront raison de la révolte en Irak, et non pas les forces américaines ou d'autres forces étrangères. »
La principale tâche des États-Unis, a-t-il expliqué, c'est de faire en sorte que les Irakiens aient les forces de sécurité suffisantes pour atteindre leur objectif : instituer un climat suffisamment stable pour aller de l'avant en tant que nation.
Interrogé par Frank Sesno sur les dangers que représentaient les divisions de plus en plus profondes dans la région, l'influence de l'Iran et celle de groupes terroristes, M. Rumsfeld a répondu : « Les manœuvres chiites liées à l'Iran sont une source de préoccupation dans la communauté sunnite que nous observons quotidiennement sous une forme ou sous une autre. »
Et d'ajouter : « Les choses ne s'arrangent pas au plan de la scission au sein de cette religion. Et comme les armes deviennent de plus en plus dangereuses et de plus en plus faciles à obtenir, il semble que les choses s'aggraveraient plutôt car le carnage pourrait s'intensifier et davantage de gens pourraient être tués. On n'a pas besoin d'être un génie pour provoquer des explosions et tuer un grand nombre d'hommes, de femmes et d'enfants innocents. »
À la question de savoir si les États-Unis resteraient impliqués si une véritable guerre civile éclatait en Irak, M. Rumsfeld a déclaré : « Je ne pense pas qu'à l'heure actuelle nous nous trouvions en pleine guerre civile avec nos forces », faisant remarquer que si les commandants américains entrevoyaient la possibilité d'une dégénération de la situation en guerre civile, ils ne considéraient pas que c'était le cas pour l'instant.
Lutter contre la menace terroriste actuelle n'est pas, selon M. Rumsfeld, un défi qui relève seulement des militaires.
« Il ne fait pas de doute que c'est en partie un défi militaire, mais c'est aussi un défi politique, un défi économique, philosophique et idéologique. Et la solution n'est pas simplement militaire. Ainsi que le président l'a dit, tous les éléments de notre pays doivent y prendre part en collaboration avec de nombreux pays de façon à entraîner un revirement positif de la situation », a-t-il expliqué.
À propos de la situation qui prévaut à l'heure actuelle sur le terrain, M. Rumsfeld a admis qu'on pouvait en tirer des conclusions différentes et s'est déclaré quelque peu encouragé par la récente évolution à Bagdad. « L'intensification des efforts dure depuis près d'un mois il me semble et on a constaté des progrès (...) Le nombre des assassinats a diminué et la violence aussi », a-t-il souligné.
Il a accordé peu de foi aux récents sondages indiquant que la majorité des Américains était opposée à la guerre en Irak, faisant observer que ces derniers ne manquaient jamais de trouver la voie les conduisant à de bonnes décisions.
Implication de l'Iran
Lorsqu'on lui a demandé si l'Iran s'immisçait dans les affaires de l'Irak et celles d'autres pays du Moyen-Orient, M. Rumsfeld n'a laissé planer aucun doute quant à son opinion à ce sujet.
« Bien sûr qu'il l'est - en Afghanistan, en Irak, au Liban », a-t-il affirmé.
Selon lui, les nombreuses préoccupations émises à propos du rôle de l'Iran sont bien fondées « étant donné qu'il s'agit d'un grand pays, d'un pays qui a une importance historique, qui a des richesses et qui est l'un des principaux parrains du terrorisme dans le monde, d'un pays qui, entre autres, soutient le Hezbollah, d'un pays qui annonce que le monde serait meilleur sans Israël et sans les États-Unis et qui affirme en même temps sa détermination à avoir une certaine capacité nucléaire.
« Ce sont là des ingrédients qui ne devraient pas manquer d'inquiéter les gens », a-t-il fait valoir.
Sources : USINFO STATE
Posté par Adriana Evangelizt