La Maison-Blanche écarte un changement de stratégie

Publié le par Adriana Evangelizt

Consolons nous, Bush pleure les soldats morts en Irak, 67 pour le seul mois d'octobre. Il pleure, mesdames. Sans doute que cela va soulager le chagrin des familles et améliorer le sort des irakiens. Le problème étant que l'on est sûr qu'il n'a même pas pleuré. Et Cheney pleure-t-il ?

La Maison-Blanche écarte un changement de stratégie

par Olivier Knox



La Maison-Blanche a écarté mercredi un changement de stratégie en Irak, malgré les lourdes pertes américaines en octobre et les appels de plus en plus pressants à un changement de politique, y compris dans la majorité républicaine.

«Non», a répondu le porte-parole de la Maison-Blanche Tony Snow à la presse qui lui demandait si la mort de dix soldats américains mardi conduisait le président George W. Bush à reconsidérer sa stratégie.

«La stratégie, c'est de l'emporter. Le président comprend non seulement la difficulté d'y parvenir, mais il pleure ceux qui ont servi, et qui ont servi avec bravoure. Mais comme tout le monde le dit à juste titre, il faut l'emporter. Et cela a un prix», a déclaré M. Snow à bord de l'avion qui emmenait M. Bush à Greensboro (Caroline du Nord, sud-est).

Depuis début octobre, 67 soldats américains ont été tués en Irak. Ce mois s'annonce comme l'un des plus meurtriers pour l'armée américaine, qui a perdu 2.771 soldats depuis l'invasion de mars 2003, selon le chiffre officiel du Pentagone.

Avec la flambée de violences d'octobre, la pression se renforce sur M. Bush pour changer de politique. Elle vient de plus en plus de sa propre majorité républicaine. Cette dernière s'inquiète que l'Irak ne cause sa perte aux élections parlementaires, qui paraissent de plus en plus périlleuses pour elle. L'opposition démocrate a fait de l'Irak un argument majeur de sa campagne.

La sénatrice républicaine Kay Bailey Hutchison vient de déclarer au quotidien Dallas Morning News que l'Irak était en proie au «chaos» et devait être divisé en trois régions semi-autonomes.

Cela requerrait l'envoi de davantage de troupes américaines, a-t-elle dit, bien que l'opinion américaine et les Démocrates réclament majoritairement une réduction des effectifs.

«Avec tout le respect dû, nous ne sommes pas d'accord» avec Mme Hutchison, a répondu M. Snow.

La Maison-Blanche a examiné l'idée d'une partition de l'Irak comme elle «examine toutes les options et toutes les idées», et est parvenue à la conclusion que la partition n'était pas, «pour toute une série de raisons, une option sage pour la stabilité de l'Irak ou de la région», a-t-il dit.

Lors de la conversation téléphonique qu'il a eue avec lui lundi, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a dit à M. Bush que la partition «saperait le gouvernement, mais aussi encouragerait les terroristes», a dit M. Snow.

Face à l'implication des milices dans les dizaines d'assassinats quotidiens et à l'influence du chef radical chiite irakien Moqtada Sadr, M. Snow a refusé de qualifier ce dernier d'ennemi ou d'allié.

«Assurément, c'est un acteur de la situation en Irak, et nous espérons qu'il jouera un rôle constructif», a-t-il dit.

Moqtada Sadr dirige l'Armée du Mahdi, milice chiite considérée comme l'une des principales responsables de la violence confessionnelle.

Les Américains ont mal pris l'intervention du premier ministre irakien pour obtenir la libération d'un dirigeant de cette milice, relâché mercredi. Le bureau de Moqtada Sadr, dont les partisans ont déjà combattu par les armes les soldats américains, avait promis des manifestations contre l'arrestation de ce dirigeant.

M. Snow a indiqué qu'il appartenait au premier ministre irakien de décider des meilleurs moyens d'associer Moqtada Sadr.

M. Maliki a rencontré mercredi Moqtada Sadr, mais aussi le grand ayatollah modéré Ali Sistani, l'une des plus éminentes autorités religieuses d'Irak.

Sources :
Cyberpresse

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans GRAND MOYEN ORIENT

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L
Tant qu'il y aura bush ils seront pas sorti de la merde les americains
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