Les maladies de la démocratie américaine

Publié le par Adriana Evangelizt

Le Peuple Américain n'a plus droit au chapitre. Il s'est fait voler sa propre représentation, il y a longtemps. Même les élections ne sont plus fiables vu que les machines électroniques sont contrôlées par une société soutenant le Parti Républicain. Il est écrit quelque part que Bush va rester au pouvoir, que Cheney et Rumsfeld continueront d'être ses mauvais génies et que d'ici 2 ans le pire est à venir. Nous le répétons mais c'est une certitude, nous en sommes là au même point que lorsque Hitler a accédé au pouvoir. Il y a accédé en 1933 et la seconde guerre mondiale a débuté 6 ans plus tard, en 1939. Nous pouvons vous affirmer que la troisième guerre mondiale débutera 6 ans après l'accession de Bush au pouvor soit en  2007. Tout concorde.

Les maladies de la démocratie américaine

 par Alain Campiotti

Mardi soir, les Américains auront un nouveau Congrès. Dans n'importe quel autre pays, une telle élection, dans de telles circonstances historiques, aboutirait à un renversement politique et sans doute à un raz de marée en faveur de l'opposition. L'administration républicaine a placé les Etats-Unis dans une ornière sanglante, dont le pays ne sait pas comment il va sortir.

L'hostilité à tout ce qui est américain n'a jamais été aussi profonde dans le monde. Un sursaut, un haut-le-cœur, serait normal.

Pourtant, la victoire probable des démocrates dans une chambre, éventuellement dans les deux, sera modeste. Elle ne leur donnera, en raison de son étroitesse, qu'une prise partielle sur la direction dans laquelle vont s'engager les Etats-Unis dans les deux dernières années du règne de George Bush.

Cette relative impuissance tient bien sûr aux pouvoirs du président, qui sont larges. Mais aussi à deux raisons qui sont des maux de la démocratie américaine.

La Chambre du peuple est devenue au fil du temps une falsification de représentation. L'incroyable charcutage des circonscriptions dans les Etats, pour défendre les positions acquises par les deux grands partis, a transformé les 435 sièges de député, sauf une quarantaine, en fiefs imprenables.

L'autre mal vient de l'emprise extraordinaire du marketing sur l'ensemble de la compétition politique. Les machines des deux partis ont développé des outils et des techniques d'une sophistication telle qu'ils leur permettent d'aller pêcher parmi les abstentionnistes, presque à coup sûr, les quelques centaines ou quelques milliers d'électeurs qui feront la différence. L'autre instrument, véritablement effrayant, est à la télévision et sur Internet désormais. Des centaines de millions de dollars sont engloutis dans la production de spots de quelques secondes dont l'indigence et la violence le disputent à la vulgarité et à la bêtise. Les ressorts sont ceux de la publicité et de la réaction pavlovienne. La pub marche par effet de masse.

Le racolage politique aussi. Et comme il y a deux machines à l'œuvre, le résultat tend vers l'égalité.

Sources : LE TEMPS

Posté par Adriana Evangelizt


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article