La visite d'Olmert à Washington pour parler de la menace iranienne

Publié le par Adriana Evangelizt

Olmert va essayer de vendre un plan à Bush pour qu'il fournisse à Israël un parapluie nucléaire qui le protègerait au cas où l'Iran l'attaquerait. Voyez un peu le vice. C'est eux qui attaquent tout le monde mais ils supputent sur les hypothétiques attaques à venir des autres... c'et la condition sine qua none pour relancer le processus de paix. Encore une hypothétique carotte qui est bouffée, il y a longtemps. Il n'en reste même plus la petite ombre mais on fait semblant d'agiter quelque chose. On fait du vent. Mais le fait est que ça marche quand même. C'est vous dire un peu la myopie bien réelle celle-là des individus sensés protéger l'Humanité. Avec ça, on n'est pas fauché ! Parce que nous si Olmert nous agitait devant le nez une invisible feuille de route avec laquelle Sharon a fait on ne sait trop quoi, on prendrait une mine goguenarde et on lui dirait : "Dis Ehud, t'as pas autre chose à nous sortir que cette histoire ressassée qui nous écorche les oreilles ?" Mais voilà... on n'est pas Bush !

La visite d'Olmert à Washington sous le signe de la menace iranienne

Ce sont deux "canards boiteux" qui se retrouvent lundi à Washington pour parler principalement de la menace iranienne: le Premier ministre israélien Ehoud arrive en visite officielle aux Etats-Unis affaibli par la guerre du Liban, puis les opérations sanglantes à Gaza, pour y rencontrer un George W. Bush de son côté sous le choc de la défaite de son camp aux élections de mi-mandat.

Olmert était arrivé au pouvoir en mai avec un projet majeur: un vaste retrait de Cisjordanie après l'évacuation unilatérale de Gaza. Mais le projet est depuis retourné dans les cartons, guerre du Liban et poursuite des tirs de roquettes palestiniens aidant. Dans le même temps, sa popularité a dégringolé, les derniers sondages ne lui donnant plus que 20%.

Lors de sa dernière visite à Washington, peu après son élection, Olmert avait cherché à convaincre une Maison Blanche sceptique de la nécessité de ce retrait unilatéral de Cisjordanie. Aujourd'hui, il y retourne les mains quasiment vides, estime Cameron Brown, spécialiste des questions internationales en Israel.

Mais la principale préoccupation d'Ehoud Olmert est celle de la menace nucléaire iranienne. Israel considère Téhéran comme son pire ennemi, une crainte renforcée par les appels répétés à la destruction de l'Etat hébreu lancés par le président Mahmoud Ahmadinejad.

Si, selon sa porte-parole Miri Eisin, Israel et les Etats-Unis ont un "point de vue très similaire" sur le dossier iranien, la nouvelle donne politique américaine pourrait changer la situation.

"Sans soutien politique à domicile, dans son parti et parmi les Américains, une action décisive militaire ou diplomatique (de la part de Bush, NDLR) contre l'Iran semble de moins en moins probable", estime Menahem Blondheim, de l'Université hébraique de Jérusalem.

Et ce alors que, selon le quotidien "Yediot Ahronot", Ehoud Olmert attend de George W. Bush qu'il fournisse à Israel un "parapluie nucléaire" si Téhéran cherchait à attaquer l'Eat hébreu.

Avec les démocrates au Congrès, la politique d'isolation de la Syrie pourrait également se modifier, notent les observateurs. La Commission Baker sur l'Irak a d'ailleurs mis en doute cette politique Bush d'isolement de l'Iran et de la Syrie, soutiens des groupes armés en Irak, au Liban et chez les Palestiniens.

Selon les proches d'Olmert, Bush ne voulait pas qu'Israel accepte l'offre de reprendre les pourparlers de paix lancée par Damas. Mais aujourd'hui, il pourrait tenter de négocier avec la Syrie pour la sortie de l'orbite iranienne.

Eytan Gilboa, politologue de l'Université Bar-Ilan de Tel Aviv, estime que les Etats-Unis devraient donc "changer de politique", le soutien syrien aux groupes extrémistes "empêchant tout effort de relancer la paix israélo-palestinienne".

D'ailleurs, en abordant la teneur de son futur voyage, Olmert a évité toute référence à ce conflit, évoquant juste vaguement la "situation au Proche-Orient".

L'administration Bush aussi prend ses distances de l'affaire israélo-palestinienne. Sa principale implication aura été l'aide économique et le renforcement en matériel des forces de sécurité loyales au président palestinien Mahmoud Abbas.

Semblent donc exclues des avancées sur le dossier palestinien, après l'intervention israélienne à Beit Hanoun et la sanglante bavure qui y a causé la mort de 18 civils mercredi.

Mais pour Eytan Gilboa, les Etats-Unis sont pourtant aujourd'hui intéressés par une relance du processus de paix israélo-palestinien: "L'idée est de constituer une coalition d'Européens et d'alliés arabes contre l'Iran. Et ils ont compris que cela aiderait les Européens et les pays arabes modérés si les Etats-Unis soutenaient une nouvelle phase dans les négociations israélo-palestiniennes".

Sources Matinet

Possté par Adriana Evangelizt


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Publié dans IRAN ISRAEL

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